Aller au contenu

Mot-clefordres monastiques et religieux chrétiens

sujet

«Vie des pères du Jura»

éd. du Cerf, coll. Sources chrétiennes-Textes monastiques d’Occident, Paris

éd. du Cerf, coll. Sources chré­tiennes-Textes monas­tiques d’Occident, Paris

Il s’agit de la «Vie et Règle des saints pères Romain, Lupi­cin et Oyend, abbés des monas­tères du Jura» («Vita vel Regu­la sanc­to­rum patrum Roma­ni, Lupi­ci­ni et Eugen­di, monas­te­rio­rum Juren­sium abba­tum»). L’Antiquité ne nous apprend rien de par­ti­cu­lier sur l’auteur de cette «Vie», et nous igno­rons jusqu’à son nom. Mais nous voyons, par les pages que nous pos­sé­dons de lui, que c’était un moine labo­rieux et grave; qu’à défaut de talent comme ora­teur et comme écri­vain, il avait de la pié­té, beau­coup de bonne foi et un grand fonds de modes­tie. Ces qua­li­tés jointes à celle d’auteur contem­po­rain, qui ne rap­porte que ce qui s’est pas­sé sous ses propres yeux ou presque, donnent du prix à son ouvrage et le rendent digne de créance. C’était, en effet, un dis­ciple de saint Oyend de Condat* et il se trou­va pré­sent lorsque ce saint quit­ta la terre pour aller au ciel (510 apr. J.-C.). Il ne tar­da pas, après cette mort, à mettre la main à son ouvrage, et pour le rédi­ger avec méthode, il fit pré­cé­der la vie de saint Oyend par celles de saint Romain et de saint Lupi­cin; de sorte que le tout peut pas­ser pour une his­toire ori­gi­nale, quoiqu’abrégée, des monas­tères du Jura, en France, depuis leur pre­mier éta­blis­se­ment (435 apr. J.-C.). Voi­ci le récit de cet éta­blis­se­ment : «C’est dans sa trente-cin­quième année envi­ron qu’attiré par les retraites du désert, après avoir quit­té sa mère, sa sœur et son frère, saint Romain péné­tra dans les forêts du Jura proches de son domaine.

* Par­fois trans­crit Eugende, Eugend, Héand, Oyand, Oyant, Oyan, Ouyan, Ouyen, Oyent ou Oyen. Haut