Mot-clefcoréen

pays, gentilé ou langue

« Un Assassin politique : [Hong-Tjyong-ou] »

dans « T’oung Pao », vol. 5, nº 3, p. 260-271

dans « T’oung Pao », vol. 5, no 3, p. 260-271

Il s’agit de Hong-Tjyong-ou*, lettré et assassin politique à qui l’on doit les premiers classiques coréens qui aient été traduits en langue française, et même les premiers traduits dans une langue occidentale. Quand, en janvier 1891, Hong-Tjyong-ou poussa la porte et entra pour la première fois dans l’atelier du peintre Félix Régamey, il n’était à Paris que depuis une douzaine de jours et savait à peu près autant de mots de français. Un Japonais, présent sur place, servit d’interprète. Après avoir échangé quelques banalités, la conversation tourna, et les deux Asiatiques se mirent à parler politique. On vit alors le Coréen, dont manifestement une corde sensible avait été touchée, se dresser de toute sa hauteur, les traits crispés, les yeux étincelants, superbe ; et pendant quelques secondes, à côté du Japonais délicat et mièvre, il parut un tigre, la gueule entr’ouverte, répandant autour de lui l’effroi. Personne ne se fût douté, pour autant, que ce Coréen avait l’âme d’un tueur, sachant accomplir le meurtre avec une résolution féroce, digne d’un Achille ou d’un Ulysse. Avide de connaissances et très ambitieux, Hong-Tjyong-ou aspirait à se pénétrer de la civilisation européenne afin d’en faire profiter son pays. Curieux, surtout, de politique française, il voulait dans quelques années retourner en Corée pour se mettre à la tête d’un mouvement analogue à celui qui avait amené la modernité au Japon. Félix Régamey lui fit faire connaissance avec le monde officiel : bals à l’hôtel de ville, réceptions ministérielles et visite chez Ernest Renan, la plus forte tête de France, qui le reçut de façon charmante et qui termina l’entretien sur ces mots : « Courage, courage ! » Hong-Tjyong-ou, qui savait qu’il avait été en présence d’un grand homme, retint ces paroles. Et à peine la porte fermée, il demanda, anxieux, à son guide : « “Courage, courage”, qu’est-ce que c’est ? »** Comme, dans le Paris de ces temps révolus, il suffisait d’être étranger pour voir toutes les portes s’ouvrir devant soi, il fut attaché au musée Guimet. On lui y confia le soin de cataloguer la riche collection rapportée de Corée par Charles Varat, collection qui contenait un assez grand nombre de textes imprimés.

* En coréen 홍종우. On rencontre aussi les graphies Hong-Jong-ou, Hong Djyong-ou, Hong Chŏng’u et Hong Jong-u. Haut

** p. 264. Haut

« Le Bois sec refleuri : roman coréen »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit du « Bois sec refleuri », dont le titre original en coréen est « Chant de Sim Ch’ŏng » (« Simch’ŏng-ga »*) ou « Histoire de Sim Ch’ŏng »** (« Simch’ŏng-jŏn »***). C’est d’abord un très vieux conte, devenu un roman au XVIIIe siècle, puis une pièce de spectacle chanté (« p’ansori »). En voici l’histoire. Un dignitaire de la Cour coréenne, nommé Sim Hyŏn****, voit plusieurs personnes mortes de faim sur la voie publique. Il en fait part au roi, qui est en train de donner un grand banquet, et il se permet de critiquer devant lui les gouverneurs de province : « Qui est-ce qui paie les frais de vos distractions ? », dit-il*****. « C’est votre peuple. Et les gouverneurs, au lieu de faire leur devoir, mènent joyeuse vie ». Les gouverneurs mis en cause ne se laissent pas accabler : ils forgent une lettre pleine de trahisons et de complots, qu’ils signent du nom de Sim Hyŏn. Le roi, le croyant coupable, l’exile dans une île lointaine. Ce qui chagrine par-dessus tout Sim Hyŏn, c’est l’idée que sa femme ne va pas supporter ce lieu désert. Elle y meurt, en effet, trois jours après avoir mis au monde une fille, nommée Sim Ch’ŏng. Le malheureux, tout en pleurs, voit bientôt fondre sur lui un nouveau malheur. Il devient aveugle. Sa plus grande amertume, c’est de ne pas pouvoir contempler les traits de sa fille. C’est qu’elle grandit. Elle vient d’atteindre sa treizième année. La nuit, elle se consacre à l’étude. Et le jour, elle mendie de maison en maison, pour assurer l’entretien de son père infortuné. Un jour, elle ne rentre pas à l’heure prévue. Très inquiet, l’aveugle se hasarde hors de sa maison. S’appuyant sur son bâton, il se met en route ; mais arrivé au bord d’un lac qui se trouve près de là, il fait un faux pas et tombe à l’eau. Un bonze, vivant isolé dans ces solitudes, accourt et le retire de l’eau. Il promet à Sim Hyŏn que s’il lui apporte trois cents sacs de riz, il recouvrera sa vue en même temps que sa situation à la Cour. L’aveugle consent. Ayant appris la chose, sa fille se vend à des marchands, contre trois cents sacs de riz, pour être leur victime. Car, dans cette époque très ancienne et très barbare, les marchands qui faisaient voile pour le besoin de leur commerce avaient coutume de sacrifier une jeune vierge aux dieux de la mer, croyant obtenir leur protection et conjurer le péril. « Le moment du sacrifice est venu »******, disent-ils à Sim Ch’ŏng lorsque le bateau a gagné le large. « Purifiez votre corps, revêtez-vous de vos plus beaux habits ! » La vierge est placée en face d’un brûle-parfum. Puis, les prières terminées, sans manifester la moindre émotion, elle se jette résolument à la mer ; mais tandis que le bateau s’éloigne, Sim Ch’ŏng, qui pense mourir en l’espace de quelques secondes, s’aperçoit avec stupéfaction qu’elle est en vie. Les dieux de la mer, touchés par sa piété filiale, s’apprêtent à la récompenser…

* En coréen « 심청가 ». Autrefois transcrit « Simcheong-ga ». Haut

** Parfois traduit « Histoire de Sim Tchyeng ». Haut

*** En coréen « 심청전 ». Autrefois transcrit « Sim tchyeng tjyen » ou « Simcheong-jeon ». Haut

**** En coréen 심현. Autrefois transcrit Sùn-Hyen ou Sim Hyen. Haut

***** p. 37. Haut

****** p. 119. Haut

Eun-ja Kang, « Les Promis : roman »

éd. Fayard, Paris

éd. Fayard, Paris

Il s’agit des « Promis » de Mme Eun-ja Kang, écrivaine coréenne d’expression française. Le français arriva jusqu’à sa ville natale de Haenam, en Corée du Sud, par l’entremise d’une enseignante sympathique, rêveuse et grassouillette que les élèves surnommèrent très vite « la Citrouille ». La Citrouille avait la particularité de n’enseigner le français que pendant une demi-heure et de passer tout le reste du temps à parler de la France. Les élèves préféraient cette façon de procéder, car la grammaire française, qu’ils comprenaient de moins en moins à mesure qu’ils en prenaient connaissance, les assommait ; tandis que Paris, la Seine, la tour Eiffel et la littérature les faisaient rêver. Dès l’abord, Mme Eun-ja Kang tomba éperdument amoureuse de la langue française. Une heure de cours par semaine ne suffisait pas à étancher sa soif, impatiente qu’elle était de conquérir cette langue qui s’imposa à elle d’emblée et de toute sa puissance. Heureusement pour elle, il lui suffisait d’aller voir la Citrouille dans la salle des professeurs pour obtenir réponse aux questions qui lui trottaient dans la tête. La Citrouille adorait la recevoir dans cette salle, non seulement parce qu’elle éprouvait du plaisir à aider une élève qui s’intéressait à la langue qu’elle enseignait, mais encore parce qu’elle marquait ainsi des points aux yeux de ses supérieurs. Un jour, elle tendit à Mme Eun-ja Kang un livre : « Le Petit Prince ». « L’as-tu lu ? », demanda la Citrouille*. « Oui, Mme la Professeur. Je l’ai eu en cadeau d’anniversaire en première année du collège. — Sans doute pas le même. — Ah bon ? Parce qu’il y a plusieurs “Petit Prince” ? — Ouvre-le », dit-elle en souriant. Mme Eun-ja Kang souleva la couverture : une version bilingue ! Elle feuilleta le livre en regardant avec fascination les caractères français, quand la Citrouille lui dit : « Je te l’offre, Eun-ja ». Il faut savoir que les versions bilingues étaient très rares et donc très chères. Des larmes montèrent aux yeux de Mme Eun-ja Kang. Plus tard, quand elle décrocha une bourse d’études à l’université de Séoul, on lui apporta un paquet de la part de la Citrouille. Elle trouva à l’intérieur un dictionnaire français-coréen flambant neuf, avec une carte lui souhaitant la réalisation de ses rêves. Quels beaux et précieux cadeaux ! Aujourd’hui, Mme Eun-ja Kang parle en français, pense en français, écrit des romans en français. « Je fais même l’amour en français », confie-t-elle**. « J’ai consacré quinze ans de ma vie à apprendre le français et à l’apprivoiser… Imaginez que vous aimez depuis quinze ans une personne, et que cette personne vous prend [enfin] dans ses bras. C’est ce que je vis en ce moment. »

* « L’Étrangère », p. 173. Haut

** id. p. 279. Haut

Eun-ja Kang, « Le Bonze et la Femme transie : roman »

éd. Fayard, Paris

éd. Fayard, Paris

Il s’agit du « Bonze et la Femme transie » de Mme Eun-ja Kang, écrivaine coréenne d’expression française. Le français arriva jusqu’à sa ville natale de Haenam, en Corée du Sud, par l’entremise d’une enseignante sympathique, rêveuse et grassouillette que les élèves surnommèrent très vite « la Citrouille ». La Citrouille avait la particularité de n’enseigner le français que pendant une demi-heure et de passer tout le reste du temps à parler de la France. Les élèves préféraient cette façon de procéder, car la grammaire française, qu’ils comprenaient de moins en moins à mesure qu’ils en prenaient connaissance, les assommait ; tandis que Paris, la Seine, la tour Eiffel et la littérature les faisaient rêver. Dès l’abord, Mme Eun-ja Kang tomba éperdument amoureuse de la langue française. Une heure de cours par semaine ne suffisait pas à étancher sa soif, impatiente qu’elle était de conquérir cette langue qui s’imposa à elle d’emblée et de toute sa puissance. Heureusement pour elle, il lui suffisait d’aller voir la Citrouille dans la salle des professeurs pour obtenir réponse aux questions qui lui trottaient dans la tête. La Citrouille adorait la recevoir dans cette salle, non seulement parce qu’elle éprouvait du plaisir à aider une élève qui s’intéressait à la langue qu’elle enseignait, mais encore parce qu’elle marquait ainsi des points aux yeux de ses supérieurs. Un jour, elle tendit à Mme Eun-ja Kang un livre : « Le Petit Prince ». « L’as-tu lu ? », demanda la Citrouille*. « Oui, Mme la Professeur. Je l’ai eu en cadeau d’anniversaire en première année du collège. — Sans doute pas le même. — Ah bon ? Parce qu’il y a plusieurs “Petit Prince” ? — Ouvre-le », dit-elle en souriant. Mme Eun-ja Kang souleva la couverture : une version bilingue ! Elle feuilleta le livre en regardant avec fascination les caractères français, quand la Citrouille lui dit : « Je te l’offre, Eun-ja ». Il faut savoir que les versions bilingues étaient très rares et donc très chères. Des larmes montèrent aux yeux de Mme Eun-ja Kang. Plus tard, quand elle décrocha une bourse d’études à l’université de Séoul, on lui apporta un paquet de la part de la Citrouille. Elle trouva à l’intérieur un dictionnaire français-coréen flambant neuf, avec une carte lui souhaitant la réalisation de ses rêves. Quels beaux et précieux cadeaux ! Aujourd’hui, Mme Eun-ja Kang parle en français, pense en français, écrit des romans en français. « Je fais même l’amour en français », confie-t-elle**. « J’ai consacré quinze ans de ma vie à apprendre le français et à l’apprivoiser… Imaginez que vous aimez depuis quinze ans une personne, et que cette personne vous prend [enfin] dans ses bras. C’est ce que je vis en ce moment. »

* « L’Étrangère », p. 173. Haut

** id. p. 279. Haut

Eun-ja Kang, « L’Étrangère »

éd. du Seuil, Paris

éd. du Seuil, Paris

Il s’agit de « L’Étrangère » de Mme Eun-ja Kang, écrivaine coréenne d’expression française. Le français arriva jusqu’à sa ville natale de Haenam, en Corée du Sud, par l’entremise d’une enseignante sympathique, rêveuse et grassouillette que les élèves surnommèrent très vite « la Citrouille ». La Citrouille avait la particularité de n’enseigner le français que pendant une demi-heure et de passer tout le reste du temps à parler de la France. Les élèves préféraient cette façon de procéder, car la grammaire française, qu’ils comprenaient de moins en moins à mesure qu’ils en prenaient connaissance, les assommait ; tandis que Paris, la Seine, la tour Eiffel et la littérature les faisaient rêver. Dès l’abord, Mme Eun-ja Kang tomba éperdument amoureuse de la langue française. Une heure de cours par semaine ne suffisait pas à étancher sa soif, impatiente qu’elle était de conquérir cette langue qui s’imposa à elle d’emblée et de toute sa puissance. Heureusement pour elle, il lui suffisait d’aller voir la Citrouille dans la salle des professeurs pour obtenir réponse aux questions qui lui trottaient dans la tête. La Citrouille adorait la recevoir dans cette salle, non seulement parce qu’elle éprouvait du plaisir à aider une élève qui s’intéressait à la langue qu’elle enseignait, mais encore parce qu’elle marquait ainsi des points aux yeux de ses supérieurs. Un jour, elle tendit à Mme Eun-ja Kang un livre : « Le Petit Prince ». « L’as-tu lu ? », demanda la Citrouille*. « Oui, Mme la Professeur. Je l’ai eu en cadeau d’anniversaire en première année du collège. — Sans doute pas le même. — Ah bon ? Parce qu’il y a plusieurs “Petit Prince” ? — Ouvre-le », dit-elle en souriant. Mme Eun-ja Kang souleva la couverture : une version bilingue ! Elle feuilleta le livre en regardant avec fascination les caractères français, quand la Citrouille lui dit : « Je te l’offre, Eun-ja ». Il faut savoir que les versions bilingues étaient très rares et donc très chères. Des larmes montèrent aux yeux de Mme Eun-ja Kang. Plus tard, quand elle décrocha une bourse d’études à l’université de Séoul, on lui apporta un paquet de la part de la Citrouille. Elle trouva à l’intérieur un dictionnaire français-coréen flambant neuf, avec une carte lui souhaitant la réalisation de ses rêves. Quels beaux et précieux cadeaux ! Aujourd’hui, Mme Eun-ja Kang parle en français, pense en français, écrit des romans en français. « Je fais même l’amour en français », confie-t-elle**. « J’ai consacré quinze ans de ma vie à apprendre le français et à l’apprivoiser… Imaginez que vous aimez depuis quinze ans une personne, et que cette personne vous prend [enfin] dans ses bras. C’est ce que je vis en ce moment. »

* « L’Étrangère », p. 173. Haut

** id. p. 279. Haut

« La Conception de la vie des Coréens à travers des proverbes »

dans « Cahiers d’études coréennes », nº 7, p. 245-268

dans « Cahiers d’études coréennes », no 7, p. 245-268

Il s’agit d’un recueil de proverbes coréens. Nul genre d’enseignement n’est plus ancien que celui des proverbes. Son origine remonte aux âges les plus reculés du globe. Dès que les hommes, mus par un instinct irrésistible ou poussés par la volonté divine, se furent réunis en société ; dès qu’ils eurent constitué un langage suffisant à l’expression de leurs besoins, les proverbes prirent naissance en tant que résumé naturel des idées communes de l’humanité. « S’ils avaient pu se conserver, s’ils étaient parvenus jusqu’à nous sous leur forme primitive », dit Pierre-Marie Quitard*, « ils seraient le plus curieux monument du progrès des premières sociétés ; ils jetteraient un jour merveilleux sur l’histoire de la civilisation, dont ils marqueraient le point de départ avec une irrécusable fidélité. » La Bible, qui contient plusieurs livres de proverbes, dit : « Celui qui applique son âme à réfléchir sur la Loi du Très-Haut… recherche le sens secret des proverbes et revient sans cesse sur les énigmes des maximes »**. Les sages de la Grèce eurent la même pensée que la Bible. Confucius imita les proverbes et fut à son tour imité par ses disciples. De même que l’âge de l’arbre peut se juger par le tronc ; de même, les proverbes nous apprennent le génie ou l’esprit propre à chaque nation, et les détails de sa vie privée. On en tenait certains en telle estime, qu’on les disait d’origine céleste : « C’est du ciel », dit Juvénal***, « que nous est venue la maxime : “Connais-toi toi-même”. Il la faudrait graver dans son cœur et la méditer toujours. » C’est pourquoi, d’ailleurs, on les gravait sur le devant des portes des temples, sur les colonnes et les marbres. Ces inscriptions, très nombreuses du temps de Platon, faisaient dire à ce philosophe qu’on pouvait faire un excellent cours de morale en voyageant à pied, si l’on voulait les lire ; les proverbes étant « le fruit de l’expérience de tous les peuples et comme le bon sens de tous les siècles réduit en formules »

* « Études historiques, littéraires et morales sur les proverbes français et le langage proverbial », p. 2. Haut

** « Livre de l’Ecclésiastique », XXXIX, 1-3. Haut

*** « Satires », poème XI, v. 27-28. Haut

Yi Hwang, « Étude de la sagesse en dix diagrammes »

éd. du Cerf, coll. Patrimoines-Confucianisme, Paris

éd. du Cerf, coll. Patrimoines-Confucianisme, Paris

Il s’agit de Yi Hwang*, un des néo-confucianistes les plus connus de la Corée ; celui, en tout cas, qui contribua le plus à implanter dans ce pays, d’une manière parfois doctrinaire et intransigeante, l’école chinoise de Zhu Xi**. Pendant la première moitié de sa vie, Yi Hwang fit carrière de fonctionnaire lettré, et après plusieurs promotions, il acquit une réputation d’intégrité et de courage. Mais son intérêt était ailleurs que dans la vie active, et comme en 1543 apr. J.-C. il était tombé malade, il acheta les « Œuvres complètes » de Zhu Xi, dont il ne connaissait pas encore le contenu, et il décida de se construire à T’oegye*** un petit ermitage et de se consacrer à leur lecture. « Jour après jour je fermais ma porte, m’asseyais calmement et lisais les livres. Je réalisai peu à peu combien le contenu en était savoureux et combien leur sens n’avait pas de limites. Par ailleurs, j’éprouvais beaucoup d’émotions à la lecture des lettres », raconte-t-il****. Et ailleurs : « Ah ! si seulement, dans ma jeunesse, je m’étais fermement décidé à vivre dans les endroits reculés, en construisant une hutte et en me consacrant à étudier et à remédier aux déficiences de ma culture spirituelle, j’aurais gagné trois décennies, ma santé se serait améliorée, mon étude aurait porté des fruits et aujourd’hui toutes les créatures terrestres me rempliraient de joie ! Comment n’ai-je pas pu comprendre cela… ? »***** Cette seconde partie de sa vie, dévouée à l’étude, fut ponctuée de nombreuses publications, où Yi Hwang suivit, jusque dans les plus minutieux détails, les enseignements de Zhu Xi. Il faut avouer qu’il n’y offrait pas toujours la largeur d’esprit et l’accent propre et autochtone qui caractérisaient son grand contemporain Yulgok. Sa logique était claire et pénétrante, mais en ce qui concernait les enseignements de Zhu Xi, il ne faisait aucun compromis, les érigeant en stricte orthodoxie. « Les résultats furent dévastateurs. La version de Yi Hwang du néo-confucianisme de Zhu Xi — idéologie dominante de la Corée Chosŏn, à la fin du XVIe siècle — était par essence une doctrine intolérante. Ses adeptes furent particulièrement rapides à rejeter et à supprimer les autres enseignements… Cela aboutit, à la fin, à la réduction du monde à un “concept unique” et à la préoccupation croissante de l’idéologie correcte, récompensant la scolastique la plus aride ou bien l’orthodoxie. »

* En coréen 이황. Haut

** En chinois 朱熹. Autrefois transcrit Tchou Hi, Tchu Hi, Chu-hi ou Chu Hsi. Également connu sous le titre honorifique de Zhu Wen Gong (朱文公), c’est-à-dire « Zhu, prince de la littérature ». Autrefois transcrit Chu Ven Kum, Chu Wen-kung, Tchou-wen-koung ou Tchou Wen Kong. Haut

*** En coréen 퇴계. Haut

**** Dans Philippe Thiébault, « La Pensée coréenne », p. 136. Haut

***** Dans Tcho Hye-young, « Préface à l’“Étude de la sagesse en dix diagrammes” », p. 15. Haut

Yulgok, « Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens »

éd. Les Belles Lettres, coll. Bibliothèque chinoise, Paris

éd. Les Belles Lettres, coll. Bibliothèque chinoise, Paris

Il s’agit des « Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens » (« Kyŏngmong yogyŏl »*, littéralement « Principes essentiels pour repousser l’ignorance juvénile »), ouvrage qui appartient à l’apogée du néo-confucianisme coréen. Son auteur Yi I**, plus connu sous le surnom de Yulgok*** (« la Vallée des châtaigniers »), aurait pu poursuivre une existence de moine ; car en 1551 apr. J.-C., après la mort prématurée de sa mère Sin Sa-imdang****, femme de lettres et l’une des artistes-peintres les plus respectées, alors que le chagrin et le deuil le plongèrent dans une sombre méditation, il se retira dans un monastère bouddhique sur les monts de Diamants (Kumgangsan*****). Mais un moine qu’il rencontra là-bas le fit changer d’avis : « Alors que je visitais [un des monts], je pénétrais seul un jour, durant quelques “li”, dans une profonde vallée et y découvris un petit ermitage. Un vieux moine, qui portait l’habit, était assis dans une position correcte, me regardant, sans dire un mot et sans se lever. Furetant partout dans l’ermitage, je ne remarquai aucun objet. Et dans la cuisine, il semblait qu’on n’avait pas préparé de repas depuis plusieurs jours »******. Yulgok se rendit compte, en conversant avec cet homme, qu’une vie retirée et solitaire aurait été une vie stérile, qui n’aurait pu lui apporter un bonheur complet ; elle aurait consisté à négliger ses devoirs envers la société laïque, si lourds soient-ils. « Je n’ai pas encore achevé mes relations avec le monde », dit-il******* à son retour. Et après une période d’hésitation, où il relut l’ensemble des traditions chinoises et coréennes, dans la multitude de leurs textes, il décida d’agir par toutes ses forces à la transformation de son pays selon l’éthique de l’école néo-confucéenne. Regardé dans son pays comme le modèle de cette école, Yulgok fut plusieurs fois ministre. Politicien engagé et grand moraliste, il laissa derrière lui une dizaine d’ouvrages ayant pour thème principal l’élévation des esprits et le développement des consciences à travers l’étude : « Sans étude, nul homme ne pourrait devenir humain », dit-il dans une célèbre phrase********. Par « étude », Yulgok n’entend rien d’insolite ni d’extraordinaire : « Il suffit », précise-t-il, « de se conduire à tout moment du quotidien, en fonction [des] circonstances, en père tendre, en fils filial, en sujet loyal, en époux soucieux des distinctions de rôles, en frère attentionné, en jeune homme respectueux des aînés ou en ami de confiance. » Dans notre monde actuel où l’on ne comprend plus que l’étude réside dans le quotidien et où on la croit exagérément malaisée, la pensée de Yulgok si pure, si belle, si concrète peut être un admirable soutien.

* En coréen « 격몽요결 », en chinois « 擊蒙要訣 ». Haut

** En coréen 이이. Parfois transcrit Yi Yi. Haut

*** En coréen 율곡, en chinois 栗谷. Autrefois transcrit Yul-kok, Youlgok ou Youl-kok. Haut

**** En coréen 신사임당, en chinois 申師任堂. Parfois transcrit Shin Saïmdang. Haut

***** En coréen 금강산. Haut

****** Dans Philippe Thiébault, « La Pensée coréenne », p. 177. Haut

******* Dans id. p. 184. Haut

******** « Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens », p. 7. Haut

Yulgok, « Anthologie de la sagesse extrême-orientale »

éd. Autres Temps, coll. Le Temps de la pensée, Gémenos

éd. Autres Temps, coll. Le Temps de la pensée, Gémenos

Il s’agit de l’« Anthologie de la sagesse extrême-orientale » (« Sŏnghak chipyo »*, littéralement « Recueil essentiel de l’étude de la sagesse »), ouvrage qui appartient à l’apogée du néo-confucianisme coréen. Son auteur Yi I**, plus connu sous le surnom de Yulgok*** (« la Vallée des châtaigniers »), aurait pu poursuivre une existence de moine ; car en 1551 apr. J.-C., après la mort prématurée de sa mère Sin Sa-imdang****, femme de lettres et l’une des artistes-peintres les plus respectées, alors que le chagrin et le deuil le plongèrent dans une sombre méditation, il se retira dans un monastère bouddhique sur les monts de Diamants (Kumgangsan*****). Mais un moine qu’il rencontra là-bas le fit changer d’avis : « Alors que je visitais [un des monts], je pénétrais seul un jour, durant quelques “li”, dans une profonde vallée et y découvris un petit ermitage. Un vieux moine, qui portait l’habit, était assis dans une position correcte, me regardant, sans dire un mot et sans se lever. Furetant partout dans l’ermitage, je ne remarquai aucun objet. Et dans la cuisine, il semblait qu’on n’avait pas préparé de repas depuis plusieurs jours »******. Yulgok se rendit compte, en conversant avec cet homme, qu’une vie retirée et solitaire aurait été une vie stérile, qui n’aurait pu lui apporter un bonheur complet ; elle aurait consisté à négliger ses devoirs envers la société laïque, si lourds soient-ils. « Je n’ai pas encore achevé mes relations avec le monde », dit-il******* à son retour. Et après une période d’hésitation, où il relut l’ensemble des traditions chinoises et coréennes, dans la multitude de leurs textes, il décida d’agir par toutes ses forces à la transformation de son pays selon l’éthique de l’école néo-confucéenne. Regardé dans son pays comme le modèle de cette école, Yulgok fut plusieurs fois ministre. Politicien engagé et grand moraliste, il laissa derrière lui une dizaine d’ouvrages ayant pour thème principal l’élévation des esprits et le développement des consciences à travers l’étude : « Sans étude, nul homme ne pourrait devenir humain », dit-il dans une célèbre phrase********. Par « étude », Yulgok n’entend rien d’insolite ni d’extraordinaire : « Il suffit », précise-t-il, « de se conduire à tout moment du quotidien, en fonction [des] circonstances, en père tendre, en fils filial, en sujet loyal, en époux soucieux des distinctions de rôles, en frère attentionné, en jeune homme respectueux des aînés ou en ami de confiance. » Dans notre monde actuel où l’on ne comprend plus que l’étude réside dans le quotidien et où on la croit exagérément malaisée, la pensée de Yulgok si pure, si belle, si concrète peut être un admirable soutien.

* En coréen « 성학집요 », en chinois « 聖學輯要 ». Parfois transcrit « Song-hak tchi-pyo » ou « Seonghak jibyo ». Haut

** En coréen 이이. Parfois transcrit Yi Yi. Haut

*** En coréen 율곡, en chinois 栗谷. Autrefois transcrit Yul-kok, Youlgok ou Youl-kok. Haut

**** En coréen 신사임당, en chinois 申師任堂. Parfois transcrit Shin Saïmdang. Haut

***** En coréen 금강산. Haut

****** Dans Philippe Thiébault, « La Pensée coréenne », p. 177. Haut

******* Dans id. p. 184. Haut

******** « Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens », p. 7. Haut

Kim So-wŏl, « Fleurs d’azalée »

éd. Autres temps-Les Écrits des forges, coll. Temps poétique, Marseille-Trois-Rivières

éd. Autres temps-Les Écrits des forges, coll. Temps poétique, Marseille-Trois-Rivières

Il s’agit de Kim So-wŏl*, l’un des poètes coréens les plus représentatifs de l’époque de l’occupation japonaise. Né et mort dans la gêne, il n’alla à l’école que par intermittence. Il compta parmi ses maîtres d’école le poète Kim Ŏk** qui joua un rôle décisif en l’aidant à publier ses premières œuvres dans les revues littéraires « Ch’angjo »*** (« Création ») et « Kaebyŏk »**** (« Le Commencement du monde »). Bien que les thèmes de Kim So-wŏl ressemblent à ceux des écrivains réunis autour de ces deux revues, des doutes subsistent au sujet de ses influences exactes. En tout cas, il connaissait les symbolistes français, traduits et portés aux nues par Kim Ŏk, et dont un (Verlaine) est même cité dans ses poèmes. Quant à savoir s’il était un poète de la résistance contre l’occupant japonais, la chose fait grand débat. Car, en 1923, les difficultés financières l’avaient poussé à déménager au Japon avec l’intention de faire des études de commerce et devenir riche. Il échoua et revint plus pauvre que jamais. Désabusé, ne parvenant pas à vivre honnêtement de son métier d’auteur, il quitta la ville pour la campagne et passa les dernières années de sa brève existence au milieu de désagréments de toute sorte qu’il noya le plus souvent dans l’alcool. Il se suicida à l’opium, en laissant derrière lui un seul recueil : « Fleurs d’azalée » (« Chindallaekkot »*****). Le défaut de ses poèmes tient à ce qu’ils sont d’une inspiration trop courte. On voit des contours s’y tracer avec grâce ; mais ils se dissipent soudain dans les airs, comme les vapeurs chargeant l’horizon se déchirent au lever du soleil. Dans « L’Appel aux mânes » (« Ch’ohon »******), peut-être son chef-d’œuvre, Kim So-wŏl donne l’impression momentanée de peindre tout un peuple abaissé, écrasé sous la botte étrangère. Puis, dès qu’on vient observer de près cette peinture, elle s’évanouit. Elle ne supporte pas l’examen. Tout cela occupe à peine six ou sept vers

* En coréen 김소월. Parfois transcrit Kim So-weol. De son vrai nom Kim Chŏng-sik (김정식). Parfois transcrit Kim Jung Sik, Kim Chung-sik, Kim Chŏng-shik ou Gim Jeongsik. Haut

** En coréen 김억. Haut

*** En coréen « 창조 ». Haut

**** En coréen « 개벽 ». Haut

***** En coréen « 진달래꽃 ». Parfois transcrit « Chintallaekkot », « Chindallaeggot » ou « Jindallaekkot ». Haut

****** En coréen « 초혼 ». Haut

Yun Sŏndo, « Almanach du pêcheur, “Ŏpu sasi-sa” »

dans « Érables rougis », éd. Pour l’analyse du folklore, Paris

dans « Érables rougis », éd. Pour l’analyse du folklore, Paris

Il s’agit de l’« Almanach du pêcheur » (« Ŏbu sasisa »*) de Yun Sŏndo**, série de quarante chansons, où le sentiment de la nature est profondément exprimé, souvent avec douceur, et qui constituent le sommet de la poésie coréenne. Je ne les ai jamais ouverts sans être séduit par cette simplicité du style, par ce charme qui se rattache aux images de la vie rustique, par cette sensibilité si touchante qu’on la dirait l’expression d’un cœur exempt de toute tache. Quelles réflexions sur le bonheur des pêcheurs ! Quelle originalité que celle du vers « Jigukchong jigukchong ŏsawa »***, qui n’est qu’une onomatopée du bruit des rames ! On croirait presque être transporté dans un autre monde et voir la barque de ces hommes fortunés, sous un ciel plus pur, sur des eaux plus cristallines :

« Le givre empèse les vêtements,
Mais le froid ne se fait pas sentir.
Démonte la voile, démonte la voile !
Si exigüe soit-elle, ma barque de pêche,
N’y suis-je pas mieux que dans ce monde changeant ?
“Jigukchong jigukchong ŏsawa” !
Faisons la même chose demain,
Et encore après-demain !
 »

* En coréen « 어부사시사 ». Parfois transcrit « Ŏpu sasi-sa » ou « Eobu sasi sa ». Haut

** En coréen 윤선도. Parfois transcrit Yun Sŏn-to, Yoon Sundo ou Yun Seon-do. Également connu sous le surnom de Kosan (고산). Parfois transcrit Gosan. Haut

*** En coréen « 지국총 지국총 어사와 ». Parfois transcrit « Jigukchong jigukchong eosawa ». Haut

« Les Mille Monts de lune : poèmes [bouddhiques] de Corée »

éd. A. Michel, coll. Les Carnets du calligraphe, Paris

éd. A. Michel, coll. Les Carnets du calligraphe, Paris

Il s’agit d’une anthologie de poèmes bouddhiques de la Corée (VIIe-XXe siècle). « Écrire un poème fut une des façons de pratiquer la méditation. Écrire “sans paroles et sans pensées”* est le principe de cette poésie bouddhique », dit Mme Ok-sung Ann-Baron**. « De nombreux moines-poètes écrivaient dans cet esprit avec une grande sobriété de moyens. C’est ce ton sobre, brut qui donne cette atmosphère si particulière à cette poésie — celui d’un monolithe sculpté avec des outils rudimentaires. » Les moines bouddhistes coréens écartent tout raffinement de leur poésie. Ils ne prennent pour modèle que la nature, éternelle compagne de leur solitude. Hommes peu expansifs, ils sentent pourtant avec beaucoup de profondeur ; car plus le sentiment est profond, moins il tend à s’exprimer. Cette timidité apparente, qu’on prend souvent pour de la froideur, tient à leur pudeur intérieure, qui leur fait croire qu’un cœur ne doit se confier qu’à lui-même. De là, cette exquise réserve, ce quelque chose de voilé, de discret — aussi éloigné de la rhétorique de la passion, trop commune aux poésies profanes, que celle de la religion. « Le lecteur occidental y goûtera le charme des évocations bucoliques, la beauté des ermitages ou l’atmosphère toute de paix et de puissante beauté qui émane [des] vers », dit M. Tanguy L’Aminot***. Les divers genres de poèmes bouddhiques de la Corée sont : 1o « Odosi »****, composés à la suite de l’Éveil ; 2o « Sŏllisi »*****, qui expriment la contemplation ; 3o « Sangŏsi »******, qui chantent la vie dans la montagne ; 4o « Imjongsi »*******, écrits à la veille de la mort ; enfin 5o « Sŏnchwisi »********, qui reflètent la méditation.

* En coréen « 무언무심 ». Haut

** « Préface à “Ivresse de brumes, griserie de nuages : poésie bouddhique coréenne” », p. 12. Haut

*** « Compte rendu sur “Ivresse de brumes, griserie de nuages” », p. 460. Haut

**** En coréen 오도시. Haut

***** En coréen 선리시. Parfois transcrit « seollisi ». Haut

****** En coréen 산거시. Parfois transcrit « sangeosi ». Haut

******* En coréen 임종시. Haut

******** En coréen 선취시. Parfois transcrit « seonchwisi ». Haut

« Ivresse de brumes, griserie de nuages : poésie bouddhique coréenne »

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

Il s’agit d’une anthologie de poèmes bouddhiques de la Corée (XIIIe-XVIe siècle). « Écrire un poème fut une des façons de pratiquer la méditation. Écrire “sans paroles et sans pensées”* est le principe de cette poésie bouddhique », dit Mme Ok-sung Ann-Baron**. « De nombreux moines-poètes écrivaient dans cet esprit avec une grande sobriété de moyens. C’est ce ton sobre, brut qui donne cette atmosphère si particulière à cette poésie — celui d’un monolithe sculpté avec des outils rudimentaires. » Les moines bouddhistes coréens écartent tout raffinement de leur poésie. Ils ne prennent pour modèle que la nature, éternelle compagne de leur solitude. Hommes peu expansifs, ils sentent pourtant avec beaucoup de profondeur ; car plus le sentiment est profond, moins il tend à s’exprimer. Cette timidité apparente, qu’on prend souvent pour de la froideur, tient à leur pudeur intérieure, qui leur fait croire qu’un cœur ne doit se confier qu’à lui-même. De là, cette exquise réserve, ce quelque chose de voilé, de discret — aussi éloigné de la rhétorique de la passion, trop commune aux poésies profanes, que celle de la religion. « Le lecteur occidental y goûtera le charme des évocations bucoliques, la beauté des ermitages ou l’atmosphère toute de paix et de puissante beauté qui émane [des] vers », dit M. Tanguy L’Aminot***. Les divers genres de poèmes bouddhiques de la Corée sont : 1o « Odosi »****, composés à la suite de l’Éveil ; 2o « Sŏllisi »*****, qui expriment la contemplation ; 3o « Sangŏsi »******, qui chantent la vie dans la montagne ; 4o « Imjongsi »*******, écrits à la veille de la mort ; enfin 5o « Sŏnchwisi »********, qui reflètent la méditation.

* En coréen « 무언무심 ». Haut

** « Préface à “Ivresse de brumes, griserie de nuages : poésie bouddhique coréenne” », p. 12. Haut

*** « Compte rendu sur “Ivresse de brumes, griserie de nuages” », p. 460. Haut

**** En coréen 오도시. Haut

***** En coréen 선리시. Parfois transcrit « seollisi ». Haut

****** En coréen 산거시. Parfois transcrit « sangeosi ». Haut

******* En coréen 임종시. Haut

******** En coréen 선취시. Parfois transcrit « seonchwisi ». Haut