Mot-clefcontes

sujet

García Márquez, « L’Amour aux temps du choléra : roman »

éd. Grasset-Librairie générale française, coll. Le Livre de poche, Paris

éd. Grasset-Librairie générale française, coll. Le Livre de poche, Paris

Il s’agit de « L’Amour aux temps du choléra » (« El Amor en los tiempos del cólera ») de M. Gabriel García Márquez (XXe-XXIe siècle). Au point de départ des œuvres de M. García Márquez, il y a Macondo, ce village mythique de l’Amérique latine, qui ressemble bien à l’Aracataca réelle, sans l’être tout à fait — ce village qui, à l’origine, n’était qu’« une ruelle avec une rivière à l’une de ses extrémités »* et qui, suite à la fièvre bananière, aux puanteurs, à la voracité, à la corruption amenées par la United Fruit Company, se transforma en une de ces villes infâmes de Sodome et Gomorrhe « qui ont cessé de rendre service à la création »**. Vers 1910, quand les Yankees y débarquèrent pour la première fois, avec leurs langoureuses épouses portant de grands chapeaux de gaze, nul ne savait encore ce que ces nouveaux venus venaient y chercher. Dotés de moyens autrefois réservés à Dieu, les Yankees modifièrent le régime des pluies, précipitèrent le cycle des récoltes et firent sortir la rivière du lit qu’elle occupait depuis toujours. Et pour qu’ils pussent trouver dans cet endroit toute la dignité due à de beaux et riches seigneurs, et qu’ils n’eussent pas à endurer la chaleur, l’insalubrité, les privations du village, ils s’en bâtirent un autre, avec des rues bordées de palmiers, avec des maisons aux fenêtres grillagées, aux piscines bleu-turquoise et aux pelouses pleines de cailles et de paons. Autour de ce paradis de rêve s’étendait, comme autour d’un poulailler, une clôture électrifiée, surprotégée par les rondes incessantes de Noirs armés de fusils et de chiens de garde. De l’autre côté, les campements où s’entassaient les milliers d’ouvriers de la compagnie bananière n’étaient que de minables abris à toit de palme, montés sur des pieux et sans murs où, la nuit, des nuées de moustiques achevaient la saignée des exploités. Pour ces ouvriers qui arrivaient sans maîtresses, les Yankees firent aménager des bordels encore plus vastes que le village, « et par un glorieux mercredi, ils firent venir tout un convoi d’inimaginables putains, femelles babyloniennes rompues à des procédés immémoriaux et pourvues de toutes sortes d’onguents et accessoires pour stimuler les désarmés, dégourdir les timides, assouvir les voraces »***. La putasserie s’étendit à certaines familles natives, dont les filles finirent par se vendre au contremaître enjôleur pour quelques pesos.

* En espagnol « un callejón con un río en un extremo ». Haut

** En espagnol « que han dejado de prestar servicio a la creación ». Haut

*** En espagnol « y un miércoles de gloria, llevaron un tren cargado de putas inverosímiles, hembras babilónicas adiestradas en recursos inmemoriales, y provistas de toda clase de ungüentos y dispositivos para estimular a los inermes, despabilar a los tímidos, saciar a los voraces ». Haut

García Márquez, « Des Feuilles dans la bourrasque »

éd. B. Grasset, Paris

éd. B. Grasset, Paris

Il s’agit de « Des Feuilles dans la bourrasque » (« La Hojarasca ») de M. Gabriel García Márquez (XXe-XXIe siècle). Au point de départ des œuvres de M. García Márquez, il y a Macondo, ce village mythique de l’Amérique latine, qui ressemble bien à l’Aracataca réelle, sans l’être tout à fait — ce village qui, à l’origine, n’était qu’« une ruelle avec une rivière à l’une de ses extrémités »* et qui, suite à la fièvre bananière, aux puanteurs, à la voracité, à la corruption amenées par la United Fruit Company, se transforma en une de ces villes infâmes de Sodome et Gomorrhe « qui ont cessé de rendre service à la création »**. Vers 1910, quand les Yankees y débarquèrent pour la première fois, avec leurs langoureuses épouses portant de grands chapeaux de gaze, nul ne savait encore ce que ces nouveaux venus venaient y chercher. Dotés de moyens autrefois réservés à Dieu, les Yankees modifièrent le régime des pluies, précipitèrent le cycle des récoltes et firent sortir la rivière du lit qu’elle occupait depuis toujours. Et pour qu’ils pussent trouver dans cet endroit toute la dignité due à de beaux et riches seigneurs, et qu’ils n’eussent pas à endurer la chaleur, l’insalubrité, les privations du village, ils s’en bâtirent un autre, avec des rues bordées de palmiers, avec des maisons aux fenêtres grillagées, aux piscines bleu-turquoise et aux pelouses pleines de cailles et de paons. Autour de ce paradis de rêve s’étendait, comme autour d’un poulailler, une clôture électrifiée, surprotégée par les rondes incessantes de Noirs armés de fusils et de chiens de garde. De l’autre côté, les campements où s’entassaient les milliers d’ouvriers de la compagnie bananière n’étaient que de minables abris à toit de palme, montés sur des pieux et sans murs où, la nuit, des nuées de moustiques achevaient la saignée des exploités. Pour ces ouvriers qui arrivaient sans maîtresses, les Yankees firent aménager des bordels encore plus vastes que le village, « et par un glorieux mercredi, ils firent venir tout un convoi d’inimaginables putains, femelles babyloniennes rompues à des procédés immémoriaux et pourvues de toutes sortes d’onguents et accessoires pour stimuler les désarmés, dégourdir les timides, assouvir les voraces »***. La putasserie s’étendit à certaines familles natives, dont les filles finirent par se vendre au contremaître enjôleur pour quelques pesos.

* En espagnol « un callejón con un río en un extremo ». Haut

** En espagnol « que han dejado de prestar servicio a la creación ». Haut

*** En espagnol « y un miércoles de gloria, llevaron un tren cargado de putas inverosímiles, hembras babilónicas adiestradas en recursos inmemoriales, y provistas de toda clase de ungüentos y dispositivos para estimular a los inermes, despabilar a los tímidos, saciar a los voraces ». Haut

García Márquez, « L’Incroyable et Triste Histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique : nouvelles »

éd. B. Grasset, Paris

éd. B. Grasset, Paris

Il s’agit de « L’Incroyable et Triste Histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique » (« La Increíble y Triste Historia de la cándida Eréndira y de su abuela desalmada ») de M. Gabriel García Márquez (XXe-XXIe siècle). Au point de départ des œuvres de M. García Márquez, il y a Macondo, ce village mythique de l’Amérique latine, qui ressemble bien à l’Aracataca réelle, sans l’être tout à fait — ce village qui, à l’origine, n’était qu’« une ruelle avec une rivière à l’une de ses extrémités »* et qui, suite à la fièvre bananière, aux puanteurs, à la voracité, à la corruption amenées par la United Fruit Company, se transforma en une de ces villes infâmes de Sodome et Gomorrhe « qui ont cessé de rendre service à la création »**. Vers 1910, quand les Yankees y débarquèrent pour la première fois, avec leurs langoureuses épouses portant de grands chapeaux de gaze, nul ne savait encore ce que ces nouveaux venus venaient y chercher. Dotés de moyens autrefois réservés à Dieu, les Yankees modifièrent le régime des pluies, précipitèrent le cycle des récoltes et firent sortir la rivière du lit qu’elle occupait depuis toujours. Et pour qu’ils pussent trouver dans cet endroit toute la dignité due à de beaux et riches seigneurs, et qu’ils n’eussent pas à endurer la chaleur, l’insalubrité, les privations du village, ils s’en bâtirent un autre, avec des rues bordées de palmiers, avec des maisons aux fenêtres grillagées, aux piscines bleu-turquoise et aux pelouses pleines de cailles et de paons. Autour de ce paradis de rêve s’étendait, comme autour d’un poulailler, une clôture électrifiée, surprotégée par les rondes incessantes de Noirs armés de fusils et de chiens de garde. De l’autre côté, les campements où s’entassaient les milliers d’ouvriers de la compagnie bananière n’étaient que de minables abris à toit de palme, montés sur des pieux et sans murs où, la nuit, des nuées de moustiques achevaient la saignée des exploités. Pour ces ouvriers qui arrivaient sans maîtresses, les Yankees firent aménager des bordels encore plus vastes que le village, « et par un glorieux mercredi, ils firent venir tout un convoi d’inimaginables putains, femelles babyloniennes rompues à des procédés immémoriaux et pourvues de toutes sortes d’onguents et accessoires pour stimuler les désarmés, dégourdir les timides, assouvir les voraces »***. La putasserie s’étendit à certaines familles natives, dont les filles finirent par se vendre au contremaître enjôleur pour quelques pesos.

* En espagnol « un callejón con un río en un extremo ». Haut

** En espagnol « que han dejado de prestar servicio a la creación ». Haut

*** En espagnol « y un miércoles de gloria, llevaron un tren cargado de putas inverosímiles, hembras babilónicas adiestradas en recursos inmemoriales, y provistas de toda clase de ungüentos y dispositivos para estimular a los inermes, despabilar a los tímidos, saciar a los voraces ». Haut

García Márquez, « Les Funérailles de la Grande Mémé : nouvelles »

éd. B. Grasset, coll. Les Cahiers rouges, Paris

éd. B. Grasset, coll. Les Cahiers rouges, Paris

Il s’agit des « Funérailles de la Grande Mémé » (« Los Funerales de la Mamá Grande ») de M. Gabriel García Márquez (XXe-XXIe siècle). Au point de départ des œuvres de M. García Márquez, il y a Macondo, ce village mythique de l’Amérique latine, qui ressemble bien à l’Aracataca réelle, sans l’être tout à fait — ce village qui, à l’origine, n’était qu’« une ruelle avec une rivière à l’une de ses extrémités »* et qui, suite à la fièvre bananière, aux puanteurs, à la voracité, à la corruption amenées par la United Fruit Company, se transforma en une de ces villes infâmes de Sodome et Gomorrhe « qui ont cessé de rendre service à la création »**. Vers 1910, quand les Yankees y débarquèrent pour la première fois, avec leurs langoureuses épouses portant de grands chapeaux de gaze, nul ne savait encore ce que ces nouveaux venus venaient y chercher. Dotés de moyens autrefois réservés à Dieu, les Yankees modifièrent le régime des pluies, précipitèrent le cycle des récoltes et firent sortir la rivière du lit qu’elle occupait depuis toujours. Et pour qu’ils pussent trouver dans cet endroit toute la dignité due à de beaux et riches seigneurs, et qu’ils n’eussent pas à endurer la chaleur, l’insalubrité, les privations du village, ils s’en bâtirent un autre, avec des rues bordées de palmiers, avec des maisons aux fenêtres grillagées, aux piscines bleu-turquoise et aux pelouses pleines de cailles et de paons. Autour de ce paradis de rêve s’étendait, comme autour d’un poulailler, une clôture électrifiée, surprotégée par les rondes incessantes de Noirs armés de fusils et de chiens de garde. De l’autre côté, les campements où s’entassaient les milliers d’ouvriers de la compagnie bananière n’étaient que de minables abris à toit de palme, montés sur des pieux et sans murs où, la nuit, des nuées de moustiques achevaient la saignée des exploités. Pour ces ouvriers qui arrivaient sans maîtresses, les Yankees firent aménager des bordels encore plus vastes que le village, « et par un glorieux mercredi, ils firent venir tout un convoi d’inimaginables putains, femelles babyloniennes rompues à des procédés immémoriaux et pourvues de toutes sortes d’onguents et accessoires pour stimuler les désarmés, dégourdir les timides, assouvir les voraces »***. La putasserie s’étendit à certaines familles natives, dont les filles finirent par se vendre au contremaître enjôleur pour quelques pesos.

* En espagnol « un callejón con un río en un extremo ». Haut

** En espagnol « que han dejado de prestar servicio a la creación ». Haut

*** En espagnol « y un miércoles de gloria, llevaron un tren cargado de putas inverosímiles, hembras babilónicas adiestradas en recursos inmemoriales, y provistas de toda clase de ungüentos y dispositivos para estimular a los inermes, despabilar a los tímidos, saciar a los voraces ». Haut

García Márquez, « Journal d’un enlèvement »

éd. B. Grasset, Paris

éd. B. Grasset, Paris

Il s’agit de « Journal d’un enlèvement » (« Noticia de un secuestro ») de M. Gabriel García Márquez (XXe-XXIe siècle). Au point de départ des œuvres de M. García Márquez, il y a Macondo, ce village mythique de l’Amérique latine, qui ressemble bien à l’Aracataca réelle, sans l’être tout à fait — ce village qui, à l’origine, n’était qu’« une ruelle avec une rivière à l’une de ses extrémités »* et qui, suite à la fièvre bananière, aux puanteurs, à la voracité, à la corruption amenées par la United Fruit Company, se transforma en une de ces villes infâmes de Sodome et Gomorrhe « qui ont cessé de rendre service à la création »**. Vers 1910, quand les Yankees y débarquèrent pour la première fois, avec leurs langoureuses épouses portant de grands chapeaux de gaze, nul ne savait encore ce que ces nouveaux venus venaient y chercher. Dotés de moyens autrefois réservés à Dieu, les Yankees modifièrent le régime des pluies, précipitèrent le cycle des récoltes et firent sortir la rivière du lit qu’elle occupait depuis toujours. Et pour qu’ils pussent trouver dans cet endroit toute la dignité due à de beaux et riches seigneurs, et qu’ils n’eussent pas à endurer la chaleur, l’insalubrité, les privations du village, ils s’en bâtirent un autre, avec des rues bordées de palmiers, avec des maisons aux fenêtres grillagées, aux piscines bleu-turquoise et aux pelouses pleines de cailles et de paons. Autour de ce paradis de rêve s’étendait, comme autour d’un poulailler, une clôture électrifiée, surprotégée par les rondes incessantes de Noirs armés de fusils et de chiens de garde. De l’autre côté, les campements où s’entassaient les milliers d’ouvriers de la compagnie bananière n’étaient que de minables abris à toit de palme, montés sur des pieux et sans murs où, la nuit, des nuées de moustiques achevaient la saignée des exploités. Pour ces ouvriers qui arrivaient sans maîtresses, les Yankees firent aménager des bordels encore plus vastes que le village, « et par un glorieux mercredi, ils firent venir tout un convoi d’inimaginables putains, femelles babyloniennes rompues à des procédés immémoriaux et pourvues de toutes sortes d’onguents et accessoires pour stimuler les désarmés, dégourdir les timides, assouvir les voraces »***. La putasserie s’étendit à certaines familles natives, dont les filles finirent par se vendre au contremaître enjôleur pour quelques pesos.

* En espagnol « un callejón con un río en un extremo ». Haut

** En espagnol « que han dejado de prestar servicio a la creación ». Haut

*** En espagnol « y un miércoles de gloria, llevaron un tren cargado de putas inverosímiles, hembras babilónicas adiestradas en recursos inmemoriales, y provistas de toda clase de ungüentos y dispositivos para estimular a los inermes, despabilar a los tímidos, saciar a los voraces ». Haut

García Márquez, « De l’amour et autres démons : roman »

éd. B. Grasset, Paris

éd. B. Grasset, Paris

Il s’agit de « De l’amour et autres démons » (« Del amor y otros demonios ») de M. Gabriel García Márquez (XXe-XXIe siècle). Au point de départ des œuvres de M. García Márquez, il y a Macondo, ce village mythique de l’Amérique latine, qui ressemble bien à l’Aracataca réelle, sans l’être tout à fait — ce village qui, à l’origine, n’était qu’« une ruelle avec une rivière à l’une de ses extrémités »* et qui, suite à la fièvre bananière, aux puanteurs, à la voracité, à la corruption amenées par la United Fruit Company, se transforma en une de ces villes infâmes de Sodome et Gomorrhe « qui ont cessé de rendre service à la création »**. Vers 1910, quand les Yankees y débarquèrent pour la première fois, avec leurs langoureuses épouses portant de grands chapeaux de gaze, nul ne savait encore ce que ces nouveaux venus venaient y chercher. Dotés de moyens autrefois réservés à Dieu, les Yankees modifièrent le régime des pluies, précipitèrent le cycle des récoltes et firent sortir la rivière du lit qu’elle occupait depuis toujours. Et pour qu’ils pussent trouver dans cet endroit toute la dignité due à de beaux et riches seigneurs, et qu’ils n’eussent pas à endurer la chaleur, l’insalubrité, les privations du village, ils s’en bâtirent un autre, avec des rues bordées de palmiers, avec des maisons aux fenêtres grillagées, aux piscines bleu-turquoise et aux pelouses pleines de cailles et de paons. Autour de ce paradis de rêve s’étendait, comme autour d’un poulailler, une clôture électrifiée, surprotégée par les rondes incessantes de Noirs armés de fusils et de chiens de garde. De l’autre côté, les campements où s’entassaient les milliers d’ouvriers de la compagnie bananière n’étaient que de minables abris à toit de palme, montés sur des pieux et sans murs où, la nuit, des nuées de moustiques achevaient la saignée des exploités. Pour ces ouvriers qui arrivaient sans maîtresses, les Yankees firent aménager des bordels encore plus vastes que le village, « et par un glorieux mercredi, ils firent venir tout un convoi d’inimaginables putains, femelles babyloniennes rompues à des procédés immémoriaux et pourvues de toutes sortes d’onguents et accessoires pour stimuler les désarmés, dégourdir les timides, assouvir les voraces »***. La putasserie s’étendit à certaines familles natives, dont les filles finirent par se vendre au contremaître enjôleur pour quelques pesos.

* En espagnol « un callejón con un río en un extremo ». Haut

** En espagnol « que han dejado de prestar servicio a la creación ». Haut

*** En espagnol « y un miércoles de gloria, llevaron un tren cargado de putas inverosímiles, hembras babilónicas adiestradas en recursos inmemoriales, y provistas de toda clase de ungüentos y dispositivos para estimular a los inermes, despabilar a los tímidos, saciar a los voraces ». Haut

Viṣṇuśarmâ (Bidpaï), « Les Cinq Livres de la sagesse, “Pañcatantra” »

éd. Ph. Picquier, Arles

éd. Ph. Picquier, Arles

Il s’agit du « Pañcatantra »* (« Les Cinq Livres »), ensemble de contes, où les ruses les plus habiles et les pensées les plus délicates sont l’apanage des animaux. « Dans un pays [comme l’Inde] où parmi les croyances se trouve le dogme de la métempsychose — où l’on attribue aux animaux une âme semblable à celle de l’homme — il était naturel de leur prêter les idées et les passions de l’espèce humaine et de leur en supposer le langage », dit un indianiste**. On ne peut, en effet, refuser d’admettre que les Hindous jouissent dans la fable animalière d’une supériorité par la physionomie toute particulière qu’ils ont donnée à ce genre. Chez eux, au lieu d’être un récit isolé, employé comme simple exemple, la fable est un traité complet de politique et de morale, où les récits s’entrelacent les uns dans les autres, de sorte qu’un récit commencé donne lieu, avant qu’il ne soit fini, à un second récit, bientôt interrompu lui-même par un troisième, et celui-ci par un quatrième ; le tout en prose et en vers. Parmi les traités en sanscrit de cette sorte, le « Pañcatantra » est le plus remarquable qui soit parvenu jusqu’à nous. Cet ouvrage, que les Persans ont traduit dès le VIe siècle apr. J.-C. sous le titre de « Kalila et Dimna », est dû à un sage de l’Inde dénommé Viṣṇuśarmâ***, lequel est représenté à la fois comme narrateur des contes et comme auteur du livre. Les Persans l’ont surnommé Bidpaï ou Pilpaï (Pilpay chez La Fontaine), surnom fort obscur, car tous les essais pour le ramener à quelque forme sanscrite n’ont abouti qu’à des conjectures.

* En sanscrit « पञ्चतन्त्र ». Autrefois transcrit « Pantcha-tantra », « Panchatantra » ou « Pantschatantra ». Haut

** Auguste Loiseleur-Deslongchamps. Haut

*** En sanscrit विष्णुशर्मा. Parfois transcrit Wichnou-sarma, Vichnou Sçarma, Visnu Sharma ou Vishnusharma. On rencontre aussi la graphie विष्णुशर्मन् (Viṣṇuśarman). Parfois transcrit Vishnou-Charman. Haut

Vâlmîki, « Le Rāmāyaṇa »

éd. Gallimard, coll. Encyclopédie de la Pléiade, Paris

éd. Gallimard, coll. Encyclopédie de la Pléiade, Paris

Il s’agit du « Râmâyaṇa »* de Vâlmîki**. Le « Râmâyaṇa » ressemble à un de ces grands monuments où toute une nation se reconnaît et s’admire avec complaisance, et qui excitent la curiosité des autres peuples. Toute l’Inde se reconnaît et s’admire dans cette monumentale « Iliade » de vingt-quatre mille versets, dont l’Homère s’appelle Vâlmîki ; elle est vue, à bon droit, comme le chef-d’œuvre de la poésie indienne. On n’en sait pas plus sur l’Homère indien que sur l’Homère grec ; on ignore jusqu’au siècle où il a vécu (quelque part au Ier millénaire av. J.-C.). Dans le chapitre I.2, il est raconté que c’est Brahmâ lui-même, le créateur des mondes, qui a incité Vâlmîki à écrire cette épopée, en promettant au poète que « tant qu’il y aura sur terre des montagnes et des rivières, l’histoire du “Râmâyaṇa” circulera dans les mondes ». La promesse a été tenue. Les éloges dithyrambiques de Michelet, les pages enthousiastes de Laprade attestent l’émotion qui saisit aujourd’hui encore les esprits cultivés en présence de ce chef-d’œuvre : « L’année… où j’ai pu lire le grand poème sacré de l’Inde, le divin “Râmâyaṇa”… me restera chère et bénie… “La récitation d’un seul vers de ce poème suffit à laver de ses fautes même celui qui en commet chaque jour”***… Notre péché permanent, la lie, le levain amer qu’apporte et laisse le temps, ce grand fleuve de poésie l’emporte et nous purifie. Quiconque a séché son cœur, qu’il l’abreuve au “Râmâyaṇa”… Quiconque a trop fait, trop voulu, qu’il boive à cette coupe profonde un long trait de vie, de jeunesse », dit Michelet****. C’est que, dans tout le cours de cette épopée, on se trouve, à chaque pas, aux prises avec un être et une forme provisoires : homme, animal, plante, rien de définitif, rien d’immuable. De là ce respect et cette crainte religieuse de la nature, qui fournissent à la poésie de Vâlmîki des détails si touchants ; de là aussi ces méditations rêveuses, ces peintures de la vie ascétique, enfin ces dissertations philosophiques, qui tiennent non moins de place que les combats. Celle-ci par exemple : « La vieillesse ruine l’homme : que peut-il faire pour s’y opposer ? Les hommes se réjouissent quand le soleil se lève, ils se réjouissent quand le jour s’éteint… Ils sont heureux de voir commencer une saison nouvelle, comme si c’était un renouveau : mais le retour des saisons ne fait qu’épuiser la vigueur des créatures »*****. Quelle grandeur dans ces versets pleins de mélancolie !

* En sanscrit « रामायण ». « Râmâyaṇa » signifie « La Marche de Râma ». Autrefois traduit « La Râmaïde ». Haut

** En sanscrit वाल्मीकि. Haut

*** « Râmâyaṇa », ch. VII.111. Haut

**** « Bible de l’humanité. Tome I », p. 1-2. Haut

***** « Râmâyaṇa », ch. II.105. Haut

« Les “Mabinogion” du Livre rouge de Hergest avec les variantes du Livre blanc de Rhydderch. Tome II »

éd. Fontemoing, Paris

éd. Fontemoing, Paris

Il s’agit du « Mabinogi »*, la perle de la prose médiévale galloise. Ce récit se divise en quatre sections connues sous le nom de « Quatre “Mabinogion” » ou « Quatre Branches du “Mabinogi” » : Pwyll, Branwen, Manawyddan et Math. « Ce sont [quatre] nobles et francs [héros] agissant dans toute leur spontanéité. Chaque homme apparaît comme une sorte de demi-dieu caractérisé par un don surnaturel ; ce don est presque toujours attaché à un objet merveilleux, qui est en quelque sorte le sceau personnel de celui qui le possède », dit Ernest Renan**. Parallèlement à cette trame principale, le récit, d’une composition extrêmement compliquée, abonde en contes secondaires ; mais dans son état actuel, on ne peut douter qu’il ne soit l’œuvre d’un seul barde qui a essayé de donner aux différentes sources folkloriques un certain degré de continuité. Le dialecte est celui du moyen gallois, avec peut-être quelques traits caractéristiques du comté de Glamorgan ou de ses environs. Le « Mabinogi » nous a été conservé dans deux principaux manuscrits — le Livre rouge de Hergest et le Livre blanc de Rhydderch — qui ne sont pas antérieurs au XIIe siècle apr. J.-C. ; mais les contes qui le composent ont certainement une antiquité bien plus respectable. Plusieurs nous conduisent jusqu’au passé le plus lointain, à la période même de l’unité des peuples celtiques. Le caractère général de ces contes, qui fait à la fois le charme et le défaut du « Mabinogi », c’est l’emploi et l’abus du merveilleux. C’est par le « Mabinogi » que le surnaturel celtique a exercé son influence sur le continent européen et a réalisé ce prodige qu’un peuple impuissant mais obstiné, resserré aux confins du monde, au milieu des rochers où ses ennemis n’ont pu le prendre de force, ait transformé l’imagination médiévale et imposé ses motifs littéraires à toute la chrétienté. « Ce profond sentiment de l’avenir et des destinées éternelles qui a toujours soutenu le [Pays de Galles], et le fait apparaître jeune encore à côté de ses conquérants vieillis… c’est l’espérance des races celtiques. Les petits peuples doués d’imagination prennent d’ordinaire ainsi leur revanche de ceux qui les ont vaincus. Se sentant forts au-dedans et faibles au-dehors, une telle lutte les exalte, et décuplant leurs forces, les rend capables de miracles. Presque tous les grands appels au surnaturel sont dus à des peuples vaincus, mais espérant contre toute espérance », conclut Renan

* Le mot « mabinogi » désigne une forme de récit romanesque particulière au Pays de Galles. L’origine et le sens premier de ce mot sont fort incertains. Haut

** « Essais de morale et de critique », p. 390. Haut

« Les “Mabinogion” du Livre rouge de Hergest avec les variantes du Livre blanc de Rhydderch. Tome I »

éd. Fontemoing, Paris

éd. Fontemoing, Paris

Il s’agit du « Mabinogi »*, la perle de la prose médiévale galloise. Ce récit se divise en quatre sections connues sous le nom de « Quatre “Mabinogion” » ou « Quatre Branches du “Mabinogi” » : Pwyll, Branwen, Manawyddan et Math. « Ce sont [quatre] nobles et francs [héros] agissant dans toute leur spontanéité. Chaque homme apparaît comme une sorte de demi-dieu caractérisé par un don surnaturel ; ce don est presque toujours attaché à un objet merveilleux, qui est en quelque sorte le sceau personnel de celui qui le possède », dit Ernest Renan**. Parallèlement à cette trame principale, le récit, d’une composition extrêmement compliquée, abonde en contes secondaires ; mais dans son état actuel, on ne peut douter qu’il ne soit l’œuvre d’un seul barde qui a essayé de donner aux différentes sources folkloriques un certain degré de continuité. Le dialecte est celui du moyen gallois, avec peut-être quelques traits caractéristiques du comté de Glamorgan ou de ses environs. Le « Mabinogi » nous a été conservé dans deux principaux manuscrits — le Livre rouge de Hergest et le Livre blanc de Rhydderch — qui ne sont pas antérieurs au XIIe siècle apr. J.-C. ; mais les contes qui le composent ont certainement une antiquité bien plus respectable. Plusieurs nous conduisent jusqu’au passé le plus lointain, à la période même de l’unité des peuples celtiques. Le caractère général de ces contes, qui fait à la fois le charme et le défaut du « Mabinogi », c’est l’emploi et l’abus du merveilleux. C’est par le « Mabinogi » que le surnaturel celtique a exercé son influence sur le continent européen et a réalisé ce prodige qu’un peuple impuissant mais obstiné, resserré aux confins du monde, au milieu des rochers où ses ennemis n’ont pu le prendre de force, ait transformé l’imagination médiévale et imposé ses motifs littéraires à toute la chrétienté. « Ce profond sentiment de l’avenir et des destinées éternelles qui a toujours soutenu le [Pays de Galles], et le fait apparaître jeune encore à côté de ses conquérants vieillis… c’est l’espérance des races celtiques. Les petits peuples doués d’imagination prennent d’ordinaire ainsi leur revanche de ceux qui les ont vaincus. Se sentant forts au-dedans et faibles au-dehors, une telle lutte les exalte, et décuplant leurs forces, les rend capables de miracles. Presque tous les grands appels au surnaturel sont dus à des peuples vaincus, mais espérant contre toute espérance », conclut Renan

* Le mot « mabinogi » désigne une forme de récit romanesque particulière au Pays de Galles. L’origine et le sens premier de ce mot sont fort incertains. Haut

** « Essais de morale et de critique », p. 390. Haut

« La Légende de Sieng Hmieng2 »

dans « Péninsule », vol. 6-7, p. 13-174

dans « Péninsule », vol. 6-7, p. 13-174

Il s’agit de la version laotienne de « La Légende de Xieng Mieng » (« hnăṅsœ̄ jyṅ hmyṅ2 »*). Entre facétie, comédie burlesque et humour impudique, donnant lieu à une satire effrontée de la société féodale, « La Légende de Xieng Mieng » renferme des épisodes d’une plaisanterie certes peu décente, mais à laquelle se plaisent les campagnards du Sud-Est asiatique. Ceux qui la jugent sévèrement devraient songer à Guignol, à Till l’Espiègle ou aux ouvrages d’un Rabelais. En réalité, il y a là-dedans une gouaille robuste et optimiste, et les personnages qui en font les frais sont des types d’hommes détestés par le peuple des campagnes : le charlatan, le mandarin corrompu, le lettré ignorant, le bonze débauché, jusqu’à l’Empereur de Chine ; tous des vices personnifiés, victimes des farces et des attitudes provocantes de Xieng Mieng. Comment caractériser ce dernier ? Quelque chose comme un mauvais plaisant, un bateleur, un histrion auquel on accordait beaucoup d’insolence et de ruse. Il jouait le rôle des fous de nos anciens rois. D’ailleurs, selon la version laotienne, il était le bouffon même de la Cour du roi de Thavaaraavadii. Je dis « selon la version laotienne », car comme dit M. Jacques Népote**, « cette histoire n’est pas un isolat : elle se retrouve dans la plupart des pays d’Asie du Sud-Est, et avec le même succès, le héros portant seulement un nom différent : Si Thanon Say au Siam, Thmenh Chey*** au Cambodge, Trạng Quỳnh au Viêt-nam, Ida Talaga à Bali, et bien d’autres encore ». Le roi de Thavaaraavadii, donc, était resté longtemps sans enfant. Il eut enfin un fils ; mais les astrologues prédirent que le prince mourrait en sa douzième année, à moins que le roi n’adoptât un enfant né à la même heure que son fils. Et le roi d’adopter Xieng Mieng, enfant de basse extraction qui devint le double affreux du prince.

* En laotien « ໜັງສືຊຽງໝ້ຽງ ». Parfois transcrit « Sieng Mieng », « Siang Miang », « Xiang Miang », « Xien-Mien », « Sieng Hmieng2 » ou « jyṅ hmyṅ2 ». Haut

** « Variations sur un thème du bouffon royal en Asie du Sud-Est péninsulaire ». Haut

*** « Thmenh le Victorieux ». Parfois transcrit Tmeñ Jai, Tmen Chéi ou Tmenh Chey. Haut

Roûmî, « Roubâ’yât »

éd. Librairie d’Amérique et d’Orient A. Maisonneuve, Paris

éd. Librairie d’Amérique et d’Orient A. Maisonneuve, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle des « Quatrains » (« Rubayat »*) de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « رباعیات ». Parfois transcrit « Rubaiat », « Robāïates », « Roubâ’yât », « Robaiyat », « Roba’yat », « Roubayyat », « Robáijját », « Roubaïyat » ou « Rubâi’yât ». Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut

Roûmî, « Odes mystiques, “Dîvân-e Shams-e Tabrîzî” »

éd. du Seuil-UNESCO, coll. Points-Sagesses, Paris

éd. du Seuil-UNESCO, coll. Points-Sagesses, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle du « Diwân-e-Shams »* de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « دیوان شمس ». Parfois transcrit « Divan-i Shams », « Dîvân-ı Şems » ou « Divân-ê Chams ». Également connu sous le titre de « Diwân kabir » (« دیوان کبیر ») et de « Kûlliyât-e-Shams » (« کلیات شمس »). Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut