Aller au contenu

Mot-cleflittérature japonaise pour la jeunesse

sujet

Kitahara, «Chansons pour l’enfance»

éd. Publications orientalistes de France, coll. Bibliothèque japonaise, Paris

éd. Publi­ca­tions orien­ta­listes de France, coll. Biblio­thèque japo­naise, Paris

Il s’agit de Kita­ha­ra Haku­shû*, poète qui, par la créa­tion du genre «dôyô»**chan­son enfan­tine») et par l’adoption d’images et de rythmes direc­te­ment emprun­tés aux sym­bo­listes occi­den­taux, don­na à la poé­sie japo­naise une direc­tion et une impul­sion nou­velles. De son vrai nom Kita­ha­ra Ryû­ki­chi***, il naquit en 1885. Sa ville natale, Yana­ga­wa, était sillon­née d’innombrables canaux et fai­sait par­tie de ces petites villes flu­viales, pai­sibles et mortes, qui res­semblent à des cer­cueils flot­tant sur l’eau : «Yana­ga­wa, avec ses canaux», dit-il dans une pré­face****, «c’est d’abord mon vil­lage natal… C’est aus­si le creu­set de mon œuvre poé­tique. Oui, c’est de l’entrecroisement de [ses] canaux, de cette topo­gra­phie même, qu’a jailli ma phrase, que s’est for­mé mon style». Mais sa pas­sion pour la poé­sie le pous­sa, dès 1904, à quit­ter ces pay­sages du Sud et à s’installer à Tôkyô, champ de toutes les expé­ri­men­ta­tions lit­té­raires. Les années sui­vantes, un recueil de poèmes euro­péens tra­duit par Ueda Bin, «Kai­chôon»*****Mur­mures de mer»), ain­si qu’un autre recueil concen­tré cette fois sur la poé­sie fran­çaise et pré­pa­ré par Nagai Kafû, «San­go­shû»******Coraux»), firent connaître au Japon le sym­bo­lisme. Kita­ha­ra, extra­or­di­nai­re­ment récep­tif à ce nou­veau cou­rant, s’en ins­pi­ra dès ses pre­mières œuvres. Celles-ci furent saluées par le même Ueda Bin comme une «syn­thèse entre la tra­di­tion des chan­sons japo­naises anciennes et les formes les plus nou­velles de l’art fran­çais»

* En japo­nais 北原白秋. Haut

** En japo­nais 童謡. Haut

*** En japo­nais 北原隆吉. Haut

**** p. 112. Haut

***** En japo­nais «海潮音». Haut

****** En japo­nais «珊瑚集». Haut

Miyazawa, «Les Astres Jumeaux»

éd. Le Serpent à plumes, coll. Fiction étrangère, Paris

éd. Le Ser­pent à plumes, coll. Fic­tion étran­gère, Paris

Il s’agit des «Astres Jumeaux» («Futa­go no hoshi»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «双子の星». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Le Bureau des chats : contes»

éd. Ph. Picquier, coll. Picquier poche, Arles

éd. Ph. Pic­quier, coll. Pic­quier poche, Arles

Il s’agit du «Bureau des chats» («Neko no jimu­sho»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «猫の事務所». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Les Pieds nus de lumière : nouvelles»

éd. Le Serpent à plumes, coll. Fiction-Domaine étranger, Paris

éd. Le Ser­pent à plumes, coll. Fic­tion-Domaine étran­ger, Paris

Il s’agit des «Pieds nus de lumière» («Hika­ri no sua­shi»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «ひかりの素足». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Le Train de la Voie lactée»

éd. Critérion, Paris

éd. Cri­té­rion, Paris

Il s’agit d’«Opbel et l’Éléphant» («Otsu­be­ru to zô»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «オツベルと象». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Traversée de la neige : nouvelles»

éd. Le Serpent à plumes, coll. Motifs, Paris

éd. Le Ser­pent à plumes, coll. Motifs, Paris

Il s’agit de la «Tra­ver­sée de la neige» («Yuki wata­ri»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «雪渡り». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Le Coquillage de feu et Autres Contes»

éd. L’Harmattan, coll. Lettres asiatiques, Paris

éd. L’Harmattan, coll. Lettres asia­tiques, Paris

Il s’agit du «Feu du coquillage» («Kai no hi»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «貝の火». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Les Fruits du [ginkgo] : nouvelles»

éd. Le Serpent à plumes, coll. Fiction-Domaine étranger, Paris

éd. Le Ser­pent à plumes, coll. Fic­tion-Domaine étran­ger, Paris

Il s’agit des «Enfants-Fruits du gink­go» («Ichô no mi»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «いちょうの実». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Le Diamant du Bouddha : nouvelles»

éd. Le Serpent à plumes, coll. Motifs, Paris

éd. Le Ser­pent à plumes, coll. Motifs, Paris

Il s’agit du «Dia­mant du Boud­dha» («Jûri­ki no kon­gô­se­ki»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «十力の金剛石». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut

Miyazawa, «Train de nuit dans la Voie lactée : nouvelles»

éd. Le Serpent à plumes, coll. Motifs, Paris

éd. Le Ser­pent à plumes, coll. Motifs, Paris

Il s’agit du «Train de nuit dans la Voie lac­tée» («Gin­ga tet­su­dô no yoru»*) et autres contes de Ken­ji Miya­za­wa**, écri­vain japo­nais, très célèbre dans son pays, où il renou­ve­la les œuvres pour la jeu­nesse, en mêlant le monde des hommes à celui des ani­maux ou des esprits; en pro­po­sant une autre façon de per­ce­voir la vie, avec un élan spon­ta­né vers les choses et avec une grande sym­pa­thie pour la nature, émo­tions qui fai­saient défaut dans les pro­duc­tions modernes du Japon. «Ce que je raconte», dit Miya­za­wa, «je l’ai reçu des forêts, des champs et des lignes de che­min de fer, ou bien encore de l’arc-en-ciel et de la lumière de la lune. Vrai­ment, quand, seul, on tra­verse le cré­pus­cule bleu­té des forêts de hêtres et qu’en octobre, on se tient, trem­blant, dans le vent de mon­tagne, quoi qu’on fasse, on ne peut qu’avoir ces sen­sa­tions. Vrai­ment, quoi qu’on fasse, il semble bien qu’on ne puisse que res­sen­tir ces choses… Il y a cer­tai­ne­ment des pas­sages qui vous sem­ble­ront incom­pré­hen­sibles, mais ces pas­sages, moi non plus, je ne les com­prends pas. Ce que je sou­haite pro­fon­dé­ment, c’est que ces courts récits, en fin de compte, soient pour vous une nour­ri­ture pure et véri­table.»*** Miya­za­wa était le fils aîné d’une famille de cinq enfants. La tra­di­tion aurait vou­lu qu’il suc­cé­dât à son père, qui tenait à Hana­ma­ki un com­merce de vête­ments d’occasion, et qui fai­sait aus­si fonc­tion d’usurier; mais le dégoût de Miya­za­wa pour ce genre de métier et son pen­chant pour l’étude le détour­nèrent tout à fait de cette voie. L’opposition par­fois vio­lente qu’il mani­fes­ta contre son père, fut aggra­vée encore lorsqu’à dix-huit ans il décou­vrit «Le Lotus de la bonne loi», texte boud­dhique qu’il ne ces­se­ra, dans la suite de sa vie, de copier, de réci­ter, d’appliquer avec fer­veur : «Lorsque j’oublie mon exis­tence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est méta­mor­pho­sé dans mon jar­din, ou lorsque je suis trans­por­té à l’idée que la galaxie tout entière est moi-même, quel bon­heur!» Aucun de ses proches ne par­ta­ge­ra son zèle, à l’exception de sa sœur Toshi­ko. À la mort pré­coce de celle-ci, en 1922, Miya­za­wa entre­pren­dra un long voyage jusqu’à l’île de Sakha­line, dans l’espoir de com­mu­ni­quer, en quelque sorte, avec cette défunte dont il gar­de­ra tou­jours les cendres auprès de lui

* En japo­nais «銀河鉄道の夜». Haut

** En japo­nais 宮沢賢治 ou 宮澤賢治. Haut

*** «Le Res­tau­rant aux nom­breuses com­mandes» («注文の多い料理店»), avant-pro­pos. Haut