Il s’agit des « Trophées » (XIXᵉ siècle), l’unique œuvre du poète José-Maria de Heredia* et le dernier coup d’essai des Parnassiens pour ramener dans la poésie française un développement antique et traditionnel. L’impression que fit l’antiquité sur les Parnassiens fut très profonde. Mécontents du monde industriel où les poètes devenaient d’heure en heure plus inutiles et où l’art restait présent non par droit, mais par charité et comme un décor insignifiant, les Parnassiens coururent en troupe vers les temples ruinés de l’antiquité. Ils s’attachèrent à elle. Ils se firent ses serviteurs ; ils se montrèrent injustes pour tout ce qui ne la touchait pas : « Allons respectueusement demander des leçons à la Muse ionienne ! C’est… une richesse si grande que d’avoir, à l’abri des… émotions fiévreuses de l’art mélancolique et tourmenté de nos époques modernes, un refuge dans le monde jeune et serein de la poésie antique ! Plaignons ceux dont la pensée ne pénètre jamais dans cette région à la fois héroïque et paisible où se meuvent les poètes, les guerriers et les sages »**. Telle fut la doctrine des Parnassiens. Or, tous s’accordent à reconnaître que ce fut Heredia qui appliqua cette doctrine avec le plus de sûreté et d’imperturbable confiance : sans concession, sans mélange impur et sans défaillance. Lire la suite →
Il s’agit d’un recueil de nouvelles de M. Ali Erfan, écrivain et réalisateur iranien, né à Ispahan en 1946 et exilé à Paris depuis 1981. Je n’ai pas la place d’entrer dans l’analyse du recueil, mais je m’autorise à résumer les principales et différentes qualités et comme les éléments constitutifs du génie de M. Erfan. 1° Le goût de l’intrigue troublante, rapide, sombre. M. Erfan a dit dans « Le Dernier Poète du monde » : « Mon récit sera rapide comme l’ange de la mort lorsqu’il surgit par la fenêtre ou par la fente sous la porte, s’empare de l’âme du pire des tyrans et disparaît aussitôt par le même chemin, en emportant l’âme d’un poète »*. 2° La nostalgie de la patrie, de la langue natale, de l’enfance. Nul ne l’a saisie d’un coup d’œil aussi juste que M. Erfan : « Maintenant, je connais [la langue française]. Mais je ne veux pas parler… Madame dit : “Mon chéri, dis : jasmin.” Je ne veux pas. Je veux prononcer le nom de la fleur qui était dans notre maison. Comment s’appelait-elle ? Pourquoi est-ce que je ne me souviens pas ? Cette grande fleur qui poussait au coin de la cour. Qui montait, qui tournait. Elle grimpait par-dessus la porte de notre maison, et elle retombait dans la rue… Comment s’appelait-elle ? Elle sentait bon. Madame dit encore : “Dis, mon chéri.” Moi, je pleure, je pleure… »**. Lire la suite →
Il s’agit du « Kôshoku seisuiki »* (« Chroniques galantes de prospérité et de décadence ») d’Ihara Saikaku**, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »***), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »****) comme il dit lui-même*****. Lire la suite →
Il s’agit du « Kôshoku ichidai otoko »* (« L’Homme qui ne vécut que pour aimer ») d’Ihara Saikaku**, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »***), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »****) comme il dit lui-même*****. Lire la suite →
éd. Publications orientalistes de France, coll. Les Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris
Il s’agit du « Honchô ôin hiji »* (« Enquêtes à l’ombre des cerisiers de notre pays ») et du « Yorozu no fumi hôgu »** (« Vieux papiers, vieilles lettres ») d’Ihara Saikaku***, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »****), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »*****) comme il dit lui-même******. Lire la suite →
Il s’agit du « Buke giri monogatari »* (« Récits de guerriers fidèles à leur devoir ») d’Ihara Saikaku**, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »***), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »****) comme il dit lui-même*****. Lire la suite →
éd. Publications orientalistes de France, coll. Les Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris
Il s’agit du « Nippon eitai gura »* (« Magasin perpétuel du Japon ») et du « Seken muna-zanyô »** (« Comptes et mécomptes »)*** par Ihara Saikaku****, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »*****), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »******) comme il dit lui-même*******. Lire la suite →
éd. Publications orientalistes de France, coll. Les Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris
Il s’agit du « Saikaku shokoku banashi »* (« Contes des provinces par Saikaku ») et du « Honchô nijû fukô »** (« Vingt parangons d’impiété filiale de notre pays ») par Ihara Saikaku***, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »****), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »*****) comme il dit lui-même******. Lire la suite →
Il s’agit du « Saikaku oki-miyage »* (« Présent d’adieu de Saikaku »**) d’Ihara Saikaku***, marchand japonais qui, après la mort de sa femme et de sa fille aveugle, se consacra entièrement à l’art du roman, où il devint un maître célèbre, et le plus habile des écrivains. À la naissance de Saikaku, en 1642, le Japon était entré dans une période de paix et de bon ordre, après plus de deux siècles de guerres civiles. Les fortifications rasées des villes avaient fait place à des quartiers de distraction, où les bourgeois mettaient à la poursuite du plaisir l’opiniâtreté et la passion qu’ils avaient apportées à la conquête de l’argent. L’œuvre de Saikaku, vaste fresque de ce « monde éphémère » (« ukiyo »****), prend pour sujets les bourgeois, les acteurs, les guerriers, les courtisanes. Les portraits de celles-ci surtout, très audacieux et érotiques, allant jusqu’à l’obscénité, font qu’on considère Saikaku comme un pornographe ; mais c’est bien à tort. Car si on lui enlève ce masque d’obscénité, qui peut bien avoir contribué à faire de lui le plus populaire écrivain de son temps, mais qui n’est cependant qu’un masque, et le plus trompeur des masques, on verra un chroniqueur hors pair, lucide, mais plein d’humour, toujours à l’écoute du « cœur des gens de ce monde » (« yo no hitogokoro »*****) comme il dit lui-même******. Lire la suite →





