Mot-cleflangue universelle

su­jet

Rivarol, « De l’homme, de ses facultés intellectuelles et de ses idées premières et fondamentales »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de « De l’homme, de ses fa­cul­tés in­tel­lec­tuelles et de ses idées pre­mières et fon­da­men­tales »1 d’Antoine Ri­va­roli, dit de Ri­va­rol, im­pro­vi­sa­teur fran­çais, un des plus éblouis­sants es­prits de la fin du XVIIIe siècle. « Il y a parmi les gens du monde cer­taines per­sonnes qui doivent tout [leur] bon­heur à leur ré­pu­ta­tion de gens d’esprit, et toute leur ré­pu­ta­tion à leur pa­resse ». En pla­çant ces mots en tête du « Pe­tit Al­ma­nach de nos grands hommes », Ri­va­rol pen­sait-il à lui-même ? Pro­ba­ble­ment. Il était pa­res­seux et il le sa­vait ; mais c’était le dieu de la conver­sa­tion en cette fin de siècle où la conver­sa­tion était le su­prême plai­sir et la su­prême gloire, et il était chaque jour tra­versé d’inspirations ful­gu­rantes. On rap­porte qu’il no­tait ses « Pen­sées di­verses » sur de pe­tites feuilles vo­lantes, sur des mor­ceaux de pa­pier, qu’il ran­geait en­suite dans des sacs po­sés sur sa table de nuit. Avec ces sacs, qu’il ren­ver­sait pé­rio­di­que­ment, tel un cher­cheur d’or comp­tant ses pé­pites, il vi­sait au pre­mier rang dans les lettres et il était bien ca­pable d’y at­teindre ; mais il fré­quen­tait trop une so­ciété dis­si­pée, mon­daine, une so­ciété qui ne vou­lait qu’être amu­sée ; et en quelques heures de conver­sa­tion, il gas­pillait avec éclat la ma­tière de dix livres. « On n’avait qu’à le tou­cher sur un point, qu’à lui don­ner la note, et le mer­veilleux cla­vier ré­pon­dait à l’instant par toute une so­nate », ex­plique un cri­tique2. Ces suc­cès com­modes, qu’il rem­por­tait chaque soir en cau­sant sur n’importe quel su­jet, et qui n’avaient be­soin, pour être re­nou­ve­lés, que des im­pro­vi­sa­tions de son es­prit lé­gè­re­ment oc­cupé, lui ont ravi ses plus belles an­nées. « Sans cesse ar­ra­ché à lui-même, il a sa­cri­fié tan­tôt à la fri­vo­lité, tan­tôt à la fi­dé­lité, tan­tôt à la né­ces­sité, les heures sa­crées de l’inspiration. Il a per­pé­tuel­le­ment man­qué les oc­ca­sions de de­ve­nir un grand homme », ex­plique un autre cri­tique3.

  1. Éga­le­ment connu sous les titres de « Dis­cours pré­li­mi­naire du “Nou­veau Dic­tion­naire de la langue fran­çaise” » et de « Dis­cours sur l’homme in­tel­lec­tuel et mo­ral ». Haut
  2. Sainte-Beuve. Haut
  1. Adolphe de Les­cure. Haut

Rivarol, « Pensées diverses »

éd. Desjonquères, coll. Textes du XVIIIᵉ siècle, Paris

éd. Des­jon­quères, coll. Textes du XVIIIe siècle, Pa­ris

Il s’agit des « Pen­sées di­verses »1 d’Antoine Ri­va­roli, dit de Ri­va­rol, im­pro­vi­sa­teur fran­çais, un des plus éblouis­sants es­prits de la fin du XVIIIe siècle. « Il y a parmi les gens du monde cer­taines per­sonnes qui doivent tout [leur] bon­heur à leur ré­pu­ta­tion de gens d’esprit, et toute leur ré­pu­ta­tion à leur pa­resse ». En pla­çant ces mots en tête du « Pe­tit Al­ma­nach de nos grands hommes », Ri­va­rol pen­sait-il à lui-même ? Pro­ba­ble­ment. Il était pa­res­seux et il le sa­vait ; mais c’était le dieu de la conver­sa­tion en cette fin de siècle où la conver­sa­tion était le su­prême plai­sir et la su­prême gloire, et il était chaque jour tra­versé d’inspirations ful­gu­rantes. On rap­porte qu’il no­tait ses « Pen­sées di­verses » sur de pe­tites feuilles vo­lantes, sur des mor­ceaux de pa­pier, qu’il ran­geait en­suite dans des sacs po­sés sur sa table de nuit. Avec ces sacs, qu’il ren­ver­sait pé­rio­di­que­ment, tel un cher­cheur d’or comp­tant ses pé­pites, il vi­sait au pre­mier rang dans les lettres et il était bien ca­pable d’y at­teindre ; mais il fré­quen­tait trop une so­ciété dis­si­pée, mon­daine, une so­ciété qui ne vou­lait qu’être amu­sée ; et en quelques heures de conver­sa­tion, il gas­pillait avec éclat la ma­tière de dix livres. « On n’avait qu’à le tou­cher sur un point, qu’à lui don­ner la note, et le mer­veilleux cla­vier ré­pon­dait à l’instant par toute une so­nate », ex­plique un cri­tique2. Ces suc­cès com­modes, qu’il rem­por­tait chaque soir en cau­sant sur n’importe quel su­jet, et qui n’avaient be­soin, pour être re­nou­ve­lés, que des im­pro­vi­sa­tions de son es­prit lé­gè­re­ment oc­cupé, lui ont ravi ses plus belles an­nées. « Sans cesse ar­ra­ché à lui-même, il a sa­cri­fié tan­tôt à la fri­vo­lité, tan­tôt à la fi­dé­lité, tan­tôt à la né­ces­sité, les heures sa­crées de l’inspiration. Il a per­pé­tuel­le­ment man­qué les oc­ca­sions de de­ve­nir un grand homme », ex­plique un autre cri­tique3.

  1. Éga­le­ment connu sous les titres de « Maximes et Pen­sées », de « Maximes, Pen­sées et Pa­ra­doxes », d’« Es­prit » et de « Pen­sées, Traits et Bons Mots ». Haut
  2. Sainte-Beuve. Haut
  1. Adolphe de Les­cure. Haut

Rivarol, « L’Universalité de la langue française »

éd. Arléa, coll. Retour aux grands textes, Paris

éd. Ar­léa, coll. Re­tour aux grands textes, Pa­ris

Il s’agit du « Dis­cours sur l’universalité de la langue fran­çaise » d’Antoine Ri­va­roli, dit de Ri­va­rol, im­pro­vi­sa­teur fran­çais, un des plus éblouis­sants es­prits de la fin du XVIIIe siècle. « Il y a parmi les gens du monde cer­taines per­sonnes qui doivent tout [leur] bon­heur à leur ré­pu­ta­tion de gens d’esprit, et toute leur ré­pu­ta­tion à leur pa­resse ». En pla­çant ces mots en tête du « Pe­tit Al­ma­nach de nos grands hommes », Ri­va­rol pen­sait-il à lui-même ? Pro­ba­ble­ment. Il était pa­res­seux et il le sa­vait ; mais c’était le dieu de la conver­sa­tion en cette fin de siècle où la conver­sa­tion était le su­prême plai­sir et la su­prême gloire, et il était chaque jour tra­versé d’inspirations ful­gu­rantes. On rap­porte qu’il no­tait ses « Pen­sées di­verses » sur de pe­tites feuilles vo­lantes, sur des mor­ceaux de pa­pier, qu’il ran­geait en­suite dans des sacs po­sés sur sa table de nuit. Avec ces sacs, qu’il ren­ver­sait pé­rio­di­que­ment, tel un cher­cheur d’or comp­tant ses pé­pites, il vi­sait au pre­mier rang dans les lettres et il était bien ca­pable d’y at­teindre ; mais il fré­quen­tait trop une so­ciété dis­si­pée, mon­daine, une so­ciété qui ne vou­lait qu’être amu­sée ; et en quelques heures de conver­sa­tion, il gas­pillait avec éclat la ma­tière de dix livres. « On n’avait qu’à le tou­cher sur un point, qu’à lui don­ner la note, et le mer­veilleux cla­vier ré­pon­dait à l’instant par toute une so­nate », ex­plique un cri­tique1. Ces suc­cès com­modes, qu’il rem­por­tait chaque soir en cau­sant sur n’importe quel su­jet, et qui n’avaient be­soin, pour être re­nou­ve­lés, que des im­pro­vi­sa­tions de son es­prit lé­gè­re­ment oc­cupé, lui ont ravi ses plus belles an­nées. « Sans cesse ar­ra­ché à lui-même, il a sa­cri­fié tan­tôt à la fri­vo­lité, tan­tôt à la fi­dé­lité, tan­tôt à la né­ces­sité, les heures sa­crées de l’inspiration. Il a per­pé­tuel­le­ment man­qué les oc­ca­sions de de­ve­nir un grand homme », ex­plique un autre cri­tique2.

  1. Sainte-Beuve. Haut
  1. Adolphe de Les­cure. Haut

Rivarol, « Journal politique national »

éd. Union générale d’éditions, coll. Le Monde en 10/18, Paris

éd. Union gé­né­rale d’éditions, coll. Le Monde en 10/18, Pa­ris

Il s’agit du « Jour­nal po­li­tique na­tio­nal »1 d’Antoine Ri­va­roli, dit de Ri­va­rol, im­pro­vi­sa­teur fran­çais, un des plus éblouis­sants es­prits de la fin du XVIIIe siècle. « Il y a parmi les gens du monde cer­taines per­sonnes qui doivent tout [leur] bon­heur à leur ré­pu­ta­tion de gens d’esprit, et toute leur ré­pu­ta­tion à leur pa­resse ». En pla­çant ces mots en tête du « Pe­tit Al­ma­nach de nos grands hommes », Ri­va­rol pen­sait-il à lui-même ? Pro­ba­ble­ment. Il était pa­res­seux et il le sa­vait ; mais c’était le dieu de la conver­sa­tion en cette fin de siècle où la conver­sa­tion était le su­prême plai­sir et la su­prême gloire, et il était chaque jour tra­versé d’inspirations ful­gu­rantes. On rap­porte qu’il no­tait ses « Pen­sées di­verses » sur de pe­tites feuilles vo­lantes, sur des mor­ceaux de pa­pier, qu’il ran­geait en­suite dans des sacs po­sés sur sa table de nuit. Avec ces sacs, qu’il ren­ver­sait pé­rio­di­que­ment, tel un cher­cheur d’or comp­tant ses pé­pites, il vi­sait au pre­mier rang dans les lettres et il était bien ca­pable d’y at­teindre ; mais il fré­quen­tait trop une so­ciété dis­si­pée, mon­daine, une so­ciété qui ne vou­lait qu’être amu­sée ; et en quelques heures de conver­sa­tion, il gas­pillait avec éclat la ma­tière de dix livres. « On n’avait qu’à le tou­cher sur un point, qu’à lui don­ner la note, et le mer­veilleux cla­vier ré­pon­dait à l’instant par toute une so­nate », ex­plique un cri­tique2. Ces suc­cès com­modes, qu’il rem­por­tait chaque soir en cau­sant sur n’importe quel su­jet, et qui n’avaient be­soin, pour être re­nou­ve­lés, que des im­pro­vi­sa­tions de son es­prit lé­gè­re­ment oc­cupé, lui ont ravi ses plus belles an­nées. « Sans cesse ar­ra­ché à lui-même, il a sa­cri­fié tan­tôt à la fri­vo­lité, tan­tôt à la fi­dé­lité, tan­tôt à la né­ces­sité, les heures sa­crées de l’inspiration. Il a per­pé­tuel­le­ment man­qué les oc­ca­sions de de­ve­nir un grand homme », ex­plique un autre cri­tique3.

  1. Éga­le­ment connu sous les titres de « Mé­moires », de « Ta­bleaux de la Ré­vo­lu­tion » et de « Ta­bleau his­to­rique et po­li­tique des tra­vaux de l’Assemblée consti­tuante, de­puis l’ouverture des États gé­né­raux jusqu’après la jour­née du 6 oc­tobre 1789 ». Haut
  2. Sainte-Beuve. Haut
  1. Adolphe de Les­cure. Haut