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Tu Fu, «Œuvre poétique. Tome I. Poèmes de jeunesse»

éd. Les Belles Lettres, coll. Bibliothèque chinoise, Paris

éd. Les Belles Lettres, coll. Biblio­thèque chi­noise, Paris

Il s’agit de l’«Œuvre poé­tique» de Tu Fu* qui se défi­nit par la sobrié­té des sen­ti­ments et l’exact réa­lisme des tableaux. Sans se per­mettre des com­men­taires trop per­son­nels, s’effaçant, dis­pa­rais­sant en tant qu’auteur devant ses poé­sies qui parlent d’elles-mêmes, Tu Fu peint les scènes fami­lières de la vie cou­rante, les misères du petit peuple en proie à la guerre, à la famine et aux injus­tices. Son «Œuvre poé­tique» adopte un ton égal et appa­rem­ment impas­sible, mais qu’un détail vient tout à coup rendre vivant, voire poi­gnant, grâce au choix de deux ou trois mots («der­rière les portes de laque rouge, viandes et vins empestent; sur les che­mins, les affa­més laissent leurs os gelés») aux­quels l’auteur sait don­ner leur valeur entière, et qu’on dirait écrits pour l’éternité. Tu Fu est, à ce titre, le plus clas­sique des poètes chi­nois, même s’il y en a d’autres dont le génie est supé­rieur au sien**. «Le trait prin­ci­pal de son talent, celui qui domine l’œuvre et vient le pre­mier à l’esprit cher­chant une impres­sion géné­rale, c’est le carac­tère conscient et comme réflé­chi de ses œuvres. Tu Fu est un artiste tou­jours sûr et conscient de ses moyens, sachant tou­jours par­fai­te­ment le but auquel il tend. Il n’a guère d’élans impré­vus, de digres­sions dues à des émo­tions spon­ta­né­ment écloses; il règle ses œuvres et leur effet avec la per­fec­tion d’un méca­nisme infaillible, ne lais­sant rien au hasard, n’omettant rien d’essentiel, n’ajoutant rien de super­flu… Mais ce sont là, pré­ci­sé­ment, les traits essen­tiels des prin­cipes de l’école clas­sique, les qua­li­tés idéales aux­quelles tend… la men­ta­li­té artis­tique des Tang***, période du clas­si­cisme chi­nois», dit M. Georges Mar­gou­liès.

Tu Fu naquit en 712 apr. J.-C. Sa mère mou­rut alors qu’il était en bas âge, et il fut lais­sé aux soins d’une tante qu’il immor­ta­li­sa dans cette épi­taphe**** : «Jadis, je suis tom­bé malade chez ma tante. Comme son fils était éga­le­ment souf­frant, elle inter­ro­gea une sor­cière qui lui dit : “Celui qui cou­che­ra dans le ber­ceau près du mur Sud sera gué­ri”. Ma tante dépla­ça alors son fils pour me mettre [à sa place] dans [le] ber­ceau. Je sur­vé­cus, mais le fils de ma tante décé­da». À sept ans, son­geant déjà à de grands des­seins, Tu Fu rédi­gea une pre­mière ode pour chan­ter les phé­nix. À qua­torze ou quinze ans, il se mit à par­cou­rir les cercles lit­té­raires. Il fai­sait peu de cas des enfants de son âge, et tous ceux avec qui il liait ami­tié avaient les che­veux blancs. Comme il avait de l’esprit et qu’il s’était livré aux études avec toute l’ardeur dont il était capable, il se pré­sen­ta au concours impé­rial avec beau­coup de confiance; mais de tous les can­di­dats, il fut le seul à ne pas être admis : «Qui eût cru que je rate­rais ces épreuves et que je pren­drais seul congé du Pré­fet de la Capi­tale?», écri­vit-il non sans dépit*****. Convain­cu, par son peu de suc­cès, qu’il n’était pas propre à atteindre un poste émi­nent, il renon­ça aux grades et à tous les avan­tages qu’il en espé­rait, et se fit poète. Par­mi les dif­fé­rentes com­po­si­tions dues à son pin­ceau, il s’en trou­vait trois qui enle­vaient tous les suf­frages; c’étaient trois rhap­so­dies, de celles que les Chi­nois appellent «fu»******. On les pré­sen­ta à l’Empereur Hsuan Tsong*******, poète lui-même, qui en fut char­mé; il vou­lut voir l’auteur, le reçut avec bon­té, eut avec lui une assez longue conver­sa­tion et lui dit, en lui don­nant congé, qu’il le nom­mait man­da­rin. Charge hono­rable, mais très peu lucra­tive. Elle eût com­blé les vœux d’un homme riche, mais elle était un vrai far­deau pour un homme qui avait à peine de quoi vivre. Quelque temps après, Tu Fu prit le par­ti de par­ler enfin clai­re­ment; il com­po­sa un «fu» dans lequel, après avoir fait l’éloge de ses propres ancêtres, il s’adressait à l’Empereur et lui disait : «J’ai com­men­cé à écrire des poèmes à l’âge de sept ans, et en presque qua­rante ans, j’ai à mon actif plus de mille pièces. À pré­sent, [mes confrères let­trés] obtiennent de se pré­sen­ter à la Porte aux Che­vaux de Bronze et ils sont nom­breux à accé­der à la Salle de Jade; mais moi, mes vête­ments ne me vont pas, et je vis, la plu­part du temps, aux cro­chets d’autrui. Je suis constam­ment sur la route, redou­tant seule­ment de périr dans un fos­sé… Pros­ter­né à terre, j’espère que Sa Majes­té Brillante me pren­dra en pitié, si ce n’est pour ma misère du moins pour mon âge»********.

«il règle ses œuvres et leur effet avec la per­fec­tion d’un méca­nisme infaillible»

L’Empereur satis­fit à cette juste requête; il assi­gna à notre poète une pen­sion suf­fi­sante pour le faire vivre à l’aise et la lui fit payer d’avance, en lui pro­met­tant de plus grands bien­faits pour l’avenir. Cepen­dant, Tu Fu ne pro­fi­ta pas long­temps de la libé­ra­li­té de son mécène. Cette année même arri­va la révolte d’An lou shan*********, et l’Empereur s’étant enfui de la capi­tale, Tu Fu se sau­va de son côté dans un endroit inac­ces­sible aux recherches. Il y vécut quelques mois des fruits qu’il allait cueillir, et des racines sau­vages qu’il pré­pa­rait lui-même. Son corps devint d’une mai­greur extrême, et son habit n’était plus qu’un haillon. Dans cet état, il apprit que Su Tsong venait de mon­ter sur le trône à la place de son père. Il crut que ce nou­vel Empe­reur le ver­rait avec plai­sir. Il alla l’attendre sur le grand che­min; mais il y fut à peine arri­vé qu’un par­ti de rebelles, qui fai­sait des ravages dans les envi­rons, se sai­sit de sa per­sonne et l’emmena au gros de l’armée du géné­ral An lou shan. Il se nom­ma pour ne pas être mal­trai­té, et quelques offi­ciers, se sou­ve­nant d’avoir enten­du par­ler de lui comme d’un homme célèbre dans l’Empire, vou­lurent le mon­trer au géné­ral. «Quelques-uns de vos gens», dirent-ils à An lou shan**********, «ont pris sur le grand che­min le plus grand poète de l’Empire. Si vous vou­lez le voir, nous vous l’amènerons ici; et si vous vou­lez le gar­der, il pour­ra vous amu­ser dans vos heures de délas­se­ment. — Quel ani­mal est-ce qu’un poète», répli­qua An lou shan, «et quels tours sait-il faire?… Sait-il mieux se battre que nous? S’il est bon guer­rier, je le ver­rai volon­tiers et je lui don­ne­rai de l’emploi; si ce n’est qu’un ajus­teur de paroles, je n’ai pas besoin de lui; il ne ferait que m’embarrasser ici.» Sur ces mots du géné­ral tar­tare, qui ne savait ni lire ni écrire, on lais­sa Tu Fu entre les mains de ceux qui l’avaient cap­tu­ré, et notre poète, pro­fi­tant de la négli­gence qu’on avait à le gar­der et du peu de cas qu’on fai­sait de lui, trou­va le moyen de s’échapper.

Il n’existe pas moins de onze tra­duc­tions fran­çaises de l’«Œuvre poé­tique», mais s’il fal­lait n’en choi­sir qu’une seule, je choi­si­rais celle de M. Nico­las Cha­puis.

「車轔轔,馬蕭蕭,
行人弓箭各在腰.
爺娘妻子走相送,
塵埃不見咸陽橋.
牽衣頓足攔道哭,
哭聲直上干雲霄.

道旁過者問行人,
行人但云點行頻.
或從十五北防河,
便至四十西營田.」

— Poème dans la langue ori­gi­nale

«Les cha­riots crissent, les che­vaux hen­nissent,
Les conscrits portent à la taille arc et flèches.
Parents, épouses et enfants les suivent
Dans un nuage de pous­sière qui masque le pont de Xia­nyang***********.
Ils pleurent, accro­chés aux vête­ments, les rete­nant de par­tir, blo­quant la route;
Leurs gémis­se­ments trans­percent le fir­ma­ment.

Au bord du che­min, un pas­sant inter­roge un sol­dat
Qui lui répond sim­ple­ment : “On a été enrô­lé une fois encore!
À quinze ans, on avait défen­du le fleuve au Nord;
À qua­rante ans, on part en gar­ni­son à l’Ouest”.»
— Poème dans la tra­duc­tion de M. Cha­puis

«Les chars avancent en grin­çant; les che­vaux les tirent en hen­nis­sant
Les hommes marchent, por­tant l’arc et les flèches
Les parents, épouses et enfants les accom­pagnent
Le pont de Xia­nyang dis­pa­raît dans la pous­sière…
Ils s’accrochent aux vête­ments, leur barrent la route en pleu­rant
Le bruit des lamen­ta­tions s’élève jusqu’au ciel

Un pas­sant demande de quel côté se dirige le convoi
Un sol­dat répond : “C’est encore une fois la mobi­li­sa­tion
À quinze ans, on part pour défendre le fleuve Jaune
À peine ren­trés, à qua­rante ans, on nous envoie dans les fermes de l’Ouest”»
— Poème dans la tra­duc­tion de Mme Geor­gette Jae­ger («Il y a un homme errant : poèmes», éd. La Dif­fé­rence, coll. Orphée, Paris)

«Les cha­riots grondent “lin lin”; les che­vaux hen­nissent “hsiao hsiao”
Les sol­dats partent en expé­di­tion, arcs et flèches à la taille
Pères, mères, femmes et enfants courent après eux leur dire adieu
Dans la pous­sière, on ne voit plus le pont de Hsien yang
Ils s’accrochent à leur vête­ment, tré­pignent, barrent le che­min en pleu­rant
Leurs pleurs montent droit trou­bler le haut ciel

Au bord du che­min, le voya­geur inter­roge un homme de l’expédition
L’homme de l’expédition dit seule­ment qu’on ne cesse de recru­ter
Cer­tains, à quinze ans, partent défendre le Nord du fleuve
À qua­rante ans, ils sont encore à entre­te­nir les terres à l’Ouest»
— Poème dans la tra­duc­tion de Mme Cheng Wing fun et M. Her­vé Col­letDieux et diables pleurent : poèmes», éd. Moun­dar­ren, Mil­le­mont)

«“Ling-ling”, les chars crient; “siao-siao”, les che­vaux soufflent;
Les sol­dats marchent, ayant aux reins l’arc et les flèches.
Les pères, les mères, les femmes, les enfants leur font la conduite, cou­rant confu­sé­ment au milieu des rangs;
La pous­sière est si épaisse qu’ils arrivent jusqu’au pont de Hien-yang sans l’avoir aper­çu;
Ils s’attachent aux habits des hommes qui partent, comme pour les rete­nir; ils tré­pignent, ils pleurent;
Le bruit de leurs plaintes et de leurs gémis­se­ments s’élève véri­ta­ble­ment jusqu’à la région des nuages.

Les pas­sants, qui se rangent sur les côtés de la route, inter­rogent les hommes en marche;
Les hommes en marche n’ont qu’une réponse : “Notre des­ti­née est de mar­cher tou­jours”.
Cer­tains d’entre eux avaient quinze ans quand ils par­tirent pour la fron­tière du Nord;
Main­te­nant qu’ils en ont qua­rante, ils vont cam­per à la fron­tière de l’Ouest.»
— Poème dans la tra­duc­tion du mar­quis Léon d’Hervey Saint-Denys (dans «Poé­sies de l’époque des Thang», XIXe siècle)

«Les chars grincent, les che­vaux hen­nissent,
Arc et flèche au côté, les recru­tés avancent.
Parents, femmes, enfants les accom­pagnent,
La pous­sière voile le Pont de Hsien Yang.
On retient leur vête­ment, on frappe du pied, on leur barre la route, on pleure;
Les san­glots s’élèvent jusqu’aux nues.

Au bord du che­min, les pas­sants inter­rogent ceux qui s’en vont,
Ils peuvent seule­ment dire que les levées sont fré­quentes.
Par­fois, dès quinze ans, on va gar­der au Nord le fleuve Jaune;
À qua­rante ans, on revient culti­ver des champs dans l’Ouest.»
— Poème dans la tra­duc­tion de Mme Patri­cia Guiller­maz (dans «La Poé­sie chi­noise», éd. Seghers, Paris)

«Rou­le­ments de cha­riots, hen­nis­se­ments de che­vaux;
Les conscrits marchent, arcs et flèches à la taille.
Pères, mères, femmes et enfants les accom­pagnent;
La pous­sière fait dis­pa­raître le pont de Xia­nyang.
Ils s’accrochent à eux, frappent des pieds, pleurent sur la route;
Leurs san­glots s’élèvent tout droit jusqu’au ciel.

Un pas­sant les inter­roge; ils disent : “Le recru­te­ment est fré­quent;
Cer­tains vont au Nord gar­der le fleuve Jaune à quinze ans;
Puis repartent à l’Ouest pour tra­vailler la terre à qua­rante”.»
— Poème dans la tra­duc­tion de Mme Flo­rence Hu-Sterk (dans «Antho­lo­gie de la poé­sie chi­noise», éd. Gal­li­mard, coll. Biblio­thèque de la Pléiade, Paris)

«Les chars vont réson­nant, les che­vaux vont hen­nis­sant.
Les conscrits, arc et flèches à la cein­ture,
Parents, femmes, enfants les accom­pagnent.
La pous­sière cache le pont de Xia­nyang.
Ils les tirent par leurs vête­ments, tré­pignent, barrent la route en pleu­rant;
Et de leurs pleurs, le son s’élève droit jusqu’aux nuages.

Au bord de la route, un pas­sant inter­roge un fan­tas­sin,
Le fan­tas­sin répond seule­ment : “Les mobi­li­sa­tions sont fré­quentes.
Cer­tains, à quinze ans, au Nord, pro­té­geaient le fleuve
Et à qua­rante ans, à l’Ouest, sont encore en gar­ni­son”.»
— Poème dans la tra­duc­tion de M. Jacques Pim­pa­neau (dans «Antho­lo­gie de la lit­té­ra­ture chi­noise clas­sique», éd. Ph. Pic­quier, Arles)

«Les chars guer­riers s’avancent en grin­çant, les che­vaux les traînent en hen­nis­sant.
Les sol­dats portent au flanc les arcs et les flèches,
Leurs parents, leurs épouses les accom­pagnent.
La pous­sière sou­le­vée ense­ve­lit le pont de Hien-yang.
En rete­nant par leurs robes leurs êtres chers, tous tré­pignent, tentent de bar­rer la route et san­glotent;
Leurs pleurs déses­pé­rés se font entendre jusqu’au sein du fir­ma­ment.

L’un des pas­sants s’informe auprès d’un sol­dat;
Il lui répond : “Hélas! la mobi­li­sa­tion se renou­velle plu­sieurs fois.
À l’âge de quinze ans, on part dans le Nord pour gar­der le fleuve;
À l’âge de qua­rante ans, on va culti­ver les champs dans l’Ouest”.»
— Poème dans la tra­duc­tion de Sung-nien Hsu (dans «Antho­lo­gie de la lit­té­ra­ture chi­noise : des ori­gines à nos jours», éd. élec­tro­nique)

«“Lin! lin!” Les cha­riots grincent sur la route. “Xiao! xiao!” Les che­vaux renâclent
Les hommes partent au front, cha­cun porte à sa hanche un arc et des flèches
Les pères, les mères, les épouses, les enfants, tous viennent dire adieu
La pous­sière s’élève et cache la vue du pont de Xian Yang
Les familles s’accrochent aux sol­dats, à leurs habits, pleu­rant, tré­bu­chant
Le son des pleurs monte dans le ciel, sépare les nuées blanches

Sur la route, le pas­sant que je suis se ren­seigne auprès des hommes en marche
Et les hommes répondent que les enrô­le­ments sont beau­coup trop fré­quents
Des ado­les­cents de quinze ans enga­gés pour gar­der le Nord du fleuve Jaune
Et des hommes de qua­rante ans pour labou­rer des terres à usage mili­taire»
— Poème dans la tra­duc­tion de MM. Jean-Marie Gus­tave Le Clé­zio et Dong Qiang («Le flot de la poé­sie conti­nue­ra de cou­ler», éd. Ph. Rey, Paris)

«Essieux qui grincent, che­vaux qui hen­nissent.
Arc à l’épaule, car­quois à la cein­ture, les hommes marchent.
Parents, femmes, enfants les accom­pagnent.
La pous­sière du convoi cache le pont de Sien Yang.
Les gens courent avec eux, pleurent, s’accrochent à leurs vête­ments,
Leurs cris de cha­grin montent vers le ciel.

Et les gens des vil­lages demandent :
“Où allez-vous?
— On ne sait pas. Mais on y va…”
Il y en a qui s’en vont à quinze ans vers le Nord
Et d’autres à qua­rante vers les camps de l’Ouest.»
— Poème dans la tra­duc­tion de M. Claude Roy (dans «Le Voleur de poèmes : Chine», éd. Mer­cure de France, Paris, p. 163-180)

«Les cha­riots crissent, crissent; les che­vaux s’ébrouent, s’ébrouent
Chaque conscrit a son arc et ses flèches qu’il emporte atta­chés à la cein­ture
Pères et mères, femmes et enfants se pressent pour leur faire leurs adieux
Le défi­lé lève tant de pous­sière, que le pont de Yian­gang a dis­pa­ru
Tré­pi­gnant, s’accrochant à leurs habits, ils pleurent, les empêchent de pas­ser
L’écho des pleurs monte droit jusqu’au ciel et va frap­per la masse des nuages

Un homme est là sur le bord de la route, il inter­roge l’un de ces conscrits
Le conscrit ne lui fait qu’une réponse : “Ces levées de recrues ne sont pas rares
Cer­tains, ils ont quinze ans; on les envoie gar­der le fleuve aux fron­tières du Nord
Et même à qua­rante ans, requis à l’Ouest, ils cultivent les champs des gar­ni­sons”»
— Poème dans la tra­duc­tion indi­recte de M. André Mar­ko­wicz (dans «Ombres de Chine», éd. Inculte-Der­nière Marge, Paris)

Cette tra­duc­tion n’a pas été faite sur l’original.

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Consultez cette bibliographie succincte en langue française

* En chi­nois 杜甫. Par­fois trans­crit Du Fu, Dou-fou, Thou-fou, Thu Fu ou Tou Fou. Haut

** Li Po et Bai Juyi. Haut

*** De l’an 618 à l’an 907. Haut

**** «Tome I», p. XXV. Haut

***** id. p. 737. Haut

****** En chi­nois . Par­fois trans­crit «fou». Par suite d’une faute, trans­crit «sou». Haut

******* En chi­nois 玄宗. Par­fois trans­crit Hiuen-tsoung, Hiuan-tsong ou Xuan­zong. Haut

******** «Tome I», p. 747-749. Haut

********* En chi­nois 安祿山. Par­fois trans­crit Ngan Lou-chan ou An Lushan. Haut

********** Dans le père Joseph Amiot, «Tou-fou, poète». Haut

*********** Pont sur la rivière Wei (渭水 ou 渭河), à dix «li» de Chang’an. Haut