Mot-clefpoésie lyrique française

su­jet

Hugo, « Les Chants du crépuscule • Les Voix intérieures • Les Rayons et les Ombres »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des « Rayons et les Ombres » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Les Orientales • Les Feuilles d’automne »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des « Feuilles d’automne » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Odes et Ballades »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des « Odes et Bal­lades » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Parny, « Œuvres complètes. Tome IV. Mélanges • Opuscules • Lettres • Réponses »

éd. L’Harmattan, coll. Les Introuvables, Paris

éd. L’Harmattan, coll. Les In­trou­vables, Pa­ris

Il s’agit d’Évariste-Désiré, che­va­lier de Parny, poète et créole qui doit la meilleure par­tie de sa re­nom­mée à ses « Élé­gies » éro­tiques et ses « Chan­sons ma­dé­casses » (XVIIIe siècle). Cha­teau­briand les sa­vait par cœur, et il écri­vit à l’homme dont les vers fai­saient ses dé­lices pour lui de­man­der la per­mis­sion de le voir : « Parny me ré­pon­dit po­li­ment ; je me ren­dis chez lui, rue de Cléry. Je trou­vai un homme as­sez jeune en­core, de très bon ton, grand, maigre, le vi­sage mar­qué de pe­tite vé­role. Il me ren­dit ma vi­site ; je le pré­sen­tai à mes sœurs. Il ai­mait peu la so­ciété et il en fut bien­tôt chassé par la po­li­tique… Je n’ai point connu d’écrivain qui fût plus sem­blable à ses ou­vrages : poète et créole, il ne lui fal­lait que le ciel de l’Inde, une fon­taine, un pal­mier et une femme. Il re­dou­tait le bruit, cher­chait à glis­ser dans la vie sans être aperçu… et n’était trahi dans son obs­cu­rité que par… sa lyre »1. Mais le pre­mier trait dis­tinc­tif du « seul poète élé­giaque que la France ait en­core pro­duit », comme l’appelait Cha­teau­briand2, était sa bonté et sa sym­pa­thie. Sen­sible par­tout aux mal­heurs de l’humanité, Parny dé­plo­rait le sort de l’Inde af­fa­mée, ra­va­gée par la po­li­tique de l’Angleterre, et ce­lui des Noirs dans les co­lo­nies de la France dont la nour­ri­ture était « saine et as­sez abon­dante », mais qui avaient la pioche à la main de­puis quatre heures du ma­tin jusqu’au cou­cher du so­leil : « Non, je ne sau­rais me plaire », écri­vait-il3 de l’île de la Réunion, qui était son île na­tale — « non, je ne sau­rais me plaire dans un pays où mes re­gards ne peuvent tom­ber que sur le spec­tacle de la ser­vi­tude, où le bruit des fouets et des chaînes étour­dit mon oreille et re­ten­tit dans mon cœur. Je ne vois que des ty­rans et des es­claves, et je ne vois pas mon sem­blable. On troque tous les jours un homme contre un che­val : il est im­pos­sible que je m’accoutume à une bi­zar­re­rie si ré­vol­tante ».

  1. « Mé­moires d’outre-tombe », liv. IV, ch. XII. Haut
  2. « Es­sai his­to­rique sur les ré­vo­lu­tions », liv. I, part. 1, ch. XXII. Haut
  1. « Tome IV », p. 130. Haut

Parny, « Œuvres complètes. Tome III. Isnel et Asléga • Élégies • Les Tableaux • Chansons madécasses »

éd. L’Harmattan, coll. Les Introuvables, Paris

éd. L’Harmattan, coll. Les In­trou­vables, Pa­ris

Il s’agit d’Évariste-Désiré, che­va­lier de Parny, poète et créole qui doit la meilleure par­tie de sa re­nom­mée à ses « Élé­gies » éro­tiques et ses « Chan­sons ma­dé­casses » (XVIIIe siècle). Cha­teau­briand les sa­vait par cœur, et il écri­vit à l’homme dont les vers fai­saient ses dé­lices pour lui de­man­der la per­mis­sion de le voir : « Parny me ré­pon­dit po­li­ment ; je me ren­dis chez lui, rue de Cléry. Je trou­vai un homme as­sez jeune en­core, de très bon ton, grand, maigre, le vi­sage mar­qué de pe­tite vé­role. Il me ren­dit ma vi­site ; je le pré­sen­tai à mes sœurs. Il ai­mait peu la so­ciété et il en fut bien­tôt chassé par la po­li­tique… Je n’ai point connu d’écrivain qui fût plus sem­blable à ses ou­vrages : poète et créole, il ne lui fal­lait que le ciel de l’Inde, une fon­taine, un pal­mier et une femme. Il re­dou­tait le bruit, cher­chait à glis­ser dans la vie sans être aperçu… et n’était trahi dans son obs­cu­rité que par… sa lyre »1. Mais le pre­mier trait dis­tinc­tif du « seul poète élé­giaque que la France ait en­core pro­duit », comme l’appelait Cha­teau­briand2, était sa bonté et sa sym­pa­thie. Sen­sible par­tout aux mal­heurs de l’humanité, Parny dé­plo­rait le sort de l’Inde af­fa­mée, ra­va­gée par la po­li­tique de l’Angleterre, et ce­lui des Noirs dans les co­lo­nies de la France dont la nour­ri­ture était « saine et as­sez abon­dante », mais qui avaient la pioche à la main de­puis quatre heures du ma­tin jusqu’au cou­cher du so­leil : « Non, je ne sau­rais me plaire », écri­vait-il3 de l’île de la Réunion, qui était son île na­tale — « non, je ne sau­rais me plaire dans un pays où mes re­gards ne peuvent tom­ber que sur le spec­tacle de la ser­vi­tude, où le bruit des fouets et des chaînes étour­dit mon oreille et re­ten­tit dans mon cœur. Je ne vois que des ty­rans et des es­claves, et je ne vois pas mon sem­blable. On troque tous les jours un homme contre un che­val : il est im­pos­sible que je m’accoutume à une bi­zar­re­rie si ré­vol­tante ».

  1. « Mé­moires d’outre-tombe », liv. IV, ch. XII. Haut
  2. « Es­sai his­to­rique sur les ré­vo­lu­tions », liv. I, part. 1, ch. XXII. Haut
  1. « Tome IV », p. 130. Haut

Parny, « Œuvres complètes. Tome II. Les Galanteries de la Bible • Le Paradis perdu • Goddam • Les Rose-Croix »

éd. L’Harmattan, coll. Les Introuvables, Paris

éd. L’Harmattan, coll. Les In­trou­vables, Pa­ris

Il s’agit d’Évariste-Désiré, che­va­lier de Parny, poète et créole qui doit la meilleure par­tie de sa re­nom­mée à ses « Élé­gies » éro­tiques et ses « Chan­sons ma­dé­casses » (XVIIIe siècle). Cha­teau­briand les sa­vait par cœur, et il écri­vit à l’homme dont les vers fai­saient ses dé­lices pour lui de­man­der la per­mis­sion de le voir : « Parny me ré­pon­dit po­li­ment ; je me ren­dis chez lui, rue de Cléry. Je trou­vai un homme as­sez jeune en­core, de très bon ton, grand, maigre, le vi­sage mar­qué de pe­tite vé­role. Il me ren­dit ma vi­site ; je le pré­sen­tai à mes sœurs. Il ai­mait peu la so­ciété et il en fut bien­tôt chassé par la po­li­tique… Je n’ai point connu d’écrivain qui fût plus sem­blable à ses ou­vrages : poète et créole, il ne lui fal­lait que le ciel de l’Inde, une fon­taine, un pal­mier et une femme. Il re­dou­tait le bruit, cher­chait à glis­ser dans la vie sans être aperçu… et n’était trahi dans son obs­cu­rité que par… sa lyre »1. Mais le pre­mier trait dis­tinc­tif du « seul poète élé­giaque que la France ait en­core pro­duit », comme l’appelait Cha­teau­briand2, était sa bonté et sa sym­pa­thie. Sen­sible par­tout aux mal­heurs de l’humanité, Parny dé­plo­rait le sort de l’Inde af­fa­mée, ra­va­gée par la po­li­tique de l’Angleterre, et ce­lui des Noirs dans les co­lo­nies de la France dont la nour­ri­ture était « saine et as­sez abon­dante », mais qui avaient la pioche à la main de­puis quatre heures du ma­tin jusqu’au cou­cher du so­leil : « Non, je ne sau­rais me plaire », écri­vait-il3 de l’île de la Réunion, qui était son île na­tale — « non, je ne sau­rais me plaire dans un pays où mes re­gards ne peuvent tom­ber que sur le spec­tacle de la ser­vi­tude, où le bruit des fouets et des chaînes étour­dit mon oreille et re­ten­tit dans mon cœur. Je ne vois que des ty­rans et des es­claves, et je ne vois pas mon sem­blable. On troque tous les jours un homme contre un che­val : il est im­pos­sible que je m’accoutume à une bi­zar­re­rie si ré­vol­tante ».

  1. « Mé­moires d’outre-tombe », liv. IV, ch. XII. Haut
  2. « Es­sai his­to­rique sur les ré­vo­lu­tions », liv. I, part. 1, ch. XXII. Haut
  1. « Tome IV », p. 130. Haut

Hugo, « Notre-Dame de Paris. Tome II »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de « Notre-Dame de Pa­ris » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Notre-Dame de Paris. Tome I »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de « Notre-Dame de Pa­ris » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Han d’Islande »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de « Han d’Islande » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « L’Art d’être grand-père »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de « L’Art d’être grand-père » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Bug-Jargal • Le Dernier Jour d’un condamné • Claude Gueux »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit du « Der­nier Jour d’un condamné » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Les Misérables. Tome V »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des « Mi­sé­rables » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut

Hugo, « Les Misérables. Tome IV »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des « Mi­sé­rables » et autres œuvres de Vic­tor Hugo (XIXe siècle). Il faut re­con­naître que Hugo est non seule­ment le pre­mier en rang des écri­vains de langue fran­çaise, de­puis que cette langue a été fixée ; mais le seul qui ait un droit vrai­ment ab­solu à ce titre d’écrivain dans sa pleine ac­cep­tion. Toutes les ca­té­go­ries de l’histoire lit­té­raire se trouvent en lui dé­jouées. La cri­tique qui vou­drait dé­mê­ler cette fi­gure ti­ta­nique, stu­pé­fiante, te­nant quelque chose de la di­vi­nité, est en pré­sence du pro­blème le plus in­so­luble. Fut-il poète, ro­man­cier ou pen­seur ? Fut-il spi­ri­tua­liste ou réa­liste ? Il fut tout cela et plus en­core. Cet homme laissa l’empreinte de ses pas sur tous les che­mins de l’esprit, ser­vit de com­man­dant dans toutes les luttes de l’art ; de sorte qu’aucune des fa­milles qui se par­tagent l’espèce hu­maine au phy­sique et au mo­ral ne peut se l’attribuer en­tiè­re­ment. Avec sa mort, c’est tout un monde cy­clo­péen d’idées, d’impressions qui s’en va ; un conti­nent de gra­nit qui se dé­tache avec fra­cas. « Si j’ouvre un livre de Vic­tor Hugo au ha­sard, car on ne sau­rait choi­sir », écrit Jules Re­nard1, « il est… une mon­tagne, une mer, ce qu’on vou­dra, ex­cepté quelque chose à quoi puissent se com­pa­rer les autres hommes. » « Qui pour­rait dire : “J’aime ceci ou cela dans Hugo” ? », de­mande Édouard Dru­mont2. « Comme l’océan, comme la mon­tagne, comme la fo­rêt, ce gé­nie éveille l’idée de l’infini. Ce qu’on aime dans l’océan, ce n’est point une vague, ce sont des vagues in­ces­sam­ment re­nou­ve­lées ; ce qu’on aime dans la fo­rêt, ce n’est point un arbre ou une feuille, ce sont ces mil­liers d’arbres et ces mil­liers de feuilles qui confondent leur ver­dure et leur bruit. »

  1. « Jour­nal », le 13 juillet 1893. Haut
  1. Dans « Vic­tor Hugo de­vant l’opinion ». Haut