Comptes rendus sur la littérature ancienne et moderne de toutes les nations

Mot-clefchansons traditionnelles : sujet

« Chansons jaillies de l’âme du peuple [vietnamien] »

dans « Plaintes de la femme d’un guerrier » (éd. Sudestasie, Paris), p. 93-113

dans « Plaintes de la femme d’un guerrier » (éd. Sudestasie, Paris), p. 93-113

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

« Les Doinas : poésies moldaves »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit des doinas * recueillies par Vasile Alecsandri ** (XIXe siècle), vrais monuments de la littérature populaire de la Roumanie. Qu’est-ce que des doinas ? Ce sont de petites pièces de vers, qui ne portent pas de noms d’auteurs, parce qu’elles sont l’œuvre de tous, l’expression la plus directe et la plus sincère du génie du peuple roumain. Elles renferment des trésors inestimables de sentiments tendres, de croyances superstitieuses, de coutumes ancestrales et, surtout, de beautés poétiques pleines d’originalité. Elles gardent profondément marquée l’empreinte du caractère local : « elles exhalent », dit un critique ***, « ce parfum des montagnes et des vallées natales, qui ne se peut ni contrefaire, ni emprunter ». Elles abondent, enfin, en comparaisons pittoresques, en images gracieuses et terribles ; c’est ainsi qu’elles appellent l’argent « l’œil du diable » (« ochĭul draculuĭ ») ; la mort « la fiancée du monde » (« mirésa lumeĭ »), parce que tout le monde lui est promis en entrant dans la vie ; elles comparent la bonté à la maternité : « bon comme le sein d’une mère » (« bun ca sinul mameĭ ») ; elles disent d’un homme supérieur qu’« il porte une étoile au front » (« cu stea în frunte ») ; d’une belle femme qu’elle est « un fragment de soleil » (« ruptă din sóre ») ; etc. Lisez la suite›

* En roumain « doină » (singulier) et « doine » (pluriel). Parfois transcrit « doïne ».

** Autrefois transcrit Basile Alecsandri, Vasilie Alecsandri, Vasili Alexandri ou Vassili Alexandri.

*** Alphonse Grün.

« Ballades et Chants populaires de la Roumanie »

XIXe siècle

Il s’agit des doinas * recueillies par Vasile Alecsandri ** (XIXe siècle), vrais monuments de la littérature populaire de la Roumanie. Qu’est-ce que des doinas ? Ce sont de petites pièces de vers, qui ne portent pas de noms d’auteurs, parce qu’elles sont l’œuvre de tous, l’expression la plus directe et la plus sincère du génie du peuple roumain. Elles renferment des trésors inestimables de sentiments tendres, de croyances superstitieuses, de coutumes ancestrales et, surtout, de beautés poétiques pleines d’originalité. Elles gardent profondément marquée l’empreinte du caractère local : « elles exhalent », dit un critique ***, « ce parfum des montagnes et des vallées natales, qui ne se peut ni contrefaire, ni emprunter ». Elles abondent, enfin, en comparaisons pittoresques, en images gracieuses et terribles ; c’est ainsi qu’elles appellent l’argent « l’œil du diable » (« ochĭul draculuĭ ») ; la mort « la fiancée du monde » (« mirésa lumeĭ »), parce que tout le monde lui est promis en entrant dans la vie ; elles comparent la bonté à la maternité : « bon comme le sein d’une mère » (« bun ca sinul mameĭ ») ; elles disent d’un homme supérieur qu’« il porte une étoile au front » (« cu stea în frunte ») ; d’une belle femme qu’elle est « un fragment de soleil » (« ruptă din sóre ») ; etc. Lisez la suite›

* En roumain « doină » (singulier) et « doine » (pluriel). Parfois transcrit « doïne ».

** Autrefois transcrit Basile Alecsandri, Vasilie Alecsandri, Vasili Alexandri ou Vassili Alexandri.

*** Alphonse Grün.

« Les Chants et les Traditions populaires des Annamites »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

« L’Hyménée dans le rêve : contes et légendes du Viêt-nam »

éd. Sudestasie, Paris

éd. Sudestasie, Paris

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

« Anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam »

éd. L’Harmattan, Paris

éd. L’Harmattan, Paris

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

« Chants-Poèmes des monts et des eaux : anthologie des littératures orales des ethnies du Viêt-nam »

éd. Sudestasie-UNESCO, coll. UNESCO d’œuvres représentatives, Paris

éd. Sudestasie-UNESCO, coll. UNESCO d’œuvres représentatives, Paris

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

« La Femme vietnamienne d’autrefois à travers les chansons populaires »

éd. Thanh-Long, Bruxelles

éd. Thanh-Long, Bruxelles

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

« La Littérature populaire vietnamienne »

éd. électronique

éd. électronique

Il s’agit d’une anthologie de la littérature populaire du Viêt-nam. Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, cette littérature avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple. Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Viêt-nam. « Tandis que les lettrés s’enfermaient dans leur tour d’ivoire et se plaisaient à composer des vers chinois qui, ici, ressemblent bien aux vers latins, ou à commenter les vieux classiques, le peuple travaillait à former la langue et à produire cette riche littérature populaire composée de dictons, de proverbes, de sentences, de distiques, de phrases, locutions et expressions plus ou moins assonancées portant des allusions aux faits du passé ou aux coutumes locales, et surtout de chansons, de ces belles et douces chansons qui s’élèvent les nuits d’été du fond des paillotes ou de l’immensité des rizières et des étangs et semblent se répercuter dans l’espace jusqu’à la cime frissonnante des bambous. Lisez la suite›

Phạm Quỳnh, « Le Paysan tonkinois à travers le parler populaire »

éd. Đông-Kinh, coll. Nam-Phong, Hanoï

éd. Đông-Kinh, coll. Nam-Phong, Hanoï

Il s’agit d’une anthologie raisonnée des chants et des proverbes du Tonkin, par Phạm Quỳnh, le plus grand érudit et critique vietnamien du siècle dernier. Né à Hanoï, le 17 décembre 1892, il fut orphelin très tôt : « Enfant, j’habitais avec ma grand-mère près de la caserne des soldats français, qui ne manquaient pas d’exciter ma curiosité comme celle de mes camarades de jeu. Un sergent-chef s’intéressa plus particulièrement à moi et me prit en affection. Il m’enseigna les premières notions de français et m’apprit à écrire » *. Intelligent, appliqué, doué d’une mémoire étonnante, Phạm Quỳnh sortit premier du Collège du protectorat et n’eut qu’un seul plan : faire en sorte qu’il eût sa part dans l’éveil de la littérature nationale. « Sans littérature nationale », disait-il **, « il ne peut y avoir de culture nationale ; sans culture nationale, il ne peut y avoir d’indépendance intellectuelle et spirituelle ; sans indépendance intellectuelle et spirituelle, il ne peut y avoir d’indépendance politique ». Selon lui, cet éveil se ferait seulement lorsque la civilisation vietnamienne continuerait sa tradition chansonnière, et consoliderait dignement son héritage confucéen : « Je ne puis m’imaginer », disait-il ***, « que ces préceptes si sages de Confucius ; cette essence légère et discrète dont sont imprégnés les refrains, les chansons traditionnelles de mon pays ; cette poésie subtile de l’âme d’un peuple [qui sait] respecter [à la fois] les réalités de l’existence et le rêve, et qui, en peinant durement au fil des générations sur la terre [ancestrale], est capable de s’émouvoir quand lui parvient, apporté par la brise des champs, le cri de l’alouette — je ne puis m’imaginer que tout ceci viendrait à disparaître pour s’assimiler dans les formes de la nouvelle civilisation ». Ce fut surtout à partir de 1910 que, nommé secrétaire de l’École française d’Extrême-Orient, il se mit résolument à toutes les études spéciales que supposait son plan. Ainsi préparé, il fonda la revue « Nam-Phong » (« Vent du sud » ****), et alors seulement il entra pleinement dans son sujet. Ce que fit la revue « Nam-Phong », pendant dix-huit ans, en matière d’édition, commentaire, traduction, diffusion du patrimoine vietnamien, tient du prodige. Je n’exagère pas en disant que Phạm Quỳnh ne vécut plus que pour sa revue ; il lui donna une âme, une conscience, une dignité propres et lui assura un prestige qui ne fut jamais égalé par celui d’aucune revue du Viêt-nam. Lisez la suite›

* Dans « Hommage à Pham Quynh », p. 42.

** Phạm Quỳnh, « Quốc-học với quốc-văn » (« Culture nationale et Littérature nationale ») dans « Nam-Phong », vol. 26, no 164.

*** Dans Dương Mỹ Loan, p. 1100.

**** Titre emprunté aux « Entretiens familiers de Confucius » : « Jadis Shun (), jouant du [luth] à cinq cordes, composa les chants du Nan-Feng (南風). Ces chants portaient : “Oh ! l’harmonie du Nan-Feng ! On peut par lui dissiper les soucis de mon peuple. Oh ! le temps du Nan-Feng ! On peut par lui développer les richesses de mon peuple”. C’est en agissant ainsi qu’il s’est élevé ».