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Mot-clef1648-1687 (Mehmed IV)

sujet

Galland, «Journal, [pendant] la période parisienne. Volume IV (1714-1715)»

éd. Peeters, coll. Association pour la promotion de l’histoire et de l’archéologie orientales-Mémoires, Louvain

éd. Pee­ters, coll. Asso­cia­tion pour la pro­mo­tion de l’histoire et de l’archéologie orien­tales-Mémoires, Lou­vain

Il s’agit du «Jour­nal» d’Antoine Gal­land, orien­ta­liste et numis­mate fran­çais (XVIIe-XVIIIe siècle), à qui l’on doit une des œuvres qui modi­fièrent le plus l’imagination lit­té­raire, sinon pro­fon­dé­ment, du moins dans la fan­tai­sie, je veux dire les «Mille et une Nuits». Toute sa vie, Gal­land vécut seul, presque sans autres amis que ses livres — les seuls qui ne le déçurent jamais. Savant de pre­mier ordre, il s’attachait à étu­dier les langues orien­tales et les médailles antiques, propres à jeter quelque lumière — si infime fût-elle — sur les annales du pas­sé. Voya­geur, il cher­chait les traits négli­gés par ses devan­ciers. Sou­vent heu­reux dans ses recherches, simple et labo­rieux, il était, cepen­dant, d’une cer­taine humeur dans la lec­ture de ses contem­po­rains, qu’il ne pou­vait souf­frir d’y voir impri­mées des erreurs sans prendre la plume pour les cor­ri­ger. «J’y trou­vai», écrit-il au sujet d’un livre*, «des expli­ca­tions si fort hors du bon sens, que je fus contraint de ces­ser la lec­ture pour la reprendre le matin, de crainte que je n’en puisse dor­mir. Mais je fus plus d’une heure et demie à m’endormir, non­obs­tant les efforts que je pus faire pour chas­ser de mon esprit ces extra­va­gances, dont l’auteur, qui ne s’était pas nom­mé, se fai­sait néan­moins assez connaître». Ses écrits res­tèrent tou­jours, pour le nombre et l’importance, au-des­sous de son éru­di­tion. Un jour, il eut une dis­cus­sion très vive à l’Académie des ins­crip­tions; dans une de ses répliques, on remarque ce pas­sage qui montre l’étendue de son acti­vi­té inlas­sable et sa haute rigueur : «Pytha­gore ne deman­dait à ses dis­ciples que sept ans de silence pour s’instruire des prin­cipes de la phi­lo­so­phie avant que d’en écrire ou d’en vou­loir juger. Sans que per­sonne l’eût exi­gé, j’ai gar­dé un silence plus rigide et plus long dans l’étude des médailles. Ce silence a été de trente années. Pen­dant tout ce temps-là, je ne me suis pas conten­té d’écouter un grand nombre de maîtres habiles, de lire et d’examiner leurs ouvrages; j’ai encore manié et déchif­fré plu­sieurs mil­liers de médailles grecques et latines, tant en France qu’en Syrie et en Pales­tine, à Smyrne, à Constan­ti­nople, à Alexan­drie et dans les îles de l’Archipel»

* «Jour­nal», 4 juin 1711. Haut

Galland, «Journal, [pendant] la période parisienne. Tome III (1712-1713)»

éd. Peeters, coll. Association pour la promotion de l’histoire et de l’archéologie orientales-Mémoires, Louvain

éd. Pee­ters, coll. Asso­cia­tion pour la pro­mo­tion de l’histoire et de l’archéologie orien­tales-Mémoires, Lou­vain

Il s’agit du «Jour­nal» d’Antoine Gal­land, orien­ta­liste et numis­mate fran­çais (XVIIe-XVIIIe siècle), à qui l’on doit une des œuvres qui modi­fièrent le plus l’imagination lit­té­raire, sinon pro­fon­dé­ment, du moins dans la fan­tai­sie, je veux dire les «Mille et une Nuits». Toute sa vie, Gal­land vécut seul, presque sans autres amis que ses livres — les seuls qui ne le déçurent jamais. Savant de pre­mier ordre, il s’attachait à étu­dier les langues orien­tales et les médailles antiques, propres à jeter quelque lumière — si infime fût-elle — sur les annales du pas­sé. Voya­geur, il cher­chait les traits négli­gés par ses devan­ciers. Sou­vent heu­reux dans ses recherches, simple et labo­rieux, il était, cepen­dant, d’une cer­taine humeur dans la lec­ture de ses contem­po­rains, qu’il ne pou­vait souf­frir d’y voir impri­mées des erreurs sans prendre la plume pour les cor­ri­ger. «J’y trou­vai», écrit-il au sujet d’un livre*, «des expli­ca­tions si fort hors du bon sens, que je fus contraint de ces­ser la lec­ture pour la reprendre le matin, de crainte que je n’en puisse dor­mir. Mais je fus plus d’une heure et demie à m’endormir, non­obs­tant les efforts que je pus faire pour chas­ser de mon esprit ces extra­va­gances, dont l’auteur, qui ne s’était pas nom­mé, se fai­sait néan­moins assez connaître». Ses écrits res­tèrent tou­jours, pour le nombre et l’importance, au-des­sous de son éru­di­tion. Un jour, il eut une dis­cus­sion très vive à l’Académie des ins­crip­tions; dans une de ses répliques, on remarque ce pas­sage qui montre l’étendue de son acti­vi­té inlas­sable et sa haute rigueur : «Pytha­gore ne deman­dait à ses dis­ciples que sept ans de silence pour s’instruire des prin­cipes de la phi­lo­so­phie avant que d’en écrire ou d’en vou­loir juger. Sans que per­sonne l’eût exi­gé, j’ai gar­dé un silence plus rigide et plus long dans l’étude des médailles. Ce silence a été de trente années. Pen­dant tout ce temps-là, je ne me suis pas conten­té d’écouter un grand nombre de maîtres habiles, de lire et d’examiner leurs ouvrages; j’ai encore manié et déchif­fré plu­sieurs mil­liers de médailles grecques et latines, tant en France qu’en Syrie et en Pales­tine, à Smyrne, à Constan­ti­nople, à Alexan­drie et dans les îles de l’Archipel»

* «Jour­nal», 4 juin 1711. Haut

Galland, «Journal, [pendant] la période parisienne. Tome II (1710-1711)»

éd. Peeters, coll. Association pour la promotion de l’histoire et de l’archéologie orientales-Mémoires, Louvain

éd. Pee­ters, coll. Asso­cia­tion pour la pro­mo­tion de l’histoire et de l’archéologie orien­tales-Mémoires, Lou­vain

Il s’agit du «Jour­nal» d’Antoine Gal­land, orien­ta­liste et numis­mate fran­çais (XVIIe-XVIIIe siècle), à qui l’on doit une des œuvres qui modi­fièrent le plus l’imagination lit­té­raire, sinon pro­fon­dé­ment, du moins dans la fan­tai­sie, je veux dire les «Mille et une Nuits». Toute sa vie, Gal­land vécut seul, presque sans autres amis que ses livres — les seuls qui ne le déçurent jamais. Savant de pre­mier ordre, il s’attachait à étu­dier les langues orien­tales et les médailles antiques, propres à jeter quelque lumière — si infime fût-elle — sur les annales du pas­sé. Voya­geur, il cher­chait les traits négli­gés par ses devan­ciers. Sou­vent heu­reux dans ses recherches, simple et labo­rieux, il était, cepen­dant, d’une cer­taine humeur dans la lec­ture de ses contem­po­rains, qu’il ne pou­vait souf­frir d’y voir impri­mées des erreurs sans prendre la plume pour les cor­ri­ger. «J’y trou­vai», écrit-il au sujet d’un livre*, «des expli­ca­tions si fort hors du bon sens, que je fus contraint de ces­ser la lec­ture pour la reprendre le matin, de crainte que je n’en puisse dor­mir. Mais je fus plus d’une heure et demie à m’endormir, non­obs­tant les efforts que je pus faire pour chas­ser de mon esprit ces extra­va­gances, dont l’auteur, qui ne s’était pas nom­mé, se fai­sait néan­moins assez connaître». Ses écrits res­tèrent tou­jours, pour le nombre et l’importance, au-des­sous de son éru­di­tion. Un jour, il eut une dis­cus­sion très vive à l’Académie des ins­crip­tions; dans une de ses répliques, on remarque ce pas­sage qui montre l’étendue de son acti­vi­té inlas­sable et sa haute rigueur : «Pytha­gore ne deman­dait à ses dis­ciples que sept ans de silence pour s’instruire des prin­cipes de la phi­lo­so­phie avant que d’en écrire ou d’en vou­loir juger. Sans que per­sonne l’eût exi­gé, j’ai gar­dé un silence plus rigide et plus long dans l’étude des médailles. Ce silence a été de trente années. Pen­dant tout ce temps-là, je ne me suis pas conten­té d’écouter un grand nombre de maîtres habiles, de lire et d’examiner leurs ouvrages; j’ai encore manié et déchif­fré plu­sieurs mil­liers de médailles grecques et latines, tant en France qu’en Syrie et en Pales­tine, à Smyrne, à Constan­ti­nople, à Alexan­drie et dans les îles de l’Archipel»

* «Jour­nal», 4 juin 1711. Haut

Galland, «Journal, [pendant] la période parisienne. Tome I (1708-1709)»

éd. Peeters, coll. Association pour la promotion de l’histoire et de l’archéologie orientales-Mémoires, Louvain

éd. Pee­ters, coll. Asso­cia­tion pour la pro­mo­tion de l’histoire et de l’archéologie orien­tales-Mémoires, Lou­vain

Il s’agit du «Jour­nal» d’Antoine Gal­land, orien­ta­liste et numis­mate fran­çais (XVIIe-XVIIIe siècle), à qui l’on doit une des œuvres qui modi­fièrent le plus l’imagination lit­té­raire, sinon pro­fon­dé­ment, du moins dans la fan­tai­sie, je veux dire les «Mille et une Nuits». Toute sa vie, Gal­land vécut seul, presque sans autres amis que ses livres — les seuls qui ne le déçurent jamais. Savant de pre­mier ordre, il s’attachait à étu­dier les langues orien­tales et les médailles antiques, propres à jeter quelque lumière — si infime fût-elle — sur les annales du pas­sé. Voya­geur, il cher­chait les traits négli­gés par ses devan­ciers. Sou­vent heu­reux dans ses recherches, simple et labo­rieux, il était, cepen­dant, d’une cer­taine humeur dans la lec­ture de ses contem­po­rains, qu’il ne pou­vait souf­frir d’y voir impri­mées des erreurs sans prendre la plume pour les cor­ri­ger. «J’y trou­vai», écrit-il au sujet d’un livre*, «des expli­ca­tions si fort hors du bon sens, que je fus contraint de ces­ser la lec­ture pour la reprendre le matin, de crainte que je n’en puisse dor­mir. Mais je fus plus d’une heure et demie à m’endormir, non­obs­tant les efforts que je pus faire pour chas­ser de mon esprit ces extra­va­gances, dont l’auteur, qui ne s’était pas nom­mé, se fai­sait néan­moins assez connaître». Ses écrits res­tèrent tou­jours, pour le nombre et l’importance, au-des­sous de son éru­di­tion. Un jour, il eut une dis­cus­sion très vive à l’Académie des ins­crip­tions; dans une de ses répliques, on remarque ce pas­sage qui montre l’étendue de son acti­vi­té inlas­sable et sa haute rigueur : «Pytha­gore ne deman­dait à ses dis­ciples que sept ans de silence pour s’instruire des prin­cipes de la phi­lo­so­phie avant que d’en écrire ou d’en vou­loir juger. Sans que per­sonne l’eût exi­gé, j’ai gar­dé un silence plus rigide et plus long dans l’étude des médailles. Ce silence a été de trente années. Pen­dant tout ce temps-là, je ne me suis pas conten­té d’écouter un grand nombre de maîtres habiles, de lire et d’examiner leurs ouvrages; j’ai encore manié et déchif­fré plu­sieurs mil­liers de médailles grecques et latines, tant en France qu’en Syrie et en Pales­tine, à Smyrne, à Constan­ti­nople, à Alexan­drie et dans les îles de l’Archipel»

* «Jour­nal», 4 juin 1711. Haut

Galland, «Journal, pendant le séjour à Constantinople (1672-1673). Tome II»

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit du «Jour­nal» d’Antoine Gal­land, orien­ta­liste et numis­mate fran­çais (XVIIe-XVIIIe siècle), à qui l’on doit une des œuvres qui modi­fièrent le plus l’imagination lit­té­raire, sinon pro­fon­dé­ment, du moins dans la fan­tai­sie, je veux dire les «Mille et une Nuits». Toute sa vie, Gal­land vécut seul, presque sans autres amis que ses livres — les seuls qui ne le déçurent jamais. Savant de pre­mier ordre, il s’attachait à étu­dier les langues orien­tales et les médailles antiques, propres à jeter quelque lumière — si infime fût-elle — sur les annales du pas­sé. Voya­geur, il cher­chait les traits négli­gés par ses devan­ciers. Sou­vent heu­reux dans ses recherches, simple et labo­rieux, il était, cepen­dant, d’une cer­taine humeur dans la lec­ture de ses contem­po­rains, qu’il ne pou­vait souf­frir d’y voir impri­mées des erreurs sans prendre la plume pour les cor­ri­ger. «J’y trou­vai», écrit-il au sujet d’un livre*, «des expli­ca­tions si fort hors du bon sens, que je fus contraint de ces­ser la lec­ture pour la reprendre le matin, de crainte que je n’en puisse dor­mir. Mais je fus plus d’une heure et demie à m’endormir, non­obs­tant les efforts que je pus faire pour chas­ser de mon esprit ces extra­va­gances, dont l’auteur, qui ne s’était pas nom­mé, se fai­sait néan­moins assez connaître». Ses écrits res­tèrent tou­jours, pour le nombre et l’importance, au-des­sous de son éru­di­tion. Un jour, il eut une dis­cus­sion très vive à l’Académie des ins­crip­tions; dans une de ses répliques, on remarque ce pas­sage qui montre l’étendue de son acti­vi­té inlas­sable et sa haute rigueur : «Pytha­gore ne deman­dait à ses dis­ciples que sept ans de silence pour s’instruire des prin­cipes de la phi­lo­so­phie avant que d’en écrire ou d’en vou­loir juger. Sans que per­sonne l’eût exi­gé, j’ai gar­dé un silence plus rigide et plus long dans l’étude des médailles. Ce silence a été de trente années. Pen­dant tout ce temps-là, je ne me suis pas conten­té d’écouter un grand nombre de maîtres habiles, de lire et d’examiner leurs ouvrages; j’ai encore manié et déchif­fré plu­sieurs mil­liers de médailles grecques et latines, tant en France qu’en Syrie et en Pales­tine, à Smyrne, à Constan­ti­nople, à Alexan­drie et dans les îles de l’Archipel»

* «Jour­nal», 4 juin 1711. Haut

Galland, «Journal, pendant le séjour à Constantinople (1672-1673). Tome I»

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit du «Jour­nal» d’Antoine Gal­land, orien­ta­liste et numis­mate fran­çais (XVIIe-XVIIIe siècle), à qui l’on doit une des œuvres qui modi­fièrent le plus l’imagination lit­té­raire, sinon pro­fon­dé­ment, du moins dans la fan­tai­sie, je veux dire les «Mille et une Nuits». Toute sa vie, Gal­land vécut seul, presque sans autres amis que ses livres — les seuls qui ne le déçurent jamais. Savant de pre­mier ordre, il s’attachait à étu­dier les langues orien­tales et les médailles antiques, propres à jeter quelque lumière — si infime fût-elle — sur les annales du pas­sé. Voya­geur, il cher­chait les traits négli­gés par ses devan­ciers. Sou­vent heu­reux dans ses recherches, simple et labo­rieux, il était, cepen­dant, d’une cer­taine humeur dans la lec­ture de ses contem­po­rains, qu’il ne pou­vait souf­frir d’y voir impri­mées des erreurs sans prendre la plume pour les cor­ri­ger. «J’y trou­vai», écrit-il au sujet d’un livre*, «des expli­ca­tions si fort hors du bon sens, que je fus contraint de ces­ser la lec­ture pour la reprendre le matin, de crainte que je n’en puisse dor­mir. Mais je fus plus d’une heure et demie à m’endormir, non­obs­tant les efforts que je pus faire pour chas­ser de mon esprit ces extra­va­gances, dont l’auteur, qui ne s’était pas nom­mé, se fai­sait néan­moins assez connaître». Ses écrits res­tèrent tou­jours, pour le nombre et l’importance, au-des­sous de son éru­di­tion. Un jour, il eut une dis­cus­sion très vive à l’Académie des ins­crip­tions; dans une de ses répliques, on remarque ce pas­sage qui montre l’étendue de son acti­vi­té inlas­sable et sa haute rigueur : «Pytha­gore ne deman­dait à ses dis­ciples que sept ans de silence pour s’instruire des prin­cipes de la phi­lo­so­phie avant que d’en écrire ou d’en vou­loir juger. Sans que per­sonne l’eût exi­gé, j’ai gar­dé un silence plus rigide et plus long dans l’étude des médailles. Ce silence a été de trente années. Pen­dant tout ce temps-là, je ne me suis pas conten­té d’écouter un grand nombre de maîtres habiles, de lire et d’examiner leurs ouvrages; j’ai encore manié et déchif­fré plu­sieurs mil­liers de médailles grecques et latines, tant en France qu’en Syrie et en Pales­tine, à Smyrne, à Constan­ti­nople, à Alexan­drie et dans les îles de l’Archipel»

* «Jour­nal», 4 juin 1711. Haut