Il s’agit de légendes vietnamiennes, empruntées à la tradition populaire, mais dont la poésie qui s’en dégage et la pureté de l’expression appartiennent, par une moitié, à M. Pham Duy Khiêm*. Né en 1908, orphelin de bonne heure, M. Pham Duy Khiêm dut à ses efforts assidus de remporter, au lycée Albert-Sarraut de Hanoï, tous les prix d’excellence. Après le baccalauréat classique, qu’il fut le premier Vietnamien à passer, il partit en France terminer ses études, en pauvre boursier. À la veille de la Seconde Guerre, par un geste que plusieurs de ses compatriotes prirent très mal et qu’aucun d’eux n’imita, M. Pham Duy Khiêm s’engagea dans l’armée française. Ses amis lui écrivirent pour lui en demander les raisons. « Il y a péril, un homme se lève — pourquoi lui demander des raisons ? C’est plutôt à ceux qui se tiennent cois à fournir les raisons qu’ils auraient pour s’abstenir », répondit-il d’au-delà des mers Lisez la suite →
* En vietnamien Phạm Duy Khiêm. ↑






