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Nâsir, « “Sefer Namèh”, Relation d’un voyage en Syrie, en Palestine, en Égypte, en Arabie et en Perse »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit du « Safar-nâmeh »*, la relation du voyage de Nâsir-e Khosraw** en Syrie, en Palestine, en Égypte, en Arabie et en Perse. Nâsir naquit en l’an 1004 apr. J.-C. ainsi qu’il nous l’apprend lui-même : « Il s’était écoulé trois cent quatre-vingt-quatorze ans depuis l’hégire, quand ma mère me déposa dans cette demeure poudreuse. Je poussai, ignorant de tout, et semblable à une plante qui naît de la terre noire… C’est à la quatrième période que je sentis que j’appartenais à l’humanité, lorsque mon être, voué à la tristesse, put articuler des paroles »***. Ses ancêtres avaient quitté Bagdad pour venir s’établir dans la ville de Balkh****. Lui-même désigne cette ville comme la résidence de sa famille : « Ô brise de l’après-midi », dit-il*****, « si tu passes sur le pays de Balkh, passe sur ma maison et enquiers-toi de l’état des miens ». Il s’adonna dans sa jeunesse aux plaisirs et à la dissipation. En 1045 apr. J.-C., un saint personnage lui apparut en songe et lui reprocha ses erreurs et ses transgressions continuelles des lois divines. Nâsir demanda quelle voie il devait suivre, et sur un signe qu’il crut lui indiquer la direction de la Mecque, il se démit de son emploi, rendit ses comptes et se mit en route, avec son frère et un petit esclave indien, pour un voyage qui devait durer sept ans : « Souvent, dans le cours de mon voyage, je n’ai eu que la pierre pour matelas et pour oreiller

* En persan « سفر‌نامه ». Parfois transcrit « Sefer Namèh », « Sefer-nāme », « Safarnoma », « Safar-nāma » ou « Safar-nāmah ». Haut

** En persan ناصرخسرو. Parfois transcrit Nāsir-i-Khosro, Nassiri Khosrau, Nâṣir-i-Ḫusrau, Nāṣir è Ḫosraw, Naser-e Khosrow, Nâçir Khosroû, Nasir Khusrow, Naser Khosrow, Naser Josrow, Nasser Chosrau, Naseer Khusrau ou Nasir Khusraw. Haut

*** p. XVIII. Haut

**** Aujourd’hui rattachée à l’Afghanistan. Haut

***** p. XVIII. Haut