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Hésiode, «La Théogonie • Les Travaux et les Jours • Le Catalogue des femmes» • «La Dispute d’Homère et d’Hésiode»

éd. Librairie générale française, coll. Classiques de poche, Paris

éd. Librai­rie géné­rale fran­çaise, coll. Clas­siques de poche, Paris

Il s’agit de la «Théo­go­nie» («Theo­go­nia»*), des «Tra­vaux et des Jours» («Erga kai Hême­rai»**) et du «Cata­logue des femmes» («Kata­lo­gos gynai­kôn»***), sorte de manuels en vers où Hésiode**** a jeté un peu confu­sé­ment mytho­lo­gie, morale, navi­ga­tion, construc­tion de cha­riots, de char­rues, calen­drier des labours, des semailles, des mois­sons, alma­nach des fêtes qui inter­rompent chaque année le tra­vail du pay­san; car à une époque où les connais­sances humaines n’étaient pas encore sépa­rées et dis­tinctes, chaque chef de famille avait besoin de tout cela (VIIIe siècle av. J.-C.). Hésiode a été mis en paral­lèle avec Homère par les Grecs eux-mêmes, et nous pos­sé­dons une fic­tion inti­tu­lée «La Dis­pute d’Homère et d’Hésiode» («Agôn Homê­rou kai Hêsio­dou»*****). En fait, bien que l’un et l’autre puissent être regar­dés comme les pères de la mytho­lo­gie, on ne sau­rait ima­gi­ner deux poètes plus oppo­sés. La poé­sie homé­rique, par ses ori­gines et par son prin­ci­pal déve­lop­pe­ment, appar­tient à la Grèce d’Asie; elle est d’emblée l’expression la plus brillante de l’humanité. Un lec­teur sous le charme du génie d’Homère, de ses épi­sodes si remar­quables d’essor et de déploie­ment, ne retrou­ve­ra chez Hésiode qu’une médiocre par­tie de toutes ces beau­tés. Simple habi­tant des champs, prêtre d’un temple des Muses sur le mont Héli­con, Hésiode est loin d’avoir dans l’esprit un modèle com­pa­rable à celui du héros homé­rique. Il déteste «la guerre mau­vaise»****** chan­tée par les aèdes; il la consi­dère comme un fléau que les dieux épargnent à leurs plus fidèles sujets. Son objet pré­fé­ré, à lui, Grec d’Europe, n’est pas la gloire du com­bat, chose étran­gère à sa vie, mais la paix du tra­vail, réglée au rythme des jours et des sacri­fices reli­gieux. C’est là sa leçon constante, sa per­pé­tuelle ren­gaine. «Hésiode était plus agri­cul­teur que poète. Il songe tou­jours à ins­truire, rare­ment à plaire; jamais une digres­sion agréable ne rompt chez lui la conti­nui­té et l’ennui des pré­ceptes», dit l’abbé Jacques Delille*******. Son poème des «Tra­vaux» nous per­met de nous le repré­sen­ter assez exac­te­ment. Nous le voyons sur les pentes de l’Hélicon, vêtu d’«un man­teau moel­leux ain­si qu’une longue tunique», retour­ner la terre et ense­men­cer. «Une paire de bons bœufs de neuf ans», dont il touche de l’aiguillon le dos, traîne len­te­ment la char­rue. C’est un pay­san qui parle aux pay­sans. Le tra­vail de la terre est tout pour lui : il est la condi­tion de l’indépendance et du bien-être; il est en même temps le devoir envers les dieux, qui n’ont pas impo­sé aux hommes de loi plus vive et plus impé­rieuse. Par­tout il recom­mande l’effort, il blâme par­tout l’oisiveté.

«Contem­po­rain d’Homère, Hésiode ne se place pas comme lui au pre­mier rang des génies antiques»

«Contem­po­rain d’Homère, Hésiode ne se place pas comme lui au pre­mier rang des génies antiques. Ses œuvres ont, pour ain­si dire, été refaites [par les Romains] et l’ont été — mal­heu­reu­se­ment pour sa mémoire — avec un suc­cès écla­tant. Au lieu de la “Théo­go­nie”, nous avons les “Méta­mor­phoses” d’Ovide; au lieu des “Tra­vaux et des Jours”, nous avons les “Géor­giques” de Vir­gile. La pos­té­ri­té y a gagné; Hésiode seul y a per­du», dit Charles Durand********. La par­tie des «Tra­vaux» qu’on sur­nomme «Le Mythe de Pan­dore et des âges» est peut-être la seule qui n’ait pas été sur­pas­sée, ni même éga­lée. Hésiode s’y est éle­vé au-des­sus de lui-même; le ton phi­lo­so­phique y perce dès les pre­miers vers, sur­tout dans le tableau des cinq âges du monde; car Hésiode en compte cinq, au lieu de quatre, comme on les compte d’habitude : l’âge d’or, l’âge d’argent, l’âge de bronze, l’âge héroïque et l’âge de fer qui est, selon le poète, l’âge où il écrit. En effet, les écri­vains, de tout temps, ont consi­dé­ré leur siècle comme le pire; il n’y a que Vol­taire qui ait dit du sien : «Ô le bon temps que ce siècle de fer!»*********

Il n’existe pas moins de vingt tra­duc­tions fran­çaises des «Tra­vaux et des Jours», mais s’il fal­lait n’en choi­sir qu’une seule, je choi­si­rais celle de M. Phi­lippe Bru­net.

«Ἀλλὰ γυνὴ χείρεσσι πίθου μέγα πῶμ’ ἀφελοῦσα
Ἐσκέδασ’, ἀνθρώποισι δ’ ἐμήσατο κήδεα λυγρά.
Μούνη δ’ αὐτόθι Ἐλπὶς ἐν ἀρρήκτοισι δόμοισιν
Ἔνδον ἔμεινε πίθου ὑπὸ χείλεσιν οὐδὲ θύραζε
Ἐξέπτη· πρόσθεν γὰρ ἐπέμϐαλε πῶμα πίθοιο
Αἰγιόχου βουλῇσι Διὸς νεφεληγερέταο.
Ἄλλα δὲ μυρία λυγρὰ κατ’ ἀνθρώπους ἀλάληται·
Πλείη μὲν γὰρ γαῖα κακῶν, πλείη δὲ θάλασσα·
Νοῦσοι δ’ ἀνθρώποισιν ἐφ’ ἡμέρῃ, αἳ δ’ ἐπὶ νυκτὶ
Αὐτόματοι φοιτῶσι κακὰ θνητοῖσι φέρουσαι
Σιγῇ, ἐπεὶ φωνὴν ἐξείλετο μητίετα Ζεύς.
Οὕτως οὔ τί πη ἔστι Διὸς νόον ἐξαλέασθαι.
»
— Pas­sage dans la langue ori­gi­nale

«Mais la femme prit la jarre, et ôtant le cou­vercle,
Les répan­dit, pré­pa­rant pour les hommes des peines funestes.
Seule Espé­rance res­ta dans son infran­gible demeure,
Au-dedans, sous les lèvres, sans fran­chir l’ouverture
Ni s’envoler! Elle refer­ma trop tôt le cou­vercle :
Zeus le vou­lait, l’assembleur de nuages qui tient l’égide.
D’innombrables souf­frances s’en vont errant chez les hommes,
Et la terre est pleine de maux, et la mer en est pleine.
Les mala­dies, de jour, de nuit, fré­quentent les hommes,
D’elles-mêmes, por­tant aux humains mor­tels des souf­frances,
Silen­cieuses, car Zeus les a pri­vées de parole,
Pas moyen d’échapper à l’intention du Cro­nide.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de M. Bru­net

«C’est cette femme qui, en levant de ses mains le vaste cou­vercle de la jarre, les lais­sa échap­per, et pré­pa­ra aux hommes de pénibles sou­cis. Seule, l’Espérance, n’ayant pas atteint les bords de la jarre, res­ta dans sa pri­son infran­gible, et ne put s’envoler au-dehors : avant qu’elle sor­tît, Pan­dore avait lais­sé retom­ber le cou­vercle. Mille autres fléaux, néan­moins, sont répan­dus par­mi les hommes; la terre est pleine de maux, la mer en est pleine; les mala­dies, spon­ta­né­ment, viennent nuit et jour visi­ter les mor­tels; elles leur apportent la dou­leur, en silence, car le sage Zeus les a pri­vées de la voix. Il n’est donc pas pos­sible de se sous­traire aux volon­tés de Zeus.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Pierre Waltz (éd. Mille et une Nuits, Paris)

«Mais la femme, enle­vant de ses mains le large cou­vercle de la jarre, les dis­per­sa par le monde et pré­pa­ra aux hommes de tristes sou­cis. Seul, l’Espoir res­tait là, à l’intérieur de son infran­gible pri­son, sans pas­ser les lèvres de la jarre, et ne s’envola pas au-dehors, car Pan­dore déjà avait repla­cé le cou­vercle, par le vou­loir de Zeus, assem­bleur de nuées, qui porte l’égide. Mais des tris­tesses, en revanche, errent innom­brables au milieu des hommes : la terre est pleine de maux, la mer en est pleine! Les mala­dies, les unes de jour, les autres de nuit, à leur guise, visitent les hommes, appor­tant la souf­france aux mor­tels — en silence, car le sage Zeus leur a refu­sé la parole. Ain­si donc il n’est nul moyen d’échapper aux des­seins de Zeus.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Paul Mazon (éd. Les Belles Lettres, coll. des uni­ver­si­tés de France, Paris)

«Mais, ayant, de ses propres mains, ôté le grand cou­vercle de la jarre, la femme les lais­sa s’échapper et pré­pa­ra d’amers cha­grins pour les hommes. Seul l’Espoir res­tait sur place, dans son infran­gible demeure, tout près du bord : il n’eut pas le temps de s’envoler, car déjà elle avait refer­mé le cou­vercle; ain­si l’avait vou­lu le ber­ger des nuées, Zeus qui porte l’égide. Cepen­dant, des myriades d’autres mal­heurs errent çà et là par­mi les humains. La terre est pleine de maux, et la mer pleine aus­si. De jour comme de nuit, les mala­dies, d’elles-mêmes, viennent visi­ter les humains — en silence, car Zeus les a pri­vées de la parole —, elles apportent leur lot de souf­frances aux mor­tels. C’est ain­si. On n’échappe pas aux des­seins de Zeus.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de M. Claude Ter­reaux (éd. Arléa, coll. Poche-Retour aux grands textes, Paris)

«Et cette femme, levant le cou­vercle d’un grand vase qu’elle tenait dans ses mains, répan­dit les misères affreuses sur les hommes. Seule, l’Espérance res­ta dans le vase, arrê­tée sur les bords, et elle ne s’envola point, car Pan­dô­rè avait refer­mé le cou­vercle, par l’ordre de Zeus tem­pé­tueux qui amasse les nuées. Et voi­ci que d’innombrables maux sont répan­dus main­te­nant par­mi les hommes, car la terre est pleine de maux, et la mer en est pleine; nuit et jour les mala­dies accablent les hommes, leur appor­tant en silence toutes les dou­leurs, car le sage Zeus leur a refu­sé la voix. Et ain­si nul ne peut évi­ter la volon­té de Zeus.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Leconte de Lisle (XIXe siècle)

«Mais Pan­dore, décou­vrant de ses mains un vase qu’elle por­tail, lais­sa échap­per tous ces fléaux et les répan­dit sur les mor­tels. L’Espérance seule y res­ta cap­tive, errant sur les bords du vase, prête à s’envoler; car Pan­dore le refer­ma sur-le-champ, d’après l’ordre du grand Jupi­ter. Depuis ce temps mille fléaux divers par­courent la demeure des mor­tels; la terre est pleine de maux, la mer en est pleine; les mala­dies viennent d’elles-mêmes nous visi­ter et, le jour, la nuit, nous apportent la dou­leur; elles viennent en silence, car le pru­dent Jupi­ter leur a ôté la voix. Il n’est donc pas pos­sible de se sous­traire aux décrets de Jupi­ter.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion d’Henri Joseph Guillaume Patin (XIXe siècle)

«Pan­dore ouvrit le vase où le cour­roux céleste
Avait de ses fléaux caché l’amas funeste;
Cet innom­brable essaim s’échappa dans les airs,
Retom­ba sur la terre et tra­ver­sa les mers.
Les plai­sirs, la san­té, la vigueur dis­pa­rurent;
Les dou­leurs et la mort en silence accou­rurent :
L’Espérance res­tait dans ce vase fatal;
Mais il fut refer­mé pour accroître le mal.
(lacune)»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion du mar­quis Jean-Jacques Le Franc de Pom­pi­gnan (XVIIIe siècle)

«Mais la femme ayant, de ses mains, sou­le­vé le cou­vercle de la jarre, lais­sa les maux se répandre et pré­pa­ra, pour les hommes, de tristes sou­cis. Seul, l’Espoir res­tait où il était, dans son infran­gible pri­son, à l’intérieur de la jarre, près des lèvres du vase, car la femme le devan­ça et repla­ça le cou­vercle, selon la volon­té de Zeus qui tient l’égide, l’assembleur de nuées. Mais d’autres misères, par mil­liers, errent par­mi les mor­tels : la terre est rem­plie de maux, la mer en est rem­plie. Soit le jour, soit la nuit, à leur fan­tai­sie, les mala­dies s’en vont à l’aventure por­ter le mal aux hommes, silen­cieu­se­ment, car le pru­dent Zeus leur a reti­ré la parole. C’est ain­si qu’il est tout à fait impos­sible d’échapper aux des­seins de Zeus.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion d’Élie Ber­gou­gnan (éd. Gar­nier frères, coll. Clas­siques Gar­nier, Paris)

«Et cepen­dant cent hor­ribles fléaux,
Dans un vase enfer­més, y som­meillent encore;
Pan­dore l’ose ouvrir; ils en sortent. Pan­dore,
Le fer­mant aus­si­tôt, y retient pri­son­nier
L’Espoir, qui, trop tar­dif, s’envolait le der­nier;
Et du maître des dieux les décrets s’accomplirent.
Les innom­brables maux qui contre nous conspirent
Dès ce moment fatal errent dans l’univers;
Ils rem­plissent la terre, ils rem­plissent les mers;
Tou­jours, autour de nous, les noires mala­dies,
Pour­sui­vant sans pitié leurs courses enne­mies,
Des dou­leurs contre nous guident l’essaim nom­breux,
Et nul ne les entend, car l’arbitre des cieux
Vou­lut qu’à leurs tra­vaux pré­si­dât le silence :
C’est ain­si que ce Dieu mon­tra, par sa ven­geance,
Qu’en vain à le trom­per pré­ten­draient les humains.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion d’Alphonse Fresse-Mont­val (XIXe siècle)

«Pan­dore, tenant dans ses mains un vase immense, en sou­lève le fatal cou­vercle; les maux, les sou­cis cui­sants s’en exhalent, se dis­persent sur la terre; un seul bien est ren­fer­mé au fond de cette urne, l’Espérance; Elle s’arrête sur les bords du vase que Pan­dore s’empresse de refer­mer, par les conseils du dieu qui porte l’égide, de Jupi­ter qui assemble les nuées; l’Espérance demeure seule aux mal­heu­reux mor­tels qu’une foule de maux accable; la terre en est cou­verte, la mer en est rem­plie; pen­dant tout le jour, pen­dant toute la nuit, les mala­dies par­courent la terre, fondent en silence sur les mor­tels; car le dieu dont les conseils sont éter­nels, a étouf­fé leur voix. Ain­si l’homme fait de vains efforts pour induire en erreur le Maître des dieux.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Pierre-Louis-Claude Gin (XVIIIe siècle)

«La dan­ge­reuse Pan­dore ôta de ses mains le grand cou­vercle d’un vase qu’elle appor­tait à Épi­mé­thée, source inta­ris­sable de maux pour les tristes humains. La seule Espé­rance res­ta au fond du vase, sur ses lèvres, prête à s’envoler aus­si; mais Elle ne s’envola pas, Pan­dore ayant remis aus­si­tôt le cou­vercle, par le conseil de Jupi­ter. Cepen­dant tous les maux que conte­nait le vase funeste se répan­dirent aus­si­tôt dans le monde. La terre en fut cou­verte à l’instant, ain­si que la mer; les mala­dies sur­tout s’attachent depuis ce temps à nos pas, le jour comme la nuit, nous appor­tant dans le silence toutes les cala­mi­tés; car Jupi­ter les a pri­vées de la voix. Il n’est donc pas pos­sible de se sous­traire à la volon­té du ciel.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Jean-Marie-Louis Cou­pé (XVIIIe siècle)

«La dan­ge­reuse Pan­dore ôta de ses mains le grand cou­vercle d’un vase qu’elle appor­tait à Épi­mé­thée, source inta­ris­sable de maux pour les tristes humains. La seule Espé­rance res­ta au fond du vase, sur ses lèvres, prête à s’envoler aus­si; mais Elle ne s’envola pas, Pan­dore ayant remis aus­si­tôt le cou­vercle, par la volon­té de Jupi­ter. Cepen­dant les mille maux que conte­nait le vase funeste se répan­dirent aus­si­tôt dans le monde. La terre en fut cou­verte à l’instant, ain­si que la mer; les mala­dies sur­tout s’attachent depuis ce temps à nos pas, le jour comme la nuit, nous appor­tant dans le silence toutes les cala­mi­tés; car Jupi­ter, dans sa pru­dence, les a pri­vées de la voix. Il n’est donc pas pos­sible de se sous­traire à la volon­té du ciel.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Jean-Marie-Louis Cou­pé, revue par Émile Lefranc (XVIIIe siècle)

«Pan­dore por­tait une boîte dans sa main; elle en reti­ra le cou­vercle, et répan­dit avec mali­gni­té, sur la race humaine, les maux déplo­rables. L’Espérance seule, fixée au fond de la boîte, ne s’envola pas au-dehors. Pan­dore, docile aux ordres de Jupi­ter, repla­ça promp­te­ment le cou­vercle. Depuis, les maux funestes errent au milieu des hommes. Ils rem­plissent la terre, ils rem­plissent la mer. Le jour comme la nuit, les mala­dies assaillent les humains, et leur apportent la dou­leur en silence; car le pru­dent Jupi­ter les a pri­vées de la voix. Ain­si, l’homme ne peut se sous­traire aux décrets de Jupi­ter.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion d’Armand Mon­dot (XIXe siècle)

«Pan­dore ayant ouvert la boîte qu’elle avait entre les mains, en lais­sa sor­tir tous les maux qu’elle ren­fer­mait : l’Espérance seule demeu­ra au fond, lorsque Pan­dore refer­ma le cou­vercle. Telle fut l’artificieuse ven­geance de Jupi­ter. Dès lors les maux de toute espèce sont répan­dus par­mi les hommes; ils couvrent toute l’étendue de la terre et la sur­face de la mer. Les mala­dies par­courent l’univers jour et nuit et nous sur­prennent sans par­ler; Jupi­ter les a ren­dues muettes; et il n’est pas pos­sible de se sous­traire aux décrets du maître des dieux.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de l’abbé Nico­las Ber­gier (XVIIIe siècle)

«Pan­dore, tenant dans ses mains un grand vase, en sou­le­va le cou­vercle, et les maux ter­ribles qu’il ren­fer­mait se répan­dirent au loin. L’Espérance seule res­ta : arrê­tée sur les bords du vase, Elle ne s’envola point, Pan­dore ayant remis le cou­vercle, par l’ordre de Jupi­ter qui porte l’égide et ras­semble les nuages. Depuis ce jour, mille cala­mi­tés entourent les hommes de toutes parts : la terre est rem­plie de maux, la mer en est rem­plie; les Mala­dies se plaisent à tour­men­ter les mor­tels nuit et jour, et leur apportent en silence toutes les dou­leurs, car le pru­dent Jupi­ter les a pri­vées de la voix. Nul ne peut donc échap­per à la volon­té de Jupi­ter.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion d’Anne Bignan (XIXe siècle)

«Pan­dore du des­tin entr’ouvre l’urne immense;
Seul bien qu’elle enfer­mait, la divine Espé­rance
s’échappe avec les maux, mais, déjà sur le bord,
Sous le poids du cou­vercle arrête son essor;
Et s’élançant, alors, du fra­gile repaire,
Tous les maux à la fois enva­hissent la terre.
Ils s’attachent à l’homme; il les voit sur les flots,
Pour hâter son tré­pas, pour­suivre ses vais­seaux
Et, s’avançant par­tout, dans un sombre silence,
Au jour comme à la nuit appor­ter la souf­france.
(lacune)»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Charles-Auguste Sal­mon (XIXe siècle)

«Mais la femme aux humains machi­nant tristes maux
Ôta le grand cou­vercle au vais­seau dont saillirent
Les mal­heurs qui sur nous çà et là s’épandirent.
Et dedans demeu­ra du vais­seau sur les bords
La seulette Espé­rance et ne s’envola hors :
Car pre­mier le cou­vercle au vais­seau remit-elle,
Comme de Dieu vou­lut la pru­dence immor­telle.
Mais dix mille autres maux errants de toutes parts
Sur les pauvres humains en sor­tirent épars :
Car la terre et la mer de maux est toute pleine.
Les mala­dies aus­si qui font beau­coup de peine
Viennent de leur bon gré aux humains jour et nuit
Muettes : car de peur qu’elles ne fissent bruit,
Dieu leur ôta la voix : ain­si n’est pas pos­sible
D’éviter de Jupin********** le conseil invin­cible.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Jacques Le Gras (XVIe siècle)

«Mais la femelle, ôtant de sa main le cou­vercle, répan­dit
Hors de la boîte aux humains dou­lou­reux maux, qu’elle pour­pen­sa.
Espoir seul comme dans quelque mai­son forte à débri­ser***********
Reste léans aux bords de la boîte : en dehors ne vola pas.
Car para­vant le cou­vercle remis à la boîte refer­ma,
Par le vou­loir de l’amasse-nuau Jupi­ter chèvre-nour­ri.
Mais mille autres dou­leurs vont par­mi les hommes errant :
Quant et la terre est pleine de maux, et pleine la grande mer.
Aux hommes les mala­dies et de nuit et de jour, tout de leur gré,
Aux mor­tels vien­dront des grièves misères appor­ter,
Sans dire mot : aus­si Jupi­ter leur ôte le par­ler.
Ain­si ne peut s’éviter nulle part l’entente du grand Dieu.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Jean-Antoine de Baïf (XVIe siècle)

«C’est cette femme-là qui l’épandit pre­mière,
Qui ouvrant de ses mains une boîte meur­trière
A semé mille maux par tout cet uni­vers,
Et ne nous a res­té par tant de maux divers
Que la seule Espé­rance. Au fond elle était mise
Et ne peut s’envoler, en la boîte sur­prise.
Car par la volon­té de ce dieu tète-chèvre,
La Pan­dore remit le cou­vercle et le couvre.
Néan­moins, mille maux s’échappèrent grand-erre,
Et voit-on main­te­nant des maux pleine la terre,
Et la mer pleine aus­si : et de jour et de nuit
La fièvre nous sur­vient, qui cou­rante sans bruit
Grande incom­mo­di­té tou­jours nous a por­té :
Car le sage Jupin la voix lui a ôté.
Ain­si l’homme ne peut à la fin échap­per
La volon­té de Dieu qui le veut attra­per.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Lam­bert Daneau (XVIe siècle)

«Or tôt après, Pan­do­ra de ses mains
A décou­vert son vais­seau, dont maux maints
Et grandes dou­leurs sont jetés et épars
Par­mi le monde en tous côtés et parts,
Pour affli­ger les mor­tels en outrance :
Illec demeure une seule, Espé­rance,
Des­sous le bord du vais­seau ou boîte :
Car Pan­do­ra, du monde la défaite************,
A recou­vert son vais­seau vite­ment,
De Jupi­ter fai­sant le man­de­ment.
De ce vais­seau mille maux sont sor­tis,
Dont les humains, griè­ve­ment aver­tis,
Souffrent beau­coup et par terre, et par mer.
Et de ce vient un fatal fort amer,
Qui mala­die en secret nous pro­duit,
Taci­te­ment venant et jour et nuit,
Pour nous don­ner, en silence, misère :
Car Jupi­ter, des cieux le pru­dent Père,
La mala­die a pri­vé de la voix,
Et par ain­si (si tu veux bien) tu vois
Qu’impossible est d’éviter la sen­tence
Et le vou­loir de la divine essence.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion de Richard Le Blanc (XVIe siècle)

«At mani­bus vir­go plenæ post­quam ora resol­vit
Pyxi­dis, exi­tium spar­sit. Spes una relic­ta
Deli­tuit fun­do, sedemque immo­ta prio­rem
Ser­va­vit nus­quam fugiens per inania pen­nis.
Ostia quippe prius clau­sit sic jus­sa Tonan­tis
Impe­rio insi­dians vir­go. Mala cete­ra sese
Effu­dere, interque homines erran­tia glis­cunt,
Ter­ra­rumque sinus implent pela­gusque pro­fun­dum
Nec facie simi­li nec vi; noc­tuque diuque
Pal­li­da mor­bo­rum voli­tant nos agmi­na cir­cum,
Incum­buntque caput supra sine mur­mure. Vocem
Sci­li­cet exe­mit taci­tis Satur­nia proles,
Ipsius a cer­ta ne quis foret exi­tus ira.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Ber­nar­do Zama­gna (XVIIIe siècle)

«Sed mulier mani­bus magno oper­cu­lo dolii detrac­to,
Dis­si­pa­vit, et homi­ni­bus machi­na­ta est noxia mala.
Spes autem sola sibi in domi­ci­lio infrac­to
Intus reman­sit, sub labiis dolii, neque foras
Evo­la­vit : quia prius oper­cu­lum dolii inje­cit,
Consi­lio Jovis nubium congre­ga­to­ris.
Inde autem et alia mala infi­ni­ta inter homines ober­rant :
Nam et ter­ra et mare ple­na sunt malis,
Et mor­bi homi­ni­bus die noc­tuque
Sponte super­ve­niunt, affe­rentes illis mala
Tacite : quia Jupi­ter sapiens illis exe­mit vocem.
Ita nul­lo modo licet Jovis men­tem evi­tare.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Mati­ja Grbić, dit Mat­thias Gar­bi­tius (XVIe siècle)

«Femi­na sed nocuo dum tol­lit oper­cu­la vase,
In mun­dum pes­tis pro­vo­lat omne genus.
Sola labris urnæ dum forte hære­ret in imis,
Non illo movit Spes sua cas­tra loco.
Nam prius inje­cit, quam Spes eva­dere pos­set,
Teg­mi­na, consi­lium Vir­go secu­ta Jovis.
At genus omne mali mise­rum pro­ru­pit in orbem,
His humus, his lati est regia ple­na maris.
Ut capiant homines mor­bi quoque sem­per ober­rant,
Seu latet, aut ruti­lo ful­get ab axe dies.
Et tacite, est illis nam vocis ademp­ta facul­tas,
Et gres­su stre­pi­tum non faciente ruunt.
Sic nil consi­lium pos­sit vitare Tonan­tis»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Georg Ratal­ler (XVIe siècle)

«Sed mulier mani­bus vasis mag­num oper­cu­lum dimo­vens
Dis­per­sit, homi­ni­bus autem machi­na­ta est curas graves.
Sola vero illic Spes infrac­ta in pyxide
Intus man­sit, dolii sub labris, neque foras
Evo­la­vit. Prius enim inje­cit oper­cu­lum dolii,
Ægio­chi consi­lio Jovis nubi­cogæ.
Alia vero innu­me­ra mala inter homines errant.
Nam ple­na qui­dem ter­ra est malis, ple­numque mare.
Mor­bi autem homi­ni­bus, tam inter­diu quam noc­tu
Ultro ober­rant, mala mor­ta­li­bus ferentes,
Tacite : nam vocem exe­mit consul­tor Jupi­ter.
Sic nus­quam licet Jovis men­tem evi­tare.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Jean Opo­rin, dit Johannes Opo­ri­nus (XVIe siècle)

«Sed mulier mani­bus amphoræ mag­num oper­cu­lum cum dimo­vis­set
Dis­per­sit, homi­ni­bus autem para­vit curas graves.
Sola vero illic Spes in illæ­so domi­ci­lio
Intus man­sit, dolii sub labris, neque foras
Evo­la­vit. Prius enim inje­cit oper­cu­lum dolii,
Ægi­da tenen­tis consi­liis Jovis nubes cogen­tis.
Alia vero innu­me­ra mala inter homines vagan­tur.
Ple­na enim qui­dem ter­ra est malis, ple­num vero mare.
Mor­bi autem homi­ni­bus, inter­diu atque noc­tu
Spon­ta­nei ven­ti­tant, mala mor­ta­li­bus ferentes,
Tacite : nam vocem exe­mit pru­dens Jupi­ter.
Sic non usquam licet Jovis volun­ta­tem evi­tare.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Jean Opo­rin, dit Johannes Opo­ri­nus, revue par Franz Sieg­fried Lehrs (XIXe siècle)

«Sed mulier mani­bus vasis mag­num oper­cu­lum cum dimo­vis­set
Dis­per­sit, homi­ni­bus autem immi­sit curas graves.
Sola vero illic Spes infrac­ta in domo
Intus man­sit, dolii sub labris, neque foras
Evo­la­vit. Prius enim inje­cit oper­cu­lum dolii,
Ægio­chi consi­lio Jovis nubes cogen­tis.
Alia vero innu­me­ra mala inter homines errant.
Ple­na enim ter­ra est malis, ple­numque mare.
Mor­bi autem homi­ni­bus, tam inter­diu quam noc­tu
Ultro ober­rant, mala mor­ta­li­bus ferentes,
Tacite : nam vocem exe­mit pru­dens Jupi­ter.
Sic nequa­quam licet Jovis decre­tum evi­tare.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Jean Opo­rin, dit Johannes Opo­ri­nus, revue par Johann Georg Græ­vius (XVIIe siècle)

«Sed mulier mani­bus vasis mag­num oper­cu­lum cum dimo­vis­set
Dis­per­sit, homi­ni­bus autem machi­na­ta est curas graves.
Sola vero illic Spes infrac­ta in domo
Intus man­sit, dolii sub labris, neque foras
Evo­la­vit. Prius enim inje­cit oper­cu­lum dolii,
Ægio­chi consi­lio Jovis nubi­cogæ.
Alia vero innu­me­ra mala inter homines errant.
Ple­na enim ter­ra est malis, ple­numque mare.
Mor­bi autem homi­ni­bus, tam inter­diu quam noc­tu
Ultro ober­rant, mala mor­ta­li­bus ferentes,
Tacite : nam vocem exe­mit pru­dens Jupi­ter.
Sic nus­quam licet Jovis men­tem evi­tare.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Jean Opo­rin, dit Johannes Opo­ri­nus, revue par Georg Pasor (XVIIe siècle)

«Sed mulier mani­bus dolii mag­num oper­cu­lum cum abs­tu­lis­set
Effu­dit, homi­ni­bus vero machi­na­ta est curas dif­fi­ciles.
Sola vero illic Spes in infrac­tis domi­bus
Intus man­sit, dolii sub labris, neque foras
Evo­la­vit. Prius enim super­in­je­cit oper­cu­lum dolii,
Ægi­da haben­tis consi­liis Jovis nubi­cogæ.
Alia vero infi­ni­ta mala inter homines ober­rant.
Ple­na enim ter­ra malis, ple­num vero mare.
Mor­bi inter homines, inter­diu atque noc­tu
Spon­ta­nei obam­bu­lant, mala mor­ta­li­bus adfe­rentes,
Tacite : quo­niam vocem ade­mit pru­dens Jupi­ter.
Sic nul­lo modo licet Jovis men­tem effu­gere.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Jean Opo­rin, dit Johannes Opo­ri­nus, revue par Johann Fries (XVIe siècle)

«At mulier mag­num dolii oper­cu­lum mani­bus abs­tra­hens
Dis­si­pa­vit, machi­na­ta est autem homi­ni­bus acer­bos luc­tus.
Sola autem ibi Spes in domo infra­gi­li
Intus man­sit, sub labris dolii, neque foras
Evo­la­vit. Prius enim obje­cit vasi oper­cu­lum,
Consi­lio Jovis Ægio­chi, nubium auc­to­ris.
Sed innu­meræ cala­mi­tates inter homines errant.
Ter­ra enim ple­na est malo­rum, mare etiam ple­num.
Mor­bi autem homines inter­diu et noc­tu
Ultro­nei adeunt, mala eis adfe­rentes,
Tacite, quo­niam sapiens Jupi­ter exe­mit vocem.
Ita nemo potest Jovis men­tem effu­gere.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Caro­lus Figu­lus (XVIe siècle)

«At mulier digi­tis dum tol­lit oper­cu­la vasi,
Omne malum, lædens homines grave, spar­sit in orbem;
Sola ibi se infir­mis tenuit Spes ædi­bus, intus
Pyxi­dis ad labrum lati­nans non evo­lat extra;
Atque etiam citius rur­sum vas teg­mine clau­sit,
Consi­lium men­temque Jovis Pan­do­ra secu­ta.
In ter­ram exi­luit reli­quum genus omne malo­rum,
Hinc mare nunc illis est ple­num, ple­namque ter­ra,
Nocte dieque homines mise­ros inva­dere nun­quam
Exangues ces­sant mor­bi, mala mul­ta ferentes,
Et tacite adve­niunt : nam vox est a Jove demp­ta,
Sic non ulla Jovis men­tem evi­tare potes­tas.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Johannes Ulpius (XVIe siècle)

«Cæte­rum mulier mani­bus mag­num urnæ dimo­vens oper­cu­lum,
Dis­per­sit quæ inibi conti­ne­ban­tur, hinc tristes, pro­pi­nate homi­ni­bus curæ.
Sola proinde Spes infrac­tum domi­ci­lium
Intus manen­do occu­pat, sub labris urnæ se conti­nens, neque foras
Evo­cat, nam prius obje­ce­rat teg­men urnæ
Jupi­ter, qui hoc des­ti­na­rat nubi­co­ga.
Innu­meræ pro­fes­to cala­mi­ta­tis humanæ semi­na­rium,
Quum mul­tis ex hoc ter­ra malis sca­teat, nec minus mare,
Ad hæc mor­bi acci­dant mor­ta­li­bus nocte dieque,
Sua nimi­rum sponte pro­ve­nien­ti­bus iis quæ exi­tium affe­runt,
Subque silen­tio ademp­ta illis voce a cau­to Jove,
Adeo nihil est quod ejus cog­ni­tio­nem sub­ter­fu­giat»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine d’Ottmar Nacht­gall, dit Otto­ma­rus Lus­ci­nius (XVIe siècle)

«Sed teg­men ab urna
Dum Pan­do­ra levat, totum exi­liere per orbem
Cura­rum infestæ effi­gies; Spes sola reman­sit
Intus, et e labris ima sub parte rese­dit.
Obs­ti­tit impo­si­tum nam teg­men abire volen­ti*************.
Sic qui ful­men agit, nubis Col­lec­tor aquosæ
Jus­se­rat : innu­meræque etiam mor­tale vagan­tur
Per genus infandæ spe­cies, qui­bus æquor et omnis
Ter­ra infec­ta tumet, mor­bi noc­tesque diesque
Sponte sua sine voce ruunt. Namque ab Jove sum­mo
Abla­ta est illis quæ­cumque poten­tia fan­di.
Sic impune Parens offen­di­tur ille deo­rum.»
— Pas­sage dans la tra­duc­tion latine de Nic­colò del­la Valle (XVe siècle)

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* En grec «Θεογονία». Haut

** En grec «Ἔργα καὶ Ἡμέραι». Haut

*** En grec «Κατάλογος γυναικῶν». Haut

**** En grec Ἡσίοδος. Autre­fois trans­crit Éziode. Haut

***** En grec «Ἀγὼν Ὁμήρου καὶ Ἡσιόδου». Haut

****** «Les Tra­vaux et les Jours», v. 161. Haut

******* «Dis­cours pré­li­mi­naire aux “Géor­giques” de Vir­gile». Haut

******** «Soi­rées lit­té­raires. Tome I», p. 35-36. Haut

********* «Le Mon­dain», v. 21. Haut

********** Jupin s’est dit pour Jupi­ter. Haut

*********** «Fort à» s’est dit pour «dif­fi­cile à». «Débri­ser» s’est dit pour «bri­ser, détruire». Haut

************ On voit que le tra­duc­teur fait rimer «boîte» avec «défaite»; c’est que, de son temps, on pro­non­çait [wɛ] la diph­tongue «oi», en fai­sant entendre [bwɛt], tan­dis qu’aujourd’hui on fait entendre [bwat]. Cette ancienne pro­non­cia­tion est encore celle de cer­tains patois. Haut

************* Le datif «volen­ti» dépend du verbe «obs­ti­tit», dont le sujet est «impo­si­tum teg­men». Haut