Aller au contenu

Mot-clefpeur

sujet

Andreïev, «Vers les étoiles»

éd. J. Corti, coll. Domaine étranger, Paris

éd. J. Cor­ti, coll. Domaine étran­ger, Paris

Il s’agit de la pièce de théâtre «Vers les étoiles» («K zvioz­dam»*) de Léo­nid Andreïev**, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* En russe «К звёздам». Par­fois trans­crit «K zvëz­dam». Haut

** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Andreïev, «S.O.S.»

éd. Interférences, Paris

éd. Inter­fé­rences, Paris

Il s’agit de «L’Europe en dan­ger» («Ievro­pa v opas­nos­ti»*), «S.O.S.» et autres pam­phlets de Léo­nid Andreïev**, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* En russe «Европа в опасности». Par­fois trans­crit «Evro­pa v opas­nos­ti». Haut

** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Andreïev, «Récits complets. Tome V. Le Journal de Satan [et Autres Récits]»

éd. J. Corti, coll. Domaine étranger, Paris

éd. J. Cor­ti, coll. Domaine étran­ger, Paris

Il s’agit du «Jour­nal de Satan» («Dnev­nik Sata­ny»*) et autres nou­velles de Léo­nid Andreïev**, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* En russe «Дневник Сатаны». Par­fois trans­crit «Dnev­nik Sata­ni». Haut

** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Andreïev, «[Récits complets. Tome IV.] Jour de colère et Autres Récits»

éd. J. Corti, coll. Domaine étranger, Paris

éd. J. Cor­ti, coll. Domaine étran­ger, Paris

Il s’agit de «Lui : récit d’un incon­nu» («On : rass­kaz neïz­vest­no­go»*), «Jour de colère» («Den gne­va»**) et autres nou­velles de Léo­nid Andreïev***, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* En russe «Он : рассказ неизвестного». Haut

** En russe «День гнева». Haut

*** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Andreïev, «[Récits complets. Tome III.] Judas Iscariote [et Autres Récits]»

éd. J. Corti, coll. Les Massicotés, Paris

éd. J. Cor­ti, coll. Les Mas­si­co­tés, Paris

Il s’agit de l’«His­toire des sept pen­dus»*Rass­kaz o semi pové­chen­nykh»**), «Judas Isca­riote» («Iou­da Iska­riot»***) et autres nou­velles de Léo­nid Andreïev****, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* Par­fois tra­duit «Le Conte des sept pen­dus». Haut

** En russe «Рассказ о семи повешенных». Par­fois trans­crit «Rass­kaz o semi povešen­nyx», «Rass­kaz o semi povešen­nych», «Ras­kaz o semi povešen­nyh» ou «Rass­kaz o semi pove­shen­nykh». Haut

*** En russe «Иуда Искариот». Par­fois trans­crit «Iuda Iska­riot». Haut

**** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Andreïev, «Récits complets. Tome II. Dans le brouillard et Autres Récits»

éd. J. Corti, Paris

éd. J. Cor­ti, Paris

Il s’agit de «Dans le brouillard» («V tou­ma­né»*) et autres nou­velles de Léo­nid Andreïev**, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* En russe «В тумане». Par­fois trans­crit «V tumane». Haut

** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Andreïev, «Récits complets. Tome I. Le Gouffre et Autres Récits»

éd. J. Corti, coll. Domaine étranger, Paris

éd. J. Cor­ti, coll. Domaine étran­ger, Paris

Il s’agit du «Gouffre» («Bezd­na»*) et autres nou­velles de Léo­nid Andreïev**, auteur russe. À la mort de son père, qui exer­çait la pro­fes­sion d’arpenteur-géomètre, Andreïev était encore au col­lège. Sa mère, issue d’une famille polo­naise désar­gen­tée, se trou­va sans res­sources. Le jeune homme connut la misère noire. Un jour, le cœur gros, il pré­sen­ta à un quo­ti­dien un récit ayant pour sujet un étu­diant tou­jours affa­mé — sa propre vie! On lui dit de reve­nir quelques semaines plus tard pour savoir s’il était accep­té. Il y retour­na, com­pri­mant son angoisse dans l’attente de la déci­sion. Elle lui vint sous la forme d’un immense éclat de rire du direc­teur, qui décla­ra que sa prose ne valait rien. À quelque temps de là, dans une heure de déses­poir, Andreïev se tirait un coup de révol­ver dans le cœur. On le sau­va. Mais celui qui, comme lui, a été si proche d’une mort volon­taire reste en proie à une obses­sion per­ma­nente. En 1897, son diplôme d’avocat en poche, Andreïev obtint une place de chro­ni­queur judi­ciaire dans un grand jour­nal et par­vint enfin à publier ses nou­velles et ses feuille­tons si fou­gueux, si spon­ta­nés, quel­que­fois si bizarres, qui l’imposèrent à l’attention du public russe comme l’un des brillants repré­sen­tants du tour­nant du siècle. Il y prend place après Tol­stoï à qui il dédie d’ailleurs l’«His­toire des sept pen­dus». Je me dois de dire quelques mots sur cette «His­toire», sans doute la plus réus­sie d’Andreïev. Elle n’est rien d’autre, en sub­stance, que ce qu’annonce le titre : les por­traits psy­cho­lo­giques de sept jeunes condam­nés qui s’apprêtent à subir le sup­plice de la pen­dai­son; les visites suprêmes de leurs parents qui viennent avec la réso­lu­tion de leur rendre plus légers ces der­niers moments, mais qui finissent par fondre en larmes; puis, l’horreur et la beau­té sereine, en même temps, de leurs cadavres qui «saluent le soleil levant»

* En russe «Бездна». Par­fois trans­crit «Biezd­na». Haut

** En russe Леонид Андреев. Par­fois trans­crit Léo­nide Andréieff, Léo­nid Andréief, Léo­nide Andreyew, Leo­nid Andréyev ou Léo­nide Andréev. Haut

Homère, «Odyssée»

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de «L’Odyssée»* d’Homère**. «Le chantre des exploits héroïques, l’interprète des dieux, le second soleil dont s’éclairait la Grèce, la lumière des Muses, la voix tou­jours jeune du monde entier, Homère, il est là, étran­ger, sous le sable de ce rivage», dit une épi­gramme funé­raire***. On sait qu’Alexandre de Macé­doine por­tait tou­jours avec lui une copie des chants d’Homère, et qu’il consa­crait à la garde de ce tré­sor une cas­sette pré­cieuse, enri­chie d’or et de pier­re­ries, trou­vée par­mi les effets du roi Darius. Alexandre mou­rut; l’immense Empire qu’il avait ras­sem­blé pour un ins­tant tom­ba en ruines; mais par­tout où avaient volé les semences de la culture grecque, les chants d’Homère avaient fait le voyage mys­té­rieux. Par­tout, sur les bords de la Médi­ter­ra­née, on par­lait grec, on écri­vait avec les lettres grecques, et nulle part davan­tage que dans cette ville à l’embouchure du Nil, qui por­tait le nom de son fon­da­teur : Alexan­drie. «C’est là que se fai­saient les pré­cieuses copies des chants, là que s’écrivaient ces savants com­men­taires, dont la plu­part ont péri six ou sept siècles plus tard avec la fameuse biblio­thèque d’Alexandrie, que fit brû­ler le calife Omar, ce bien­fai­teur des éco­liers», dit Frie­drich Spiel­ha­gen****. Les Romains recueillirent, autant qu’il était pos­sible à un peuple guer­rier et igno­rant, l’héritage du génie grec. Et c’était Homère qu’on met­tait entre les mains du jeune Romain comme élé­ment de son édu­ca­tion, et dont il conti­nuait plus tard l’étude dans les hautes écoles d’Athènes. Si Eschyle dit que ses tra­gé­dies ne sont que «les reliefs des grands fes­tins d’Homère»*****, on peut le dire avec encore plus de rai­son des Romains, qui s’invitent chez Homère et reviennent avec quelque croûte à gru­ger, un mor­ceau de car­ti­lage des mets qu’on a ser­vis.

* En grec «Ὀδύσσεια». Haut

** En grec Ὅμηρος. Haut

*** En grec «Ἡρώων κάρυκ’ ἀρετᾶς, μακάρων δὲ προφήταν, Ἑλλάνων βιοτᾷ δεύτερον ἀέλιον, Μουσῶν φέγγος Ὅμηρον, ἀγήραντον στόμα κόσμου παντός, ἁλιρροθία, ξεῖνε, κέκευθε κόνις». Anti­pa­ter de Sidon dans «Antho­lo­gie grecque, d’après le manus­crit pala­tin». Haut

**** «Homère», p. 513. Haut

***** En grec «τεμάχη τῶν Ὁμήρου μεγάλων δείπνων». Athé­née, «Ban­quet des savants». Haut

Homère, «Iliade»

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit de «L’Iliade»* d’Homère**. «Le chantre des exploits héroïques, l’interprète des dieux, le second soleil dont s’éclairait la Grèce, la lumière des Muses, la voix tou­jours jeune du monde entier, Homère, il est là, étran­ger, sous le sable de ce rivage», dit une épi­gramme funé­raire***. On sait qu’Alexandre de Macé­doine por­tait tou­jours avec lui une copie des chants d’Homère, et qu’il consa­crait à la garde de ce tré­sor une cas­sette pré­cieuse, enri­chie d’or et de pier­re­ries, trou­vée par­mi les effets du roi Darius. Alexandre mou­rut; l’immense Empire qu’il avait ras­sem­blé pour un ins­tant tom­ba en ruines; mais par­tout où avaient volé les semences de la culture grecque, les chants d’Homère avaient fait le voyage mys­té­rieux. Par­tout, sur les bords de la Médi­ter­ra­née, on par­lait grec, on écri­vait avec les lettres grecques, et nulle part davan­tage que dans cette ville à l’embouchure du Nil, qui por­tait le nom de son fon­da­teur : Alexan­drie. «C’est là que se fai­saient les pré­cieuses copies des chants, là que s’écrivaient ces savants com­men­taires, dont la plu­part ont péri six ou sept siècles plus tard avec la fameuse biblio­thèque d’Alexandrie, que fit brû­ler le calife Omar, ce bien­fai­teur des éco­liers», dit Frie­drich Spiel­ha­gen****. Les Romains recueillirent, autant qu’il était pos­sible à un peuple guer­rier et igno­rant, l’héritage du génie grec. Et c’était Homère qu’on met­tait entre les mains du jeune Romain comme élé­ment de son édu­ca­tion, et dont il conti­nuait plus tard l’étude dans les hautes écoles d’Athènes. Si Eschyle dit que ses tra­gé­dies ne sont que «les reliefs des grands fes­tins d’Homère»*****, on peut le dire avec encore plus de rai­son des Romains, qui s’invitent chez Homère et reviennent avec quelque croûte à gru­ger, un mor­ceau de car­ti­lage des mets qu’on a ser­vis.

* En grec «Ἰλιάς». Haut

** En grec Ὅμηρος. Haut

*** En grec «Ἡρώων κάρυκ’ ἀρετᾶς, μακάρων δὲ προφήταν, Ἑλλάνων βιοτᾷ δεύτερον ἀέλιον, Μουσῶν φέγγος Ὅμηρον, ἀγήραντον στόμα κόσμου παντός, ἁλιρροθία, ξεῖνε, κέκευθε κόνις». Anti­pa­ter de Sidon dans «Antho­lo­gie grecque, d’après le manus­crit pala­tin». Haut

**** «Homère», p. 513. Haut

***** En grec «τεμάχη τῶν Ὁμήρου μεγάλων δείπνων». Athé­née, «Ban­quet des savants». Haut