Mot-clefascétisme

su­jet

Marie de l’Incarnation, « Écrits spirituels et historiques. Tome IV »

éd. D. de Brouwer-L’Action sociale, Paris-Québec

éd. D. de Brouwer-L’Action so­ciale, Pa­ris-Qué­bec

Il s’agit de la « Cor­res­pon­dance » et autres écrits de la mère Ma­rie de l’Incarnation1, la pre­mière en date, comme la pre­mière en gé­nie, parmi les femmes mis­sion­naires ve­nues évan­gé­li­ser le Ca­nada (XVIIe siècle apr. J.-C.). Certes, ses écrits furent com­po­sés sans souci d’agrément lit­té­raire. Mais ils viennent d’une femme de ca­rac­tère qui était, en vé­rité, une na­ture d’exception et qui, en as­so­ciant son âme di­rec­te­ment à Dieu, fit l’économie d’une dé­pen­dance par rap­port aux hommes. Sa piété cou­ra­geuse et son saint en­thou­siasme étaient suf­fi­sam­ment connus pour que Bos­suet l’ait ap­pe­lée « la Thé­rèse de nos jours et du Nou­veau Monde »2. « Au Ca­nada, ses œuvres sont un tré­sor de fa­mille », ex­plique dom Al­bert Ja­met. « Mais les Fran­çais de l’ancienne France doivent sa­voir que ses œuvres sont toutes leurs aussi, et au même titre. Peut-être s’en sont-ils trop dés­in­té­res­sés. “En France”, no­tait Sainte-Beuve3, “nous ne nous mon­trons pas tou­jours as­sez soi­gneux ou fiers de nos ri­chesses.” À Tours, où elle na­quit en 1599, Ma­rie de l’Incarnation fut éle­vée aux su­blimes états d’oraison qui la font al­ler de pair avec les plus hauts contem­pla­tifs de tous les temps et de tous les pays. À Qué­bec, où elle ar­riva en 1639, c’est une œuvre fran­çaise qu’elle fit du­rant les trente-deux an­nées qui lui res­taient en­core à vivre. Par là, ses écrits sont le bien et l’honneur in­di­vis des deux France. »

  1. À ne pas confondre avec Barbe Aca­rie, née Barbe Avrillot, qui en­tra éga­le­ment en re­li­gion sous le nom de Ma­rie de l’Incarnation. Elle vé­cut un siècle plus tôt. Haut
  2. « Ins­truc­tion sur les états d’oraison », liv. IX. Bos­suet a écrit ailleurs à une cor­res­pon­dante : « J’ai vu, de­puis peu, la vie de la mère Ma­rie de l’Incarnation… Tout y est ad­mi­rable, et je vous ren­ver­rai bien­tôt [des] ex­traits pour vous en ser­vir » (« Lettres à la sœur Cor­nuau », lettre CIII). Haut
  1. « Port-Royal », liv. I. Haut

Marie de l’Incarnation, « Écrits spirituels et historiques. Tome III »

éd. D. de Brouwer-L’Action sociale, Paris-Québec

éd. D. de Brouwer-L’Action so­ciale, Pa­ris-Qué­bec

Il s’agit de la « Cor­res­pon­dance » et autres écrits de la mère Ma­rie de l’Incarnation1, la pre­mière en date, comme la pre­mière en gé­nie, parmi les femmes mis­sion­naires ve­nues évan­gé­li­ser le Ca­nada (XVIIe siècle apr. J.-C.). Certes, ses écrits furent com­po­sés sans souci d’agrément lit­té­raire. Mais ils viennent d’une femme de ca­rac­tère qui était, en vé­rité, une na­ture d’exception et qui, en as­so­ciant son âme di­rec­te­ment à Dieu, fit l’économie d’une dé­pen­dance par rap­port aux hommes. Sa piété cou­ra­geuse et son saint en­thou­siasme étaient suf­fi­sam­ment connus pour que Bos­suet l’ait ap­pe­lée « la Thé­rèse de nos jours et du Nou­veau Monde »2. « Au Ca­nada, ses œuvres sont un tré­sor de fa­mille », ex­plique dom Al­bert Ja­met. « Mais les Fran­çais de l’ancienne France doivent sa­voir que ses œuvres sont toutes leurs aussi, et au même titre. Peut-être s’en sont-ils trop dés­in­té­res­sés. “En France”, no­tait Sainte-Beuve3, “nous ne nous mon­trons pas tou­jours as­sez soi­gneux ou fiers de nos ri­chesses.” À Tours, où elle na­quit en 1599, Ma­rie de l’Incarnation fut éle­vée aux su­blimes états d’oraison qui la font al­ler de pair avec les plus hauts contem­pla­tifs de tous les temps et de tous les pays. À Qué­bec, où elle ar­riva en 1639, c’est une œuvre fran­çaise qu’elle fit du­rant les trente-deux an­nées qui lui res­taient en­core à vivre. Par là, ses écrits sont le bien et l’honneur in­di­vis des deux France. »

  1. À ne pas confondre avec Barbe Aca­rie, née Barbe Avrillot, qui en­tra éga­le­ment en re­li­gion sous le nom de Ma­rie de l’Incarnation. Elle vé­cut un siècle plus tôt. Haut
  2. « Ins­truc­tion sur les états d’oraison », liv. IX. Bos­suet a écrit ailleurs à une cor­res­pon­dante : « J’ai vu, de­puis peu, la vie de la mère Ma­rie de l’Incarnation… Tout y est ad­mi­rable, et je vous ren­ver­rai bien­tôt [des] ex­traits pour vous en ser­vir » (« Lettres à la sœur Cor­nuau », lettre CIII). Haut
  1. « Port-Royal », liv. I. Haut

« Le Vieil Homme qui vendait du thé : excentricité et retrait du monde dans le Japon du XVIIIe siècle »

éd. du Cerf, coll. Les Conférences de l’École pratique des hautes études, Paris

éd. du Cerf, coll. Les Confé­rences de l’École pra­tique des hautes études, Pa­ris

Il s’agit de Bai­saô1, ven­deur de thé et er­mite du XVIIIe siècle apr. J.-C., sorte de Dio­gène ja­po­nais. Je dois d’abord dire que cet homme se consa­cra à la vente de thé, non pour l’amour de l’argent, mais pour par­ve­nir à l’Éveil et ac­com­plir la Voie. Il était le dis­ciple du maître zen Ke­rin2, le su­pé­rieur du mo­nas­tère du Ryû­shin-ji. En sa on­zième an­née, il en­tra en re­li­gion et, sous la hou­lette de Ke­rin, il ap­prit les « En­tre­tiens de Confu­cius » et étu­dia le zen. Passé sa vingt-deuxième an­née, il fut af­fligé de ter­ribles maux de ventre qui le lais­saient sans ré­pit. Alors, don­nant un libre cours à son dé­pit, et tan­dis que sa ma­la­die le ron­geait tou­jours, il par­tit en voyage, tan­tôt à l’Ouest, tan­tôt à l’Est, en di­vers en­droits du Ja­pon, et ren­dit vi­site à de nom­breux moines émi­nents, sans s’attarder chez au­cun. Par la suite, il s’en re­tourna dans sa pro­vince de Hi­zen où, comme par le passé, il ser­vit son maître Ke­rin pen­dant qua­torze an­nées. Mais à la mort de ce­lui-ci, il re­fusa la suc­ces­sion du mo­nas­tère et, ayant re­mis la charge à un condis­ciple, il s’enfuit à Kyôto. Là, il se mit à vendre du thé pour évi­ter de mou­rir de faim. Cher­chant les lieux les plus connus pour leurs ce­ri­siers au prin­temps, les sites les plus re­mar­quables pour leurs érables à l’automne, il louait un mi­nus­cule em­pla­ce­ment, mon­tait une échoppe, fai­sait in­fu­ser son thé et at­ten­dait les clients. Sa barbe était fort longue et des­cen­dait plus bas que ses ge­noux ; il se vê­tait de vieux ha­bits éli­més, n’ayant l’apparence ni d’un moine, ni d’une per­sonne du vul­gaire. Aussi, en peu de temps, le sur­nom de Bai­saô (« vieux mar­chand de thé ») fut-il sur les lèvres de toutes les per­sonnes élé­gantes et raf­fi­nées de la ca­pi­tale.

  1. En ja­po­nais 売茶翁 ou 賣茶翁. Par­fois trans­crit Mai­saô. Éga­le­ment connu sous les sur­noms de Kô Yû­gai (高遊外) et de Gek­kai Gen­shô (月海元昭). Par­fois trans­crit Gek­kai Gan­shô. Haut
  1. En ja­po­nais 化霖. Haut

Marie de l’Incarnation, « Écrits spirituels et historiques. Tome II »

éd. D. de Brouwer-L’Action sociale, Paris-Québec

éd. D. de Brouwer-L’Action so­ciale, Pa­ris-Qué­bec

Il s’agit de la « Re­traite de 1634 » et autres écrits de la mère Ma­rie de l’Incarnation1, la pre­mière en date, comme la pre­mière en gé­nie, parmi les femmes mis­sion­naires ve­nues évan­gé­li­ser le Ca­nada (XVIIe siècle apr. J.-C.). Certes, ses écrits furent com­po­sés sans souci d’agrément lit­té­raire. Mais ils viennent d’une femme de ca­rac­tère qui était, en vé­rité, une na­ture d’exception et qui, en as­so­ciant son âme di­rec­te­ment à Dieu, fit l’économie d’une dé­pen­dance par rap­port aux hommes. Sa piété cou­ra­geuse et son saint en­thou­siasme étaient suf­fi­sam­ment connus pour que Bos­suet l’ait ap­pe­lée « la Thé­rèse de nos jours et du Nou­veau Monde »2. « Au Ca­nada, ses œuvres sont un tré­sor de fa­mille », ex­plique dom Al­bert Ja­met. « Mais les Fran­çais de l’ancienne France doivent sa­voir que ses œuvres sont toutes leurs aussi, et au même titre. Peut-être s’en sont-ils trop dés­in­té­res­sés. “En France”, no­tait Sainte-Beuve3, “nous ne nous mon­trons pas tou­jours as­sez soi­gneux ou fiers de nos ri­chesses.” À Tours, où elle na­quit en 1599, Ma­rie de l’Incarnation fut éle­vée aux su­blimes états d’oraison qui la font al­ler de pair avec les plus hauts contem­pla­tifs de tous les temps et de tous les pays. À Qué­bec, où elle ar­riva en 1639, c’est une œuvre fran­çaise qu’elle fit du­rant les trente-deux an­nées qui lui res­taient en­core à vivre. Par là, ses écrits sont le bien et l’honneur in­di­vis des deux France. »

  1. À ne pas confondre avec Barbe Aca­rie, née Barbe Avrillot, qui en­tra éga­le­ment en re­li­gion sous le nom de Ma­rie de l’Incarnation. Elle vé­cut un siècle plus tôt. Haut
  2. « Ins­truc­tion sur les états d’oraison », liv. IX. Bos­suet a écrit ailleurs à une cor­res­pon­dante : « J’ai vu, de­puis peu, la vie de la mère Ma­rie de l’Incarnation… Tout y est ad­mi­rable, et je vous ren­ver­rai bien­tôt [des] ex­traits pour vous en ser­vir » (« Lettres à la sœur Cor­nuau », lettre CIII). Haut
  1. « Port-Royal », liv. I. Haut

Marie de l’Incarnation, « Écrits spirituels et historiques. Tome I »

éd. D. de Brouwer-L’Action sociale, Paris-Québec

éd. D. de Brouwer-L’Action so­ciale, Pa­ris-Qué­bec

Il s’agit de la « Re­la­tion de 1633 » et autres écrits de la mère Ma­rie de l’Incarnation1, la pre­mière en date, comme la pre­mière en gé­nie, parmi les femmes mis­sion­naires ve­nues évan­gé­li­ser le Ca­nada (XVIIe siècle apr. J.-C.). Certes, ses écrits furent com­po­sés sans souci d’agrément lit­té­raire. Mais ils viennent d’une femme de ca­rac­tère qui était, en vé­rité, une na­ture d’exception et qui, en as­so­ciant son âme di­rec­te­ment à Dieu, fit l’économie d’une dé­pen­dance par rap­port aux hommes. Sa piété cou­ra­geuse et son saint en­thou­siasme étaient suf­fi­sam­ment connus pour que Bos­suet l’ait ap­pe­lée « la Thé­rèse de nos jours et du Nou­veau Monde »2. « Au Ca­nada, ses œuvres sont un tré­sor de fa­mille », ex­plique dom Al­bert Ja­met. « Mais les Fran­çais de l’ancienne France doivent sa­voir que ses œuvres sont toutes leurs aussi, et au même titre. Peut-être s’en sont-ils trop dés­in­té­res­sés. “En France”, no­tait Sainte-Beuve3, “nous ne nous mon­trons pas tou­jours as­sez soi­gneux ou fiers de nos ri­chesses.” À Tours, où elle na­quit en 1599, Ma­rie de l’Incarnation fut éle­vée aux su­blimes états d’oraison qui la font al­ler de pair avec les plus hauts contem­pla­tifs de tous les temps et de tous les pays. À Qué­bec, où elle ar­riva en 1639, c’est une œuvre fran­çaise qu’elle fit du­rant les trente-deux an­nées qui lui res­taient en­core à vivre. Par là, ses écrits sont le bien et l’honneur in­di­vis des deux France. »

  1. À ne pas confondre avec Barbe Aca­rie, née Barbe Avrillot, qui en­tra éga­le­ment en re­li­gion sous le nom de Ma­rie de l’Incarnation. Elle vé­cut un siècle plus tôt. Haut
  2. « Ins­truc­tion sur les états d’oraison », liv. IX. Bos­suet a écrit ailleurs à une cor­res­pon­dante : « J’ai vu, de­puis peu, la vie de la mère Ma­rie de l’Incarnation… Tout y est ad­mi­rable, et je vous ren­ver­rai bien­tôt [des] ex­traits pour vous en ser­vir » (« Lettres à la sœur Cor­nuau », lettre CIII). Haut
  1. « Port-Royal », liv. I. Haut