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« Ryôkan, moine zen »

éd. du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Paris

éd. du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Paris

Il s’agit des poèmes de Yamamoto Eizô*, ermite japonais (XVIIIe-XIXe siècle), plus connu sous le surnom de Ryôkan**. Enfant taciturne et solitaire, adonné à de vastes lectures, il réfléchissait, dès son plus jeune âge, sur la vie et sur la mort. Une nuit, il comprit que c’était le Bouddha qui pourrait donner réponse à ses questions existentielles. Au petit matin, s’étant rasé la tête, il prit quelques affaires. Sur le pas de la porte, il serra dans ses bras ses six frères et sœurs : « Prenant mes mains dans les siennes, ma mère a longtemps fixé mon visage. C’[est] comme si l’image de son visage est encore devant mes yeux. Lorsque j’ai demandé congé, elle m’a dit, de sa parole devenue austère : “Ne laisse jamais dire aux gens rencontrés que tu as en vain quitté le monde”. Aujourd’hui, je me rappelle ses mots et me donne cette leçon matin et soir »***. Dans son ermitage au toit de chaume, Ryôkan restait cloîtré, quelquefois pendant des jours, à méditer, à lire des classiques et à composer des poèmes. Un de ses contemporains****, qui s’y abrita de la pluie, raconte***** : « [À] l’intérieur de cet ermitage, je ne vois aucun autre bien qu’une seule statue du Bouddha en bois, posée debout, et deux volumes de livres mis sur un petit accoudoir, installé au pied de la fenêtre. J’ouvre le livre pour savoir de quelle œuvre il s’agit. C’est une édition xylographique de “L’Œuvre complète” de Tchouang-tseu. Dans ce livre sont insérées des calligraphies, tracées en style cursif, d’anciens poèmes chinois, qui semblent être l’œuvre de ce moine. N’ayant pas appris de poèmes dans cette langue, je ne sus s’ils étaient de qualité, mais les calligraphies en question l’étaient à tel point qu’elles m’émerveillèrent ».

* En japonais 山本栄蔵. Haut

** En japonais 良寛. Parfois transcrit Ryokwan. Haut

*** Traduction de M. Dominique Blain, p. 27. Haut

**** Kondô Manjô. Haut

***** Traduction de Mme Mitchiko Ishigami-Iagolnitzer, p. 104-106. Haut

« Une Journée de nô »

éd. Gallimard-UNESCO, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Connaissance de l’Orient, Paris

éd. Gallimard-UNESCO, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Connaissance de l’Orient, Paris

Il s’agit de « Sanemori »* et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »***. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 実盛 ». Haut

** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

*** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« Choix de pièces du théâtre lyrique japonais »

dans « Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient », vol. 26, p. 257-358 ; vol. 27, p. 1-147 ; vol. 29, p. 107-259 ; vol. 31, p. 449-483 ; vol. 32, p. 23-69

Il s’agit de « Yo-uchi Soga »* (« Les Soga au combat de nuit »**) et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »*** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »****. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 夜討曽我 ». Haut

** Les deux frères Soga sont les héros d’une célèbre vendetta. On sait que Gorô (« cinquième fils ») et Jûrô (« dixième fils »), de leurs vrais noms Tokimune et Sukenari, aidés par la maîtresse de ce dernier, pénétrèrent dans la tente de Kudô Suketsune, leur parent et l’assassin de leur père, et qu’ils le tuèrent. On sait moins la suite de l’histoire ; dans le tumulte qui s’ensuivit, Sukenari fut massacré, et Tokimune fut fait prisonnier. Haut

*** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

**** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« Nô et Kyôgen. Tome II. Automne • hiver »

éd. Publications orientalistes de France, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris

éd. Publications orientalistes de France, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris

Il s’agit de « Haku Rakuten »* (« Bai Juyi ») et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »***. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 白楽天 ». Haut

** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

*** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« Nô et Kyôgen. Tome I. Printemps • été »

éd. Publications orientalistes de France, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris

éd. Publications orientalistes de France, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Œuvres capitales de la littérature japonaise, Paris

Il s’agit de « Senju »* et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »***. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 千手 » ou « 千寿 ». Également connu sous le titre de « Senju Shigehira » (« 千手重衡 »). Haut

** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

*** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« La Lande des mortifications : vingt-cinq pièces de nô »

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

Il s’agit de « Matsukaze »* et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »***. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 松風 ». Également connu sous le titre de « Matsukaze Murasame » (« 松風村雨 »). Haut

** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

*** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« Le Livre des nô : drames légendaires du vieux Japon »

éd. H. Piazza, Paris

éd. H. Piazza, Paris

Il s’agit de « Hagoromo »* (« La Robe de plumes ») et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »***. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 羽衣 ». Haut

** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

*** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« Études sur le drame lyrique japonais “nô” »

dans « Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient », vol. 9, no 2, p. 251-284 ; vol. 9, no 4, p. 707-738 ; vol. 11, no 1-2, p. 111-151 ; vol. 12, no 5, p. 1-63 ; vol. 13, no 4, p. 1-113 ; vol. 20, no 1, p. 1-110

Il s’agit de « Sotoba Komachi »* (« Komachi et le stûpa »**) et autres nô. Les Japonais ont le rare privilège de posséder, en propre, une forme de drame lyrique — le « nô »*** (XIVe-XVe siècle apr. J.-C.) — qui malgré la différence absolue des traditions, des sujets et de certains modes d’expression, peut être comparée, sans trop de paradoxe, à la tragédie grecque du siècle de Périclès. Comme cette tragédie, le nô fut tout d’abord le développement et comme l’annexe des chants, danses et chœurs qui accompagnaient la célébration des cérémonies religieuses. Une déesse, disent les Japonais, inaugura cette forme théâtrale, et voici dans quelles circonstances, si l’on en croit le « Kojiki ». Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, irritée des méchancetés de son frère, décida, un jour, de se cacher dans la grotte rocheuse du ciel dont elle barra la porte. De ce fait, le ciel et la terre furent plongés dans de profondes ténèbres. Et chacun, on le pense bien, était fort inquiet. Les huit millions de dieux se rassemblèrent alors sur les bords de la Voie lactée, pour délibérer des mesures qu’il convenait de prendre, afin de faire cesser cette situation critique. Conformément à leur avis, on essaya bien des ruses pour forcer Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel à sortir de sa grotte, mais aucune ne réussit. C’est alors que Majesté-Féminine-Uzu-Céleste eut l’idée d’exécuter une danse originale : « Se coiffant de branches de fusain céleste… elle renversa un fût vide devant la porte de la grotte et claqua des talons. Tout en dansant jusqu’au paroxysme elle découvrit sa poitrine et baissa la ceinture de son vêtement jusqu’à son sexe. Alors la Haute-Plaine-du-Ciel devint bruyante, et les huit millions de “kamis” se mirent à rire »****. Grande-Auguste-Kami-Illuminant-le-Ciel, intriguée, entr’ouvrit la porte de sa prison volontaire. La lumière reparut au ciel et sur terre. Le divertissement divin de ce temps-là fut, dit-on, le premier des nô.

* En japonais « 卒都婆小町 ». Haut

** Parfois traduit « Komachi au stûpa ». Haut

*** En japonais . Parfois transcrit « noh » ou « nou ». Haut

**** « Le “Kojiki” », p. 83-84. Haut

« Le Veda : premier livre sacré de l’Inde. Tome I »

éd. Gérard et Cie, coll. Marabout université-Trésors spirituels de l’humanité, Verviers

éd. Gérard et Cie, coll. Marabout université-Trésors spirituels de l’humanité, Verviers

Il s’agit du « Ṛgveda »*, de l’« Atharvaveda »** et autres hymnes hindous portant le nom de Védas (« sciences sacrées ») — nom dérivé de la même racine « vid » qui se trouve dans nos mots « idée », « idole ». Il est certain que ces hymnes sont le plus ancien monument de la littérature de l’Inde (IIe millénaire av. J.-C.). On peut s’en convaincre déjà par leur langue désuète qui arrête à chaque pas interprètes et traducteurs ; mais ce qui le prouve encore mieux, c’est qu’on n’y trouve aucune trace du culte aujourd’hui omniprésent de Râma et de Kṛṣṇa. Je ne voudrais pas, pour autant, qu’on se fasse une opinion trop exagérée de leur mérite. On a affaire à des bribes de magie décousues, à des formules de rituel déconcertantes, sortes de balbutiements du verbe, dont l’originalité finit par agacer. « Les savants, depuis [Abel] Bergaigne surtout, ont cessé d’admirer dans les Védas les premiers hymnes de l’humanité ou de la “race aryenne” en présence [de] la nature… À parler franc, les trois quarts et demi du “Ṛgveda” sont du galimatias. Les indianistes le savent et en conviennent volontiers entre eux », dit Salomon Reinach***. La rhétorique védique est, en effet, une rhétorique bizarre, qui effarouche les meilleurs savants par la disparité des images et le chevauchement des sens. Elle se compose de métaphores sacerdotales, compliquées et obscures à dessein, parce que les prêtres védiques, qui vivaient de l’autel, entendaient s’en réserver le monopole. Souvent, ces métaphores font, comme nous dirions, d’une pierre deux coups. Deux idées, associées quelque part à une troisième, sont ensuite associées l’une à l’autre, alors qu’elles hurlent de dégoût de se voir ensemble. Voici un exemple dont l’étrangeté a, du moins, une saveur mythologique : Le « soma » (« liqueur céleste ») sort de la nuée. La nuée est une vache. Le « soma » est donc un lait, ou plutôt, c’est un beurre qui a des « pieds », qui a des « sabots », et qu’Indra trouve dans la vache. Le « soma » est donc un veau qui sort d’un « pis », et ce qui est plus fort, du pis d’un mâle, par suite de la substitution du mot « nuée » avec le mot « nuage ». De là, cet hymne :

« Voilà le nom secret du beurre :
“Langue des dieux”, “nombril de l’immortel”.
Proclamons le nom du beurre,
Soutenons-le de nos hommages en ce sacrifice !…
Le buffle aux quatre cornes l’a excrété.
Il a quatre cornes, trois pieds…
Elles jaillissent de l’océan spirituel,
Ces coulées de beurre cent fois encloses,
Invisibles à l’ennemi. Je les considère :
La verge d’or est en leur milieu
 », etc.

* En sanscrit « ऋग्वेद ». Parfois transcrit « Rk Veda », « Rak-véda », « Ragveda », « Rěgveda », « Rik-veda », « Rick Veda » ou « Rig-ved ». Haut

** En sanscrit « अथर्ववेद ». Haut

*** « Orpheus : histoire générale des religions », p. 77-78. On peut joindre à cette opinion celle de Voltaire : « Les Védas sont le plus ennuyeux fatras que j’aie jamais lu. Figurez-vous la “Légende dorée”, les “Conformités de saint François d’Assise”, les “Exercices spirituels” de saint Ignace et les “Sermons” de Menot joints ensemble, vous n’aurez encore qu’une idée très imparfaite des impertinences des Védas » (« Lettres chinoises, indiennes et tartares », lettre IX). Haut

« Odes choisies du “Chi King” »

dans « Description géographique, historique, chronologique, politique de l’Empire de la Chine. Tome II » (XVIIIe siècle), p. 369-380

Il s’agit d’une traduction partielle du « Shi Jing »*, ou « Le Livre des vers ». Le caractère « shi » signifie « vers, pièce de vers, poème », parce qu’en effet tout ce livre ne contient que des odes, composées entre le XIe et le VIe siècle av. J.-C., où l’on voit décrites les mœurs du peuple chinois. Confucius fait un grand éloge de ces odes et assure que la doctrine en est très pure et très sainte. « As-tu travaillé la première et la seconde partie du “Shi Jing” ? », dit-il**. « Qui voudrait faire son métier d’homme sans travailler la première et la seconde partie du “Shi Jing” restera comme planté le nez contre un mur. » Et encore : « Une seule phrase peut résumer les trois cents odes du “Shi Jing” et c’est “penser droit” »***. Mais, aussi utile soit-elle, la mémorisation du « Shi Jing » n’est que le prélude ou le premier degré d’un savoir plus complet. Le philosophe est explicite à ce propos : « Imaginez un homme », dit-il****, « qui saurait réciter les trois cents odes du “Shi Jing” ; on lui confie un gouvernement, mais il n’est pas à la hauteur ; on l’envoie en ambassade aux quatre coins du monde, mais il se montre incapable de donner la réplique. Que lui sert tout son savoir ? » Le « Shi Jing » se divise en quatre parties. La première, appelée « Guo Feng »*****, ou « Chansons des royaumes », comprend des chansons traditionnelles et des ballades, recueillies dans leurs royaumes respectifs par des percepteurs, puis offertes et soumises ensuite à l’Empereur ; elles témoignent des souffrances endurées par le peuple et font l’éloge de l’amour. La deuxième et troisième partie portent le nom de « Xiao Ya »****** et « Da Ya »*******, ou petite et grande « Ya », mot qui signifie « ce qui est juste, convenable » ; la religion et la justice, la gravité et la décence, le respect envers l’autorité et l’horreur du vice sont le principal objet et comme l’âme des deux « Ya ». Enfin, la quatrième partie du « Shi Jing » s’appelle « Song »********, ce qui signifie « Hymnes » ; ce sont, pour la plupart, des éloges solennels et des cantiques en l’honneur du ciel, c’est-à-dire de Dieu même et des grands personnages de la vertueuse Antiquité. Le tout compte trois cent cinq odes.

* En chinois « 詩經 ». Parfois transcrit « Cheu King », « Che’-king », « She King », « Shih Ching », « Schi-king », « Shi King », « Xi Kim », « Chi-kin » ou « Chi King ». Haut

** « Les Entretiens de Confucius ; traduit du chinois par Pierre Ryckmans », XVII, 10. Haut

*** id. II, 2. Haut

**** id. XIII, 5. Haut

***** En chinois « 國風 ». Autrefois transcrit « Kouo-Foung ». Haut

****** En chinois « 小雅 ». Autrefois transcrit « Siao-Ia ». Haut

******* En chinois « 大雅 ». Autrefois transcrit « Ta-Ia ». Haut

******** En chinois «  ». Autrefois transcrit « Soung ». Haut

Tchouang-tseu, « L’Œuvre complète »

éd. Gallimard-UNESCO, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Connaissance de l’Orient, Paris

éd. Gallimard-UNESCO, coll. UNESCO d’œuvres représentatives-Connaissance de l’Orient, Paris

Il s’agit de « L’Œuvre complète » de Tchouang-tseu*, penseur taoïste, un des plus grands maîtres de la prose chinoise (IVe siècle av. J.-C.). Laissé pour compte durant des siècles, il exercera une influence tardive, mais sans cesse croissante, tant sur les taoïstes que sur les bouddhistes, et en l’an 742 apr. J.-C. l’Empereur chinois promulguera un édit pour canoniser son « Œuvre complète », désormais un classique, qui se verra attribuer le titre posthume de « Classique authentique de la splendeur méridionale » (« Nanhua zhenjing »**). En Tchouang-tseu, nous rencontrons un philosophe original dont le langage de poète, plein d’images hardies, d’artifices littéraires, possède un attrait inconnu aux autres penseurs de la Chine. Son « Œuvre complète » prend l’aspect d’allégories mystiques ; de pensées non seulement réfléchies et démontrées, mais ressenties et pénétrant tout son être. Sa philosophie, c’est le quiétisme naturaliste. « Naturaliste », car selon Tchouang-tseu, tout est bien à l’état naturel ; tout dégénère entre les mains de l’homme. « Quiétisme », car pour retrouver en soi la splendeur originelle de la nature, il faut une tranquillité comme celle de l’eau inerte ; un calme comme celui du miroir : « Si la tranquillité de l’eau permet de refléter les choses, que ne peut celle de l’esprit ? Qu’il est tranquille, l’esprit du saint ! Il est le miroir de l’univers et de tous les êtres »***. L’acte suprême est de ne point intervenir, et la parole suprême est de ne rien dire : « La nasse sert à prendre le poisson ; quand le poisson est pris, oubliez la nasse. Le piège sert à capturer le lièvre ; quand le lièvre est pris, oubliez le piège. La parole sert à exprimer l’idée ; quand l’idée est saisie, oubliez la parole. [Où] pourrais-je rencontrer quelqu’un qui oublie la parole, et dialoguer avec lui ? »**** La parole n’est pas sûre, car c’est d’elle que proviennent toutes les distinctions établies artificiellement par l’homme. Or, l’univers est indistinct, informel, et soi-même est aussi l’autre : « Jadis, Tchouang-tseu rêva qu’il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu’il était Tchouang-tseu lui-même ; brusquement, il s’éveilla et s’aperçut avec étonnement qu’il était Tchouang-tseu. Il ne sut plus si c’était Tchouang-tseu rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Tchouang-tseu »

* En chinois 莊子. Parfois transcrit Tchouang-tsée, Tchoang-tseu, Tchoang-tzeu, Tchouang-tsze, Tchuang-tze, Chwang-tsze, Chuang-tze, Choang-tzu, Zhuang Si, Zhouangzi ou Zhuangzi. Également connu sous le nom de Tchouang Tcheou (莊周). Parfois transcrit Tchuang-tcheou, Chuang Chou, Zhouang Zhou ou Zhuang Zhou. Haut

** En chinois « 南華真經 ». Parfois transcrit « Nan-houa tcheng-king », « Nan-hoà-cienn ching », « Nan hwa chin king », « Nan-hoa-tchenn king », « Nan-houa tchen-tsing » ou « Nan-hua chen ching ». Également connu sous le titre abrégé de « 南華經 » (« Nanhuajing »). Haut

*** p. 111. Haut

**** p. 221. Haut

Mencius, « Œuvres »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des « Œuvres » de Mencius* (ou Meng-tseu**), moraliste qui fleurissait en Chine à la même époque qu’Aristote en Grèce. On raconte que sa mère habitait près d’un cimetière. Le petit Mencius allait au milieu des tombes et imitait par amusement les cérémonies et les lamentations qui s’y faisaient. Sa mère se dit : « Ce n’est pas un endroit où demeurer avec mon fils ». Elle alla demeurer auprès d’un marché. Son fils imita par jeu les marchands qui criaient et vendaient leurs marchandises. Elle se dit encore : « Ce n’est pas un lieu où habiter avec mon fils ». Elle changea de nouveau et alla demeurer auprès d’une école. Son fils imita par jeu les écoliers qui apprenaient à disposer les supports et les vases de bois pour les offrandes, à saluer, à témoigner du respect, à se présenter et à se retirer avec politesse. Elle se dit : « Voici l’endroit qui convient à mon fils ! »*** La doctrine de Mencius n’est qu’une copie de celle de Confucius. Et même si je reconnais dans le disciple un défenseur zélé du maître, un éducateur nourri de la lecture des lois et de l’histoire politique, il n’atteint que de loin la simplicité sublime de Confucius et cette concision si énergique qui donne des ailes aux pensées, en ouvrant un vaste champ aux réflexions. Son style a les formes lourdes et pleines d’un intellect qui se justifie devant ses adversaires. Et quand il se réfère à ces derniers, c’est sur un ton acerbe et souvent injuste. « Alors que les propos de Confucius, un siècle plus tôt, représentaient une sorte d’âge d’or où la parole sortait sans effort, Mencius doit passer son temps à fourbir ses armes, faisant flèche de tout bois pour relever les défis et parer aux attaques. À l’époque où s’affrontent cent écoles, Mencius a affaire à une rude concurrence… On perçoit dans les “Œuvres” de Mencius un ton nettement polémique et défensif, totalement absent des “Entretiens” », dit Mme Anne Cheng****. Au reste, le livre de Mencius dut attendre longtemps avant d’être admis parmi les canoniques, et ce, jusqu’au XIIe siècle apr. J.-C.

* Autrefois transcrit Memcius ou Mancius. « Il est resté peu de traces de cet usage singulier, que les premiers missionnaires avaient introduit, en écrivant en latin sur l’histoire et la littérature des Chinois, d’ajouter des terminaisons latines aux noms des Empereurs et des hommes célèbres, pour indiquer les rapports grammaticaux qui liaient ces noms aux autres parties des phrases… Deux noms seuls ont conservé la forme européenne qu’on leur avait donnée d’abord, ce sont ceux de… Confucius et Mencius », explique Abel Rémusat. Haut

** En chinois 孟子. Parfois transcrit Mong-tsée, Mong Tseû, Mem Tsu, Meng-tzu, Meng Tzeu, Meng-tse, Meng-tsze ou Mengzi. Haut

*** Liu Xiang, « 列女傳 » (« Biographies des femmes illustres »), inédit en français. Haut

**** « Histoire de la pensée chinoise », p. 151-152. Haut

« Les Entretiens de Confucius »

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

Il s’agit des « Dialogues » ou « Entretiens de Confucius » (« Lunyu »*), l’œuvre la plus importante pour la connaissance de Confucius (VIe-Ve siècle av. J.-C.). Comparée sous le rapport moral, et même sous le rapport politique, la doctrine de Confucius se rapproche de celle qui fut, vers la même époque, enseignée par Socrate. Jamais, peut-être, l’esprit humain ne fut plus dignement représenté que par ces deux philosophes. En voici les principales raisons. La première est que Confucius et Socrate ont recueilli ce qu’il y a de meilleur dans la morale des Anciens. La seconde est qu’ils ont ajouté à cette morale la simplicité, la clarté et l’évidence, qui doivent régner partout et se faire sentir aux esprits les plus grossiers. Enfin, c’est parce que Confucius et Socrate poussent bien leur philosophie, mais ils ne la poussent pas trop loin ; leur jugement leur faisant toujours connaître jusqu’où il faut aller et où il faut s’arrêter. En quoi ils ont un avantage très considérable, non seulement sur un grand nombre d’Anciens, qui ont traité de telles matières, mais aussi sur la plupart des Modernes, qui ont tant de raisonnements faux ou trop extrêmes, tant de subtilités épouvantables. « La voie de la vertu n’est pas suivie, je le sais », dit ailleurs Confucius**. « Les hommes intelligents et éclairés vont au-delà, et les ignorants restent en deçà. » « Le grand savant japonais Kôjirô Yoshikawa considérait les “Entretiens de Confucius” comme le plus beau livre du monde. J’ignore s’il mérite vraiment ce titre… mais il est certain que, dans toute l’histoire, nul écrit n’a exercé plus durable influence sur une plus grande partie de l’humanité », explique M. Pierre Ryckmans***. C’est dans ces « Entretiens » que Confucius s’est manifesté comme le plus grand maître et le plus grand philosophe du monde oriental. On y voit son ardent amour de l’humanité ; sa morale infiniment sublime, mais en même temps puisée dans les plus pures sources du bon sens ; son souci permanent de redonner à la nature humaine ce premier lustre, cette première beauté qu’elle avait reçue du ciel, et qui avait été obscurcie par les ténèbres de l’ignorance et par la contagion du vice. « Le Maître dit : “Ce n’est pas un malheur d’être méconnu des hommes, mais c’est un malheur de les méconnaître”. » Où trouver une maxime plus belle, une indifférence plus grande à l’égard de la gloire et des grandeurs ? On ne doit pas être surpris si les missionnaires européens, qui les premiers firent connaître « le vénéré maître K’ong » ou K’ong-fou-tseu**** sous le nom latinisé de Confucius, conçurent pour sa pensée un enthousiasme égal à celui des Chinois.

* En chinois « 論語 ». Autrefois transcrit « Lén-yù », « Luen yu », « Louen yu », « Liun iu » ou « Lún-iù ». Haut

** « L’Invariable Milieu ». Haut

*** p. 7. Haut

**** En chinois 孔夫子. Parfois transcrit Cong fou tsëe, K’ong fou-tse, K’oung fou tseu, Khoung-fou-dze, Kung-fu-dsü, Kung fu-tzu ou Kongfuzi. Haut