Mot-clefpéché (religion)

su­jet

Pilinszky, « De quelques problèmes fondamentaux de l’art hongrois contemporain à la lumière de la pensée de Simone Weil »

dans « Liberté », vol. 14, nº 6, p. 14-19

dans « Li­berté », vol. 14, no 6, p. 14-19

Il s’agit de « De quelques pro­blèmes fon­da­men­taux de l’art hon­grois contem­po­rain à la lu­mière de la pen­sée de Si­mone Weil » de M. Já­nos Pi­linszky1, poète et dra­ma­turge hon­grois. En­rôlé de force en 1944, il ne cessa ja­mais d’être hanté par le monde concen­tra­tion­naire qu’il dé­cou­vrit en Al­le­magne lors de la re­traite de l’armée hon­groise, et dont il évo­qua les hor­reurs et les abo­mi­na­tions dans les poèmes « Pri­son­nier fran­çais » (« Fran­cia Fo­goly »), « Har­bach 1944 », « Au­sch­witz », « Sur le mur d’un camp de concen­tra­tion » (« Egy KZ lá­ger falára »), etc.2 Cette ex­pé­rience du tra­gique, de l’irrémédiable, du scan­da­leux, de l’insoluble de la guerre fut la pre­mière ren­contre du poète avec son siècle, dans ce que ce der­nier avait de plus obs­cur. Elle fut à l’origine de toutes ses in­ter­ro­ga­tions exis­ten­tia­listes. Celle-ci sur­tout : Quelle fin Dieu a-t-Il eue en fai­sant souf­frir tant de vic­times in­no­centes ? Quel des­sein a-t-Il eu en les fai­sant mou­rir ? Car, comme tout bon chré­tien, M. Pi­linszky était per­suadé que ces choses ne se se­raient pas pro­duites sans fin ou sans des­sein ; et sans que Dieu les eût po­si­ti­ve­ment et di­rec­te­ment écrites : « C’est Dieu et Dieu seul qui écrit », dit-il3, « sur le tissu des évé­ne­ments ou sur le pa­pier… Sur les ob­jets amas­sés dans les vi­trines d’Auschwitz, l’usure et les coups sont les “hié­ro­glyphes” du siècle, de la vie [“hié­ro­glyphes” au sens grec de “lettres sa­crées”]. Éter­nelle le­çon ! Ceux qui avaient écrit ces “signes” n’ont peut-être ja­mais for­mulé leurs textes ». Mais dans ce cas, quel texte, quelle pièce, quel drame Dieu a-t-Il écrit en écri­vant l’Holocauste ? La ré­ponse à cette ques­tion dé­li­cate et dif­fi­cile à ré­soudre, M. Pi­linszky ne la trouva qu’en France : d’abord, par les sé­jours qu’il y mul­ti­plia après la guerre, à titre de cor­res­pon­dant de la re­vue ca­tho­lique hon­groise « Új Em­ber » (« Homme nou­veau ») ; puis, grâce aux œuvres de Mme Si­mone Weil et de M. Al­bert Ca­mus qu’il y lut pour la pre­mière fois, et qui l’éblouirent. Il re­con­nut alors dans le drame d’Auschwitz la re­pré­sen­ta­tion scé­nique de la Pas­sion, tout comme il re­con­nut dans les dou­leurs hu­maines des camps la souf­france di­vine du Christ, at­ta­ché et mort sur la Croix. « “Tels les lar­rons”, se­lon la ma­gni­fique pa­role de Si­mone Weil, “nous, hommes, sommes at­ta­chés sur la Croix de l’espace et du temps”. Je m’évanouis et les échardes me ré­veillent en sur­saut. Alors je vois le monde avec une net­teté tran­chante », dit-il dans son « Jour­nal »4, en re­pre­nant la pen­sée sui­vante de Mme Weil : « La cru­ci­fixion est l’achèvement, l’accomplissement d’une des­ti­née hu­maine. Com­ment un être dont l’essence est d’aimer Dieu et qui se trouve dans l’espace et le temps au­rait-il une autre vo­ca­tion que la Croix ? » Cette pen­sée pieuse, cette sanc­ti­fi­ca­tion de l’agonie des camps, cette exal­ta­tion des plaies hu­mai­ne­ment di­vines ou di­vi­ne­ment hu­maines forma le fond des meilleurs poèmes de M. Pi­linszky : « Pas­sion de Ra­vens­brück » (« Ra­vens­brü­cki Pas­sió »), « Apo­cryphe » (« Apo­krif »), « Au troi­sième jour » (« Har­mad­na­pon »), « “Ago­nia chris­tiana” », etc.5

  1. On ren­contre aussi la gra­phie Pi­linski. Haut
  2. Les deux pre­miers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Lo­rand Gas­par, pour­tant la plus com­plète qui existe en fran­çais ; et le qua­trième est tra­duit sous le titre de « Pour le mur d’un sta­lag ». Haut
  3. « Le Monde mo­derne et l’Imagination créa­trice ». Haut
  1. Et dans le poème « À Jutta » (« Juttá­nak »). Haut
  2. Les deux der­niers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Gas­par. Haut

Pilinszky, « Extraits de “Journal d’un lyrique” »

éd. La Différence, coll. Orphée, Paris

éd. La Dif­fé­rence, coll. Or­phée, Pa­ris

Il s’agit d’une tra­duc­tion par­tielle du « Jour­nal » de M. Já­nos Pi­linszky1, poète et dra­ma­turge hon­grois. En­rôlé de force en 1944, il ne cessa ja­mais d’être hanté par le monde concen­tra­tion­naire qu’il dé­cou­vrit en Al­le­magne lors de la re­traite de l’armée hon­groise, et dont il évo­qua les hor­reurs et les abo­mi­na­tions dans les poèmes « Pri­son­nier fran­çais » (« Fran­cia Fo­goly »), « Har­bach 1944 », « Au­sch­witz », « Sur le mur d’un camp de concen­tra­tion » (« Egy KZ lá­ger falára »), etc.2 Cette ex­pé­rience du tra­gique, de l’irrémédiable, du scan­da­leux, de l’insoluble de la guerre fut la pre­mière ren­contre du poète avec son siècle, dans ce que ce der­nier avait de plus obs­cur. Elle fut à l’origine de toutes ses in­ter­ro­ga­tions exis­ten­tia­listes. Celle-ci sur­tout : Quelle fin Dieu a-t-Il eue en fai­sant souf­frir tant de vic­times in­no­centes ? Quel des­sein a-t-Il eu en les fai­sant mou­rir ? Car, comme tout bon chré­tien, M. Pi­linszky était per­suadé que ces choses ne se se­raient pas pro­duites sans fin ou sans des­sein ; et sans que Dieu les eût po­si­ti­ve­ment et di­rec­te­ment écrites : « C’est Dieu et Dieu seul qui écrit », dit-il3, « sur le tissu des évé­ne­ments ou sur le pa­pier… Sur les ob­jets amas­sés dans les vi­trines d’Auschwitz, l’usure et les coups sont les “hié­ro­glyphes” du siècle, de la vie [“hié­ro­glyphes” au sens grec de “lettres sa­crées”]. Éter­nelle le­çon ! Ceux qui avaient écrit ces “signes” n’ont peut-être ja­mais for­mulé leurs textes ». Mais dans ce cas, quel texte, quelle pièce, quel drame Dieu a-t-Il écrit en écri­vant l’Holocauste ? La ré­ponse à cette ques­tion dé­li­cate et dif­fi­cile à ré­soudre, M. Pi­linszky ne la trouva qu’en France : d’abord, par les sé­jours qu’il y mul­ti­plia après la guerre, à titre de cor­res­pon­dant de la re­vue ca­tho­lique hon­groise « Új Em­ber » (« Homme nou­veau ») ; puis, grâce aux œuvres de Mme Si­mone Weil et de M. Al­bert Ca­mus qu’il y lut pour la pre­mière fois, et qui l’éblouirent. Il re­con­nut alors dans le drame d’Auschwitz la re­pré­sen­ta­tion scé­nique de la Pas­sion, tout comme il re­con­nut dans les dou­leurs hu­maines des camps la souf­france di­vine du Christ, at­ta­ché et mort sur la Croix. « “Tels les lar­rons”, se­lon la ma­gni­fique pa­role de Si­mone Weil, “nous, hommes, sommes at­ta­chés sur la Croix de l’espace et du temps”. Je m’évanouis et les échardes me ré­veillent en sur­saut. Alors je vois le monde avec une net­teté tran­chante », dit-il dans son « Jour­nal »4, en re­pre­nant la pen­sée sui­vante de Mme Weil : « La cru­ci­fixion est l’achèvement, l’accomplissement d’une des­ti­née hu­maine. Com­ment un être dont l’essence est d’aimer Dieu et qui se trouve dans l’espace et le temps au­rait-il une autre vo­ca­tion que la Croix ? » Cette pen­sée pieuse, cette sanc­ti­fi­ca­tion de l’agonie des camps, cette exal­ta­tion des plaies hu­mai­ne­ment di­vines ou di­vi­ne­ment hu­maines forma le fond des meilleurs poèmes de M. Pi­linszky : « Pas­sion de Ra­vens­brück » (« Ra­vens­brü­cki Pas­sió »), « Apo­cryphe » (« Apo­krif »), « Au troi­sième jour » (« Har­mad­na­pon »), « “Ago­nia chris­tiana” », etc.5

  1. On ren­contre aussi la gra­phie Pi­linski. Haut
  2. Les deux pre­miers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Lo­rand Gas­par, pour­tant la plus com­plète qui existe en fran­çais ; et le qua­trième est tra­duit sous le titre de « Pour le mur d’un sta­lag ». Haut
  3. « Le Monde mo­derne et l’Imagination créa­trice ». Haut
  1. Et dans le poème « À Jutta » (« Juttá­nak »). Haut
  2. Les deux der­niers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Gas­par. Haut

Pilinszky, « Le Monde moderne et l’Imagination créatrice »

dans Fondation pour une entraide intellectuelle européenne, « L’Imagination créatrice : actes » (éd. La Baconnière, coll. Langages, Neuchâtel), p. 247-252

dans Fon­da­tion pour une en­traide in­tel­lec­tuelle eu­ro­péenne, « L’Imagination créa­trice : actes » (éd. La Ba­con­nière, coll. Lan­gages, Neu­châ­tel), p. 247-252

Il s’agit du « Monde mo­derne et l’Imagination créa­trice » de M. Já­nos Pi­linszky1, poète et dra­ma­turge hon­grois. En­rôlé de force en 1944, il ne cessa ja­mais d’être hanté par le monde concen­tra­tion­naire qu’il dé­cou­vrit en Al­le­magne lors de la re­traite de l’armée hon­groise, et dont il évo­qua les hor­reurs et les abo­mi­na­tions dans les poèmes « Pri­son­nier fran­çais » (« Fran­cia Fo­goly »), « Har­bach 1944 », « Au­sch­witz », « Sur le mur d’un camp de concen­tra­tion » (« Egy KZ lá­ger falára »), etc.2 Cette ex­pé­rience du tra­gique, de l’irrémédiable, du scan­da­leux, de l’insoluble de la guerre fut la pre­mière ren­contre du poète avec son siècle, dans ce que ce der­nier avait de plus obs­cur. Elle fut à l’origine de toutes ses in­ter­ro­ga­tions exis­ten­tia­listes. Celle-ci sur­tout : Quelle fin Dieu a-t-Il eue en fai­sant souf­frir tant de vic­times in­no­centes ? Quel des­sein a-t-Il eu en les fai­sant mou­rir ? Car, comme tout bon chré­tien, M. Pi­linszky était per­suadé que ces choses ne se se­raient pas pro­duites sans fin ou sans des­sein ; et sans que Dieu les eût po­si­ti­ve­ment et di­rec­te­ment écrites : « C’est Dieu et Dieu seul qui écrit », dit-il3, « sur le tissu des évé­ne­ments ou sur le pa­pier… Sur les ob­jets amas­sés dans les vi­trines d’Auschwitz, l’usure et les coups sont les “hié­ro­glyphes” du siècle, de la vie [“hié­ro­glyphes” au sens grec de “lettres sa­crées”]. Éter­nelle le­çon ! Ceux qui avaient écrit ces “signes” n’ont peut-être ja­mais for­mulé leurs textes ». Mais dans ce cas, quel texte, quelle pièce, quel drame Dieu a-t-Il écrit en écri­vant l’Holocauste ? La ré­ponse à cette ques­tion dé­li­cate et dif­fi­cile à ré­soudre, M. Pi­linszky ne la trouva qu’en France : d’abord, par les sé­jours qu’il y mul­ti­plia après la guerre, à titre de cor­res­pon­dant de la re­vue ca­tho­lique hon­groise « Új Em­ber » (« Homme nou­veau ») ; puis, grâce aux œuvres de Mme Si­mone Weil et de M. Al­bert Ca­mus qu’il y lut pour la pre­mière fois, et qui l’éblouirent. Il re­con­nut alors dans le drame d’Auschwitz la re­pré­sen­ta­tion scé­nique de la Pas­sion, tout comme il re­con­nut dans les dou­leurs hu­maines des camps la souf­france di­vine du Christ, at­ta­ché et mort sur la Croix. « “Tels les lar­rons”, se­lon la ma­gni­fique pa­role de Si­mone Weil, “nous, hommes, sommes at­ta­chés sur la Croix de l’espace et du temps”. Je m’évanouis et les échardes me ré­veillent en sur­saut. Alors je vois le monde avec une net­teté tran­chante », dit-il dans son « Jour­nal »4, en re­pre­nant la pen­sée sui­vante de Mme Weil : « La cru­ci­fixion est l’achèvement, l’accomplissement d’une des­ti­née hu­maine. Com­ment un être dont l’essence est d’aimer Dieu et qui se trouve dans l’espace et le temps au­rait-il une autre vo­ca­tion que la Croix ? » Cette pen­sée pieuse, cette sanc­ti­fi­ca­tion de l’agonie des camps, cette exal­ta­tion des plaies hu­mai­ne­ment di­vines ou di­vi­ne­ment hu­maines forma le fond des meilleurs poèmes de M. Pi­linszky : « Pas­sion de Ra­vens­brück » (« Ra­vens­brü­cki Pas­sió »), « Apo­cryphe » (« Apo­krif »), « Au troi­sième jour » (« Har­mad­na­pon »), « “Ago­nia chris­tiana” », etc.5

  1. On ren­contre aussi la gra­phie Pi­linski. Haut
  2. Les deux pre­miers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Lo­rand Gas­par, pour­tant la plus com­plète qui existe en fran­çais ; et le qua­trième est tra­duit sous le titre de « Pour le mur d’un sta­lag ». Haut
  3. « Le Monde mo­derne et l’Imagination créa­trice ». Haut
  1. Et dans le poème « À Jutta » (« Juttá­nak »). Haut
  2. Les deux der­niers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Gas­par. Haut

Pilinszky, « Poèmes choisis »

éd. Gallimard, coll. Du monde entier, Paris

éd. Gal­li­mard, coll. Du monde en­tier, Pa­ris

Il s’agit d’une tra­duc­tion par­tielle des « Poèmes » de M. Já­nos Pi­linszky1, poète et dra­ma­turge hon­grois. En­rôlé de force en 1944, il ne cessa ja­mais d’être hanté par le monde concen­tra­tion­naire qu’il dé­cou­vrit en Al­le­magne lors de la re­traite de l’armée hon­groise, et dont il évo­qua les hor­reurs et les abo­mi­na­tions dans les poèmes « Pri­son­nier fran­çais » (« Fran­cia Fo­goly »), « Har­bach 1944 », « Au­sch­witz », « Sur le mur d’un camp de concen­tra­tion » (« Egy KZ lá­ger falára »), etc.2 Cette ex­pé­rience du tra­gique, de l’irrémédiable, du scan­da­leux, de l’insoluble de la guerre fut la pre­mière ren­contre du poète avec son siècle, dans ce que ce der­nier avait de plus obs­cur. Elle fut à l’origine de toutes ses in­ter­ro­ga­tions exis­ten­tia­listes. Celle-ci sur­tout : Quelle fin Dieu a-t-Il eue en fai­sant souf­frir tant de vic­times in­no­centes ? Quel des­sein a-t-Il eu en les fai­sant mou­rir ? Car, comme tout bon chré­tien, M. Pi­linszky était per­suadé que ces choses ne se se­raient pas pro­duites sans fin ou sans des­sein ; et sans que Dieu les eût po­si­ti­ve­ment et di­rec­te­ment écrites : « C’est Dieu et Dieu seul qui écrit », dit-il3, « sur le tissu des évé­ne­ments ou sur le pa­pier… Sur les ob­jets amas­sés dans les vi­trines d’Auschwitz, l’usure et les coups sont les “hié­ro­glyphes” du siècle, de la vie [“hié­ro­glyphes” au sens grec de “lettres sa­crées”]. Éter­nelle le­çon ! Ceux qui avaient écrit ces “signes” n’ont peut-être ja­mais for­mulé leurs textes ». Mais dans ce cas, quel texte, quelle pièce, quel drame Dieu a-t-Il écrit en écri­vant l’Holocauste ? La ré­ponse à cette ques­tion dé­li­cate et dif­fi­cile à ré­soudre, M. Pi­linszky ne la trouva qu’en France : d’abord, par les sé­jours qu’il y mul­ti­plia après la guerre, à titre de cor­res­pon­dant de la re­vue ca­tho­lique hon­groise « Új Em­ber » (« Homme nou­veau ») ; puis, grâce aux œuvres de Mme Si­mone Weil et de M. Al­bert Ca­mus qu’il y lut pour la pre­mière fois, et qui l’éblouirent. Il re­con­nut alors dans le drame d’Auschwitz la re­pré­sen­ta­tion scé­nique de la Pas­sion, tout comme il re­con­nut dans les dou­leurs hu­maines des camps la souf­france di­vine du Christ, at­ta­ché et mort sur la Croix. « “Tels les lar­rons”, se­lon la ma­gni­fique pa­role de Si­mone Weil, “nous, hommes, sommes at­ta­chés sur la Croix de l’espace et du temps”. Je m’évanouis et les échardes me ré­veillent en sur­saut. Alors je vois le monde avec une net­teté tran­chante », dit-il dans son « Jour­nal »4, en re­pre­nant la pen­sée sui­vante de Mme Weil : « La cru­ci­fixion est l’achèvement, l’accomplissement d’une des­ti­née hu­maine. Com­ment un être dont l’essence est d’aimer Dieu et qui se trouve dans l’espace et le temps au­rait-il une autre vo­ca­tion que la Croix ? » Cette pen­sée pieuse, cette sanc­ti­fi­ca­tion de l’agonie des camps, cette exal­ta­tion des plaies hu­mai­ne­ment di­vines ou di­vi­ne­ment hu­maines forma le fond des meilleurs poèmes de M. Pi­linszky : « Pas­sion de Ra­vens­brück » (« Ra­vens­brü­cki Pas­sió »), « Apo­cryphe » (« Apo­krif »), « Au troi­sième jour » (« Har­mad­na­pon »), « “Ago­nia chris­tiana” », etc.5

  1. On ren­contre aussi la gra­phie Pi­linski. Haut
  2. Les deux pre­miers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Lo­rand Gas­par, pour­tant la plus com­plète qui existe en fran­çais ; et le qua­trième est tra­duit sous le titre de « Pour le mur d’un sta­lag ». Haut
  3. « Le Monde mo­derne et l’Imagination créa­trice ». Haut
  1. Et dans le poème « À Jutta » (« Juttá­nak »). Haut
  2. Les deux der­niers poèmes sont ab­sents de la tra­duc­tion de M. Gas­par. Haut