Mot-clefpersan

pays, gentilé ou langue

Tarsusi, « Alexandre le Grand en Iran : le “Dârâb Nâmeh” »

éd. de Boccard, coll. Persika, Paris

éd. de Boccard, coll. Persika, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle du « Livre de Dârâb » (« Dârâb Nâmeh »*) d’Abu Tâher Tarsusi**, collection indigeste et confuse de légendes persanes sur Alexandre le Grand (XIe-XIIe siècle). Bien que le titre de cette collection fasse référence au roi perse Dârâb (c’est-à-dire Darius), auquel est consacré le premier tiers du livre, il s’agit, pour les deux autres tiers, d’un roman d’Alexandre le Grand ; car, dans le « Livre de Dârâb », ce vainqueur des nations est fils de Dârâb, et non de Philippe II, ce qui fait de lui un héritier légitime des rois perses. Par ailleurs, indépendamment des origines que le « Livre de Dârâb » lui prête, il est constamment éclipsé par sa femme, l’Iranienne Burândokht. « L’inclusion d’Alexandre dans la lignée légitime des rois perses a été expliquée comme une façon de sauvegarder et de magnifier l’identité nationale, sous la domination arabe », rappelle Mme Ève Feuillebois-Pierunek***. On ne possède aucun renseignement sur l’auteur. Son nom de relation, Tarsusi, et sa variante, Tartusi, ont donné lieu à différentes conjectures. Certains ont dit que ce compilateur infatigable de légendes aurait émigré de la Perse au Proche-Orient, à Tarse (dans l’actuelle Turquie) ou alors à Tartous (dans l’actuelle Syrie). D’autres ont dit qu’il aurait fait le chemin inverse. Le cadre de son « Livre de Dârâb » est emprunté au chapitre consacré à Alexandre dans « Le Livre des rois » de Firdousi ; mais il est rempli et enflé par une masse énorme de traditions secondaires, qui nous transportent en pleine décadence, et où le célèbre conquérant est figuré tour à tour comme instruit ou ignorant, brave ou poltron, prophète musulman ou fils romain. De toute évidence, ne pouvant pas ou ne voulant pas consulter les historiographes grecs et latins, Tarsusi s’est borné à recueillir les fables indigènes, sans se mettre en peine de rechercher si elles offraient ou non un caractère de vérité et de cohérence. Il n’a tenu aucun compte de la chronologie. Des lambeaux de contes populaires ont été réunis bout à bout, sans choix, sans examen. Des pays, séparés dans la réalité par de grandes aires géographiques, ont été mêlés ensemble d’une façon absurde. Selon un passage, Alexandre, abandonné par sa mère, est recueilli par « Aristote le Romain » qui vit en savant ascète dans la montagne d’Altın (« or » en turc), au pied de laquelle se trouve la ville d’Alexandrette qui donne son nom… à Alexandre. Selon un autre passage, Alexandre fait un jour enchaîner et enfermer Aristote ; alors, une prière que celui-ci adresse à Allah a pour effet immédiat de faire oublier à Alexandre toutes les connaissances qu’il possède, au point « qu’après cela, il ne put lire un seul mot sur une feuille de papier ni interpréter un seul rêve »****. Tels sont quelques-uns des contes de bas étage qui composent cet ouvrage, et que l’espace ne me permet pas d’énumérer.

* En persan « داراب‌‌نامه ». Parfois transcrit « Dārāb-nāme » ou « Darab-nama ». Haut

** En persan ابوطاهر طرسوسی. Parfois transcrit Abū Ṭāhir Ṭarsūsī. Haut

*** « Les Figures d’Alexandre dans la littérature persane ». Haut

**** p. 132. Haut

« Alexandre, le Macédonien iranisé : l’exemple du récit par Nezâmî (XIIe siècle) »

dans « Alexandre le Grand dans les littératures occidentales et proche-orientales » (éd. Université Paris X-Nanterre, coll. Littérales, Nanterre), p. 227-241

dans « Alexandre le Grand dans les littératures occidentales et proche-orientales » (éd. Université Paris X-Nanterre, coll. Littérales, Nanterre), p. 227-241

Il s’agit d’une traduction partielle du « Livre d’Alexandre le Grand »* (« Eskandar-nâmeh »**) de Nezâmî de Gandjeh***, le maître du roman en vers, l’un des plus grands poètes de langue persane (XIIe siècle apr. J.-C.). Nezâmî fut le premier qui remania dans un sens romanesque le vieux fonds des traditions persanes. Sans se soucier d’en préserver la pureté et la couleur, il les amalgama librement tantôt aux récits plus ou moins légendaires des compilateurs arabes, tantôt aux fictions des romanciers alexandrins. Par sa sophistication poétique, il dépassa les uns et les autres. Ses œuvres les plus importantes, au nombre de cinq, furent réunies, après sa mort, dans un recueil intitulé « Khamseh »**** (« Les Cinq ») en arabe ou « Pandj Gandj »***** (« Les Cinq Trésors ») en persan. Maintes fois copiées, elles étaient de celles que tout honnête homme devait connaître, au point d’en pouvoir réciter des passages entiers. Au sein de leur aire culturelle, à travers cette immensité qui s’étendait de la Perse jusqu’au cœur de l’Asie et qui débordait même sur l’Inde musulmane, elles occupaient une place équivalente à celle qu’eut « L’Énéide » en Europe occidentale. « Les mérites et perfections manifestes de Nezâmî — Allah lui soit miséricordieux ! — se passent de commentaires. Personne ne pourrait réunir autant d’élégances et de finesses qu’il en a réuni dans son recueil “Les Cinq Trésors” ; bien plus, cela échappe au pouvoir du genre humain », dira Djâmî****** en choisissant de se faire peindre agenouillé devant son illustre prédécesseur.

* Parfois traduit « Histoire fabuleuse d’Alexandre le Grand » ou « Alexandréide ». Haut

** En persan « اسکندر‌نامه ». Parfois transcrit « Secander-nameh », « Sekander Námah », « Sikander Nama », « Escander—namèh », « Eskander Nāmeh », « Iskander-namé », « Iskender-nâmè », « Iskandar Nāma » ou « Sekandar-nâmeh ». Haut

*** En persan نظامی گنجوی. Parfois transcrit Nadhami, Nidhami, Nizhâmî, Nizhamy, Nizamy, Nizami, Nishâmi, Nisamy, Nisami, Nezâmy ou Nezhami. Haut

**** En arabe « خمسة ». Parfois transcrit « Khamsè », « Khamsah », « Khamsa », « Hamsa », « Hamsah », « Hamse », « Chamseh » ou « Hamseh ». Haut

***** En persan « پنج گنج ». Parfois transcrit « Pendsch Kendj », « Pendch Kendj », « Pandsch Gandsch », « Pendj Guendj », « Penj Ghenj », « Pentch-Ghandj » ou « Panj Ganj ». Haut

****** « Le Béhâristân », p. 185-186. Haut

Firdousi, « Le Livre des rois. Tome I »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit du « Livre des rois » (« Schah-nameh »*) d’Aboulkasim Firdousi** (X-XIe siècle apr. J.-C.). Cette vaste chanson de geste de soixante mille distiques relate l’histoire de la Perse (l’Iran), depuis ses origines jusqu’à l’époque où la puissance de ses monarques croula sous les armes des Arabes musulmans. La première partie, légendaire et pleine de merveilleux, est la seule véritablement épique ; la seconde, relative à la Perse sassanide, est une succession de règnes historiques, auxquels président des rois, des héros particuliers à chacun d’eux : plutôt qu’avec l’épopée, elle offre des analogies avec « quelques grands romans en vers du Moyen Âge, le “Roman de Brut”, celui de “Rou” ou certaines histoires de France », comme le dit Étienne Quatremère***. Avec « Le Livre des rois », la vieille culture persane paraît au grand jour pour prendre sa revanche de la conquête arabe. Celle-ci avait refoulé, pour quelque temps, cette culture dans les villages, où elle s’était conservée avec tout un ensemble de traditions et de légendes tenant lieu de souvenirs nationaux. « L’islamisme… fut un rude coup pour le vieil esprit, mais ce ne fut pas un coup mortel. L’arabe ne réussit à être que la langue de la religion. Aussitôt que le califat s’affaiblit, une réaction persane — d’abord sourde, bientôt ouverte — se manifeste », explique Ernest Renan****. Avec Firdousi, la Perse reprend sa complète indépendance dans l’islam. Mais ce qui fait surtout le caractère de cet auteur et qui n’appartient qu’à lui, ce sont les considérations politiques et morales par lesquelles il termine chaque catastrophe, chaque choc des peuples, chaque effondrement des royaumes. Il y a une belle mélancolie et une sorte de sagesse résignée dans ces réflexions par lesquelles il interrompt un moment la course des événements. « Ô monde ! », dit l’une d’elles*****, « n’élève personne si tu veux le moissonner après ! Si tu l’enlèves, pourquoi l’as-tu élevé ? Tu hausses un homme au-dessus du firmament, mais tout à coup tu le précipites sous la terre obscure. » « Kobad », dit une autre******, « n’avait plus que sept mois à vivre ; appelle-le donc “roi” si tu veux, ou “rien” si tu aimes mieux. Telle est la coutume de ce monde oppresseur : il ne faut pas s’attendre à ce qu’il tienne ses promesses [de longévité]. »

* En persan « شاهنامه ». Parfois transcrit « Shah Namu », « Çahname », « Chahnamè », « Schehname », « Schah-namé », « Schahnama », « Schah-namah », « Shah-nameh », « Shah Name », « Shahnamah », « Shahnama », « Šāh-nāma », « Šāhnāmah », « Şehname », « Şāh-nāme » ou « Šah-nameh ». Haut

** En persan ابوالقاسم فردوسی. Parfois transcrit Firdawsi, Firdausī, Firdavsi, Firdovsi, Firdouçy, Firdocy, Firdoosee, Firdousee, Ferdousee, Ferdosee, Ferdoucy, Ferdowsī, Firdewsi, Firdevsî, Firdusi, Firdussi, Ferdusi, Firdôsî, Ferdossi, Firdoussi, Ferdoussi, Firdoussy, Firdousy, Ferdousy ou Ferdoussy. Haut

*** « Compte rendu sur “Le Livre des rois” », 1841, p. 398-399. Haut

**** « Le Schahnameh », p. 139. Haut

***** « Tome I », p. 32. Haut

****** « Tome VII », p. 287-288. Haut

Anvari, « Poème »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit d’une traduction partielle des « Odes » d’Anvari*, poète de langue persane, également connu sous le nom d’Anvari Abivardi**, car il naquit près d’Abivard, dans l’actuel Turkménistan (XIIe siècle apr. J.-C.). Ce fut le poète le plus brillant de la Cour du sultan Ahmad Sanjar. Le style de ses compositions est assez difficile, et certaines de ses « Odes » ont besoin d’un commentaire pour être comprises. L’ode, cependant, est le genre où Anvari est regardé comme supérieur à tous les autres poètes persans, comme en témoigne ce distique : « Parmi les poètes, trois sont prophètes, en dépit de la parole de Mahomet : “Plus de prophète après moi !” ; dans l’épopée Firdousi, dans le ghazel Saadi, dans l’ode Anvari »***. On sait peu de chose sur sa vie, sauf les circonstances dans lesquelles il devint le poète officiel du sultan. Les voici, d’ailleurs. Moezzi, qui le précéda dans ce poste, jouissait d’une telle mémoire qu’il lui suffisait d’entendre une ode une fois pour la retenir par cœur. Aussi, chaque fois qu’un poète récitait une ode devant le sultan Ahmad Sanjar, lorsque la pièce arrivait à sa fin, plaisait-elle à ce monarque, Moezzi ne manquait pas de s’écrier : « Il y a beau temps que j’ai composé cette poésie ; d’ailleurs, elle est encore dans ma mémoire »****, et il la récitait du premier au dernier vers. Les poètes prétendants étaient plongés dans la stupéfaction, ne sachant par quel moyen présenter au sultan Ahmad Sanjar des vers dont ce monarque fût persuadé que Moezzi n’était pas l’auteur. Anvari trouva le stratagème suivant : il revêtit des habits tout râpés et orna sa tête d’une aigrette extraordinaire, puis se rendit avec un air de folie chez Moezzi. « Je suis poète », lui dit-il, « et j’ai composé quelques vers en l’honneur du sultan ; j’attends de vous que vous les lui déclamiez et que vous receviez pour mon compte un cadeau sérieux. — Récite-les-moi », répondit Moezzi. Anvari commença en ces termes : « Vive le roi, vive le roi, vive le roi ! Vive l’émir, vive l’émir, vive l’émir ! », et il continua à débiter d’autres balivernes de la même force. Moezzi se figura avoir affaire à un bouffon et lui dit : « Demain matin, trouve-toi à la Cour du sultan : je lui exposerai ta situation, et j’obtiendrai qu’il t’attache à son service ». Le lendemain, Anvari s’habilla avec convenance, se coiffa d’un turban élégant et entra dans le palais. Pris de court, Moezzi ne put que dire : « Déclame-nous l’ode que tu as composée en l’honneur du sultan ». Aussitôt, Anvari récita le début d’une ode pleine de comparaisons audacieuses et de louanges superbes

* En persan انوری. Autrefois transcrit Enweri, Envery, Enveri, Enverri, Anveri, Anvery, Anweri, Anwery, Anouary, Anwary ou Anwarī. Haut

** En persan انوری ابیوردی. Haut

*** Dans Albert de Biberstein Kazimirski, « Anveri ». Haut

**** « Notice sur le poète persan Enveri », p. 242. Haut

Djâmî, « Medjnoun et Leïlâ : poème »

XIXᵉ siècle

XIXe siècle

Il s’agit d’une version persane du « Majnûn et Laylâ »*, légende de l’amour impossible et parfait, ou parfait parce qu’impossible, et qui ne s’accomplit que dans la mort. Répandue en Orient par les poètes, cette légende y conserve une célébrité égale à celle dont jouissent chez nous les amours de Roméo et Juliette, avec lesquelles elle présente plus d’un trait de ressemblance. « Il n’est pas si indifférent, pourtant, de penser que l’amour, bien avant de trouver le chemin de notre Occident, avait chanté si loin de nous, là-bas, sous le ciel de l’Arabie, en son désert, avec ses mots », explique M. André Miquel. Majnûn et Laylâ vivaient un peu après Mahomet. La vie nomade des Arabes de ce temps-là, si propre à alimenter l’amour, ainsi que la proximité des camps, agglutinés dans les lieux de halte et autour des puits, devaient donner naturellement aux jeunes hommes et aux jeunes filles de tribus différentes l’occasion de se voir et faire naître les passions les plus vives. Mais, en même temps, la nécessité de changer fréquemment de place, pour aller chercher au loin d’abondants pâturages, devait contrarier non moins souvent les amours naissantes : « Déjà deux jeunes cœurs languissaient l’un pour l’autre ; déjà leurs soupirs, aussi brûlants que l’air enflammé du désert, allaient se confondre, lorsqu’un chef donne l’ordre de lever les tentes ; la jeune fille, timide, s’éloigne lentement en dévorant ses larmes, et son amant, resté seul en proie à sa douleur, vient gémir sur les traces de l’habitation de sa bien-aimée ; ou c’est l’orgueil des chefs qui s’oppose à leur alliance, en les livrant au plus sombre désespoir »**. Tel fut le sort qu’éprouvèrent en Arabie Majnûn et Laylâ, mais aussi Jamîl et Buthayna, Kuthayyir et ‘Azza, etc.

* Parfois traduit « Mecnun et Leylâ », « Megnoun et Leïleh », « Magnoun et Leïla », « Medjnoun et Leïlé », « Medjnūn et Leylā », « Madjnoûn et Leylî », « Madjnoune et Leily », « Madschnun et Leila », « Medschnun et Leila », « Medschnoun et Leila », « Majnoon et Leili », « Medgnoun et Leileh », « Mejnoûn et Laïla », « Madjnon et Lalé », « Majnoune et Leyla », « Maǧnūn et Laylā », « Majnoun et Laili », « Mujnoon et Laili » ou « Maynun et Layla ». Haut

** Antoine-Léonard de Chézy, « Préface au “Medjnoun et Leïlâ” de Djâmî ». Haut

Roûmî, « Roubâ’yât »

éd. Librairie d’Amérique et d’Orient A. Maisonneuve, Paris

éd. Librairie d’Amérique et d’Orient A. Maisonneuve, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle des « Quatrains » (« Rubayat »*) de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « رباعیات ». Parfois transcrit « Rubaiat », « Robāïates », « Roubâ’yât », « Robaiyat », « Roba’yat », « Roubayyat », « Robáijját », « Roubaïyat » ou « Rubâi’yât ». Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut

Roûmî, « Odes mystiques, “Dîvân-e Shams-e Tabrîzî” »

éd. du Seuil-UNESCO, coll. Points-Sagesses, Paris

éd. du Seuil-UNESCO, coll. Points-Sagesses, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle du « Diwân-e-Shams »* de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « دیوان شمس ». Parfois transcrit « Divan-i Shams », « Dîvân-ı Şems » ou « Divân-ê Chams ». Également connu sous le titre de « Diwân kabir » (« دیوان کبیر ») et de « Kûlliyât-e-Shams » (« کلیات شمس »). Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut

Sulṭân Wéled, « La Parole secrète : l’enseignement du maître soufi Roûmî »

éd. Le Rocher, coll. Gnose, Monaco-Paris

éd. Le Rocher, coll. Gnose, Monaco-Paris

Il s’agit de l’« Ibtidâ-nâmeh »* (« La Parole secrète », ou littéralement « Le Livre du commencement ») de Sulṭân Wéled**, fils aîné de Djélâl-ed-dîn Roûmî et véritable fondateur de l’ordre des « derviches tourneurs » (XIII-XIVe siècle apr. J.-C.). On raconte*** que quand Sulṭân Wéled se rendait avec son père à une réunion, la plupart des témoins s’imaginaient que les deux étaient frères. D’ailleurs, au moment de son mariage, Djélâl-ed-dîn n’avait que dix-huit ans ; et continuellement Sulṭân Wéled, dans toutes les séances où il assistait, s’asseyait à côté de son père. Il était son plus proche et son plus cher confident et il pensa un moment à l’égaler ou même à le surpasser, mais il finit par se rendre à l’évidence que la vertu, le savoir, le talent ne pouvaient être conférés par hérédité. Voici dans quelles circonstances il en vint à cette conclusion. On raconte**** qu’après avoir terminé ses études en Syrie, il arriva dans la ville d’Alep ; il satisfit tous les savants dans toutes les questions qu’ils lui posèrent, sans que personne pût trouver à redire dans ses réponses. Revenu à Konya, en Asie Mineure, les gens de mérite de la ville se réunirent dans le collège de son père. Celui-ci demanda à son fils, en guise de présent rapporté du voyage, de traiter quelques questions subtiles, et Sulṭân Wéled, ayant préparé quelques pensées délicates, les récita d’un bout à l’autre, s’imaginant qu’au plaisir qu’il aurait à les entendre, son père en resterait bouche bée ; car Sulṭân Wéled se croyait sans égal dans ces sujets. Mais immédiatement, son père reprit exactement tout ce que Sulṭân Wéled avait dit, et l’expliqua de telle manière que tous en furent ébahis. Citant ces pensées par cœur, il y ajouta tant de preuves et de restrictions nouvelles, qu’on ne pourrait les énumérer ; il y mêla des discours ésotériques et poussa des cris. Sulṭân Wéled déchira ses vêtements et tomba à ses pieds. Tous les témoins, stupéfaits, applaudirent et restèrent étonnés de cette intelligence supérieure de Djélâl-ed-dîn. À compter de ce jour et pendant soixante-dix ans, Sulṭân Wéled pérennisa l’influence de son père ; il remplit le territoire de l’Asie Mineure de ses disciples et vulgarisa ses paroles dans des œuvres plates, honnêtes, simples, à la portée de tout le monde.

* En persan « ابتدانامه ». Parfois transcrit « Ibtida-name », « Ibtidā’-nāma » ou « Ebtedā-nāma ». Également connu sous le titre de « Valad-nâmeh » (« ولدنامه ») et de « Mathnawî-e-Valadî » (« مثنوی ولدی »). Haut

** En persan سلطان ولد. Parfois transcrit Sultan Veled, Solṭān Walad ou Sultân Valad. Haut

Sulṭân Wéled, « Maître et Disciple, “Kitâb al-Ma’ârif” »

éd. Sindbad, coll. La Bibliothèque persane, Paris

éd. Sindbad, coll. La Bibliothèque persane, Paris

Il s’agit du « Ma’ârif »* (« Maître et Disciple », ou littéralement « Les Connaissances mystiques ») de Sulṭân Wéled**, fils aîné de Djélâl-ed-dîn Roûmî et véritable fondateur de l’ordre des « derviches tourneurs » (XIII-XIVe siècle apr. J.-C.). On raconte*** que quand Sulṭân Wéled se rendait avec son père à une réunion, la plupart des témoins s’imaginaient que les deux étaient frères. D’ailleurs, au moment de son mariage, Djélâl-ed-dîn n’avait que dix-huit ans ; et continuellement Sulṭân Wéled, dans toutes les séances où il assistait, s’asseyait à côté de son père. Il était son plus proche et son plus cher confident et il pensa un moment à l’égaler ou même à le surpasser, mais il finit par se rendre à l’évidence que la vertu, le savoir, le talent ne pouvaient être conférés par hérédité. Voici dans quelles circonstances il en vint à cette conclusion. On raconte**** qu’après avoir terminé ses études en Syrie, il arriva dans la ville d’Alep ; il satisfit tous les savants dans toutes les questions qu’ils lui posèrent, sans que personne pût trouver à redire dans ses réponses. Revenu à Konya, en Asie Mineure, les gens de mérite de la ville se réunirent dans le collège de son père. Celui-ci demanda à son fils, en guise de présent rapporté du voyage, de traiter quelques questions subtiles, et Sulṭân Wéled, ayant préparé quelques pensées délicates, les récita d’un bout à l’autre, s’imaginant qu’au plaisir qu’il aurait à les entendre, son père en resterait bouche bée ; car Sulṭân Wéled se croyait sans égal dans ces sujets. Mais immédiatement, son père reprit exactement tout ce que Sulṭân Wéled avait dit, et l’expliqua de telle manière que tous en furent ébahis. Citant ces pensées par cœur, il y ajouta tant de preuves et de restrictions nouvelles, qu’on ne pourrait les énumérer ; il y mêla des discours ésotériques et poussa des cris. Sulṭân Wéled déchira ses vêtements et tomba à ses pieds. Tous les témoins, stupéfaits, applaudirent et restèrent étonnés de cette intelligence supérieure de Djélâl-ed-dîn. À compter de ce jour et pendant soixante-dix ans, Sulṭân Wéled pérennisa l’influence de son père ; il remplit le territoire de l’Asie Mineure de ses disciples et vulgarisa ses paroles dans des œuvres plates, honnêtes, simples, à la portée de tout le monde.

* En persan « معارف ». Parfois transcrit « Ma‘āref ». Haut

** En persan سلطان ولد. Parfois transcrit Sultan Veled, Solṭān Walad ou Sultân Valad. Haut

Roûmî, « Rubâi’yât »

éd. A. Michel, coll. Spiritualités vivantes-Soufisme, Paris

éd. A. Michel, coll. Spiritualités vivantes-Soufisme, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle des « Quatrains » (« Rubayat »*) de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « رباعیات ». Parfois transcrit « Rubaiat », « Robāïates », « Roubâ’yât », « Robaiyat », « Roba’yat », « Roubayyat », « Robáijját », « Roubaïyat » ou « Rubâi’yât ». Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut

Roûmî, « Lettres »

éd. J. Renard, Paris

éd. J. Renard, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle des « Lettres » (« Maktûbât »*) de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « مکتوبات ». Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut

Roûmî, « Le Livre de Chams de Tabriz : cent poèmes »

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

éd. Gallimard, coll. Connaissance de l’Orient, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle du « Diwân-e-Shams »* de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « دیوان شمس ». Parfois transcrit « Divan-i Shams », « Dîvân-ı Şems » ou « Divân-ê Chams ». Également connu sous le titre de « Diwân kabir » (« دیوان کبیر ») et de « Kûlliyât-e-Shams » (« کلیات شمس »). Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut

Roûmî, « Soleil du réel : poèmes de l’amour mystique »

éd. Imprimerie nationale, coll. La Salamandre, Paris

éd. Imprimerie nationale, coll. La Salamandre, Paris

Il s’agit d’une traduction partielle du « Diwân-e-Shams »* de Djélâl-ed-dîn Roûmî**, poète mystique d’expression persane, qui n’est pas seulement l’inspirateur d’une confrérie, celle des « derviches tourneurs », mais le directeur spirituel de tout le XIIIe siècle. « Un si grand poète, aimable, harmonieux, étincelant, exalté ; un esprit d’où émanent des parfums, des lumières, des musiques, un peu d’extravagance, et qui, rien que de la manière dont sa strophe prend le départ et s’élève au ciel, a déjà transporté son lecteur », dit M. Maurice Barrès***. Réfugié à Konya**** en Anatolie (Roûm), Djélâl-ed-dîn trouva dans cette ville habitée de Grecs, de Turcs, d’Arméniens, de Juifs et de Francs un peuple adonné à la poésie, à la musique, aux danses, et il employa cette poésie, cette musique, ces danses pour lui faire connaître Dieu. Son action immense en Orient jeta, pour ainsi dire, des racines si profondes dans toutes les âmes que, même jusqu’aujourd’hui, les fruits et les fleurs de ses enseignements n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur parfum ; il se survit dans ses disciples et ses successeurs qui, depuis plus de sept siècles, répètent ses plus beaux délires autour de son tombeau en l’appelant « notre Maître » (Mawlânâ*****). La beauté et l’esprit tolérant de ses œuvres ont surpris les orientalistes occidentaux, et tourné la tête aux plus sobres parmi eux. « Tous les cœurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière », dit-il avec raison

* En persan « دیوان شمس ». Parfois transcrit « Divan-i Shams », « Dîvân-ı Şems » ou « Divân-ê Chams ». Également connu sous le titre de « Diwân kabir » (« دیوان کبیر ») et de « Kûlliyât-e-Shams » (« کلیات شمس »). Haut

** En persan جلال‌الدین رومی. Parfois transcrit Jelālu-’d-Dīn er-Rūmī, Jellaluddin Rumi, Jelaluddin Rumi, Jalal-ud-Din Rumi, Jallaluddin Rumi, Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Dželaluddin Rumi, Dschalal ad-din Rumi, Calaladdīn Rūmī, Jalâl ad dîn Roûmî, Yalal ad-din Rumí, Galal al-din Rumi, Djalâl-od-dîn Rûmî, Jalâloddîn Rûmî, Djélaliddin-Roumi, Jalel Iddine Roumi, Dschelâl-ed-dîn Rumi, Celaledin Rumi, Celaleddin-i Rumi, Jelaleddin Rumi, Djelalettine Roumî, Djélalledin-i-Roumi ou Djellal-ed-Dine Roumi. Haut

*** « Une Enquête aux pays du Levant. Tome II », p. 74. Haut

**** On rencontre aussi les graphies Cogni, Cogne, Conia, Konia et Konié. C’est l’ancienne Iconium. Haut

***** En persan مولانا. Parfois transcrit Maulana, Mowlânâ, Mevlana ou Mewlânâ. Haut